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AMMD : C’est la rentrée !

Newsletter du 2 septembre 2014 Voir la version en ligne.
AMMD - Freak & Free Arts Coo[r]p

News #8 – Rentrée des claques et souscriptions en chaînes !

DRIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIING !

C’est la rentrée, et nous revoilà dans ta boîte mail, chargés des plus fraîches nouvelles de ton Amicale favorite.

Je sais pas toi, mais pour nous l’été était bien chargé, une mini-tournée Sebkha-Chott en Allemagne 1, une résidence des Barons Freaks chez les Anges Heureux 2 (des vidéos, bientôt), une session de studio pour Stone From The Sky, j’en passe et des meilleures…

Venons-en au fait ! Tu le sais sans doute, l’AMMD privilégie les circuits courts, que ce soit pour manger, pour tourner ou pour produire des disques. Hors, en ce moment même, deux nouveaux albums sont sur le point de voir le jour et ne manqueront bientôt que d’une chose pour être dotés de supports physiques : ta participation.

Tout cela sera bien sûr sous Licence Art Libre et sortira le 1er novembre 2014 3.

SEC – Que chaque jour soit dimanche

32 minutes de pur LeRock enregistré en caravane chez Tous Ces Chaps 4 et édité sur vinyle et cd, du lourd. Si tu aimes les duos basse-batterie, le math-rock et les chocolatines, si tu es prêt à faire le saut quantique de ta vie, alors n’hésite pas une seule seconde, soutiens-les !

Teaser / Souscritption

Soft Rains & Stone From The Sky – Æmeth

45 minutes pour t’immerger dans un flot de textures ambient, stoner et post-rock du plus bel effet, voilà ce qu’ils te proposent. Eux sont moins calés en maths en revanche : ils ont trouvé le moyen de finir à quatre en studio en rassemblant un duo et un trio, va savoir. La pochette est presque achevée, le mastering va bientôt commencer, la terre tremble…

Teaser / Souscritption

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Pendant ce temps là, on ne va pas s’arrêter de vivre non plus, d’ailleurs, tiens, voilà que notre chef cuisinier Yasser A Rafaäl nous a honoré d’une nouvelle recette végétalienne de son cru ! De quoi patienter jusqu’au 1er novembre, non ? 5

Notes

 1 Sauras-tu les reconnaître ? http://doomedsouls.de/wordpress/?p=177
 3 Sortie physique & digitale (téléchargement gratuit en haute qualité)

L’ammd en septembre

groolot – PlébisciteSamedi 6 septembre 2014 à 14h30minMPT Montplaisir 49000 Angers
Barons Freaks @ Beaux Dimanches – Domaine de GasseauDimanche 21 septembre 2014 à 09h56minDomaine de Gasseau // Saint Léonard des Bois (72)
Barons Freaks @ Rentrée Culturelle Université du MaineLundi 22 septembre 2014 à 12h00minLe Mans (72)
groolot en vrai – version laboratoireVendredi 26 septembre 2014 à 21h00minCarré Plantagenêt Musée Archéologique Le Mans

Cultures Libres ?

Voici quelques citations pour faire réfléchir au sujet du lien entre logiciels libres et cultures.

Pourquoi ce contrôle est-il important ? Parce qu’avoir la liberté signifie avoir la maîtrise de sa propre vie. Si vous utilisez un programme pour mener à bien des tâches affectant votre vie, votre liberté dépend du contrôle que vous avez sur ce programme.
Vous méritez d’avoir un contrôle sur les programmes que vous utilisez, d’autant plus quand vous les utilisez pour quelque chose d’important pour vous.
Richard Stallman,

« Le logiciel libre est encore plus essentiel maintenant »

Quelles sont les règles susceptibles d’assurer une diffusion maximale des articles et connaissances scientifiques sur le web ?
Il faut que les articles soient diffusés sous des formats non privateurs, en accès libre pour tous. Et chacun doit avoir le droit de placer les articles sur un site « miroir », c’est-à-dire de les republier intégralement en indiquant correctement la source.
Richard Stallman,

« La science doit mettre le droit d’auteur de côté »

Plus globalement, à partir du moment où l’ensemble de nos activités sont informatisées, il y a beaucoup plus d’informations sur nous et elles ne peuvent jamais dans leur totalité être effacées, rendues anonymes ou inutilisables – que les logiciels soient
libres ou pas.
Matthieu Amiech, Aurélien Berlan et Nicolas Eyguesier,

« Misère de notre addiction numérique », Le Monde, 03.01.2014 

Nous avons tous, entre les mains, les moyens de participer à changer les choses, à peser sur le débat et les politiques
publiques. Pour certains d’entre nous, nous avons même accès à des informations, tenues secrètes, qui prouvent que les gouvernements et les entreprises agissent parfois de façon contraires aux principes démocratiques et à l’intérêt général. Comme Winston dans 1984, nous avons le devoir d’user de notre sens de la justice pour aider à faire éclater la vérité. C’est pour cela que Julian Assange, Bradley Manning et Edward Snowden doivent être reconnus et protégés et servir d’inspiration aux citoyens aux quatre coins du monde.
Jérémie Zimmermann,

« Pourquoi stocker toutes nos vies sur des serveurs aux Etats-Unis ? », Le Monde, 12.06.2013 

Chaque système de DRM implémenté jusqu’à aujourd’hui a été piraté d’une façon ou d’une autre. C’est vraiment une mauvaise blague pour l’utilisateur moyen : les DRM les bride dans leur vie numérique. Les autres, plus calés, contourneront les règles et pourront imprimer tous les objets brevetés qu’ils voudront. Les DRM ne résoudront véritablement aucun problème. Ils ne le font jamais. Mais ce sera peut-être un élément inévitable de l’avenir de l’impression 3D.
Ryan Whitwan

16 octobre 2012 – ExtremeTech.comTraduction : Kurze, Dryt, Gatitac, goofy, Sylvain, Kiwileaks, Framablog

Les AMAP proposent tout simplement une autre façon de faire ses courses alimentaires. À l’image de l’émergence de GNU/
Linux et des logiciels libres face à Windows et aux logiciels privateurs, les AMAP se composent d’hommes et de femmes qui ont décidé de s’organiser pour ne plus subir un système jugé déloyal, représenté par les coopératives agricoles et la grande-
distribution, qui imposent aux paysans une agriculture intensive et polluante, tout en achetant à des prix irresponsablement bas
des denrées que le consommateur paye au prix fort.
Siltaar,

« Les AMAP : c’est quoi ? c’est bien ! », 20/08/2010

« Les voyageurs qui ont le goût de l’aventure utilisent le Web pour créer une économie internationale du don d’hospitalité. »
David Bollier

10 juin 2010 – OnTheCommonsTraduction Framalang : Kootox, Goofy, Siltaar et Martin, Framablog

« En prenant une position claire en faveur des logiciels libres, des licences libres et des modes de production et de diffusion des
produits de l’esprit qu’elles organisent, les communautés du libre et les entreprises d’économie sociale s’engagent dans un
combat plus vaste que le seul domaine informatique : celui de la reconquête des biens communs. Ce combat est crucial pour
l’avenir nos sociétés. »
Bastien Sibille,

« Économie Sociale et Logiciels Libres : Le temps de l’alliance ? », 01/12/2019

« … Mais ce serait l’une des plus grandes opportunités manquées de notre époque si le logiciel libre ne libérait rien d’autre que
du code »
Sous-titre du Framablog,

musée-branly

Dis, c’est quoi la culture ? (tome 1)

Congrès de Mexico de 1982 de l’UNESCO sur les politiques culturelles

Dans son sens le plus large, la culture peut aujourd’hui être considérée comme l’ensemble des traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et affectifs, qui caractérisent une société ou un groupe social. Elle englobe, outre les arts et les lettres, les modes de vie, les droits fondamentaux de l’être humain, les systèmes de valeurs, les traditions et les croyances.
Cette culture donne à l’Homme la capacité de réflexion sur lui-même. C’est elle qui fait de nous des êtres spécifiquement humains, rationnels, critiques et éthiquement engagés. C’est par elle que nous discernons des valeurs et effectuons des choix. C’est par elle que l’Homme s’exprime, prend conscience de lui-même, se reconnait comme un projet inachevé, remet en question ses propres réalisations, recherche inlassablement de nouvelles significations et crée des œuvres qui le transcendent.

Ce n’est pas une définition arrêtée, certains diront que le mot culture est un terme éminemment polysémique et qu’il est, par là, difficile de rendre compte d’un concept précis, mais nous prendrons cette idée comme point de départ de notre réflexion car elle est large et qu’elle permet de rendre compte de tous les enjeux auxquels Musique Libre ou plus largement, les citoyens, sont confrontés.

Historique : Un ministère de la Culture ?

Avant 1945, les deux seuls pays qui avaient des ministères de la Culture étaient l’Allemagne et l’Italie, c’était les années 30 et 40, dans des pays où l’éducation des masses aux thèses des partis en place était l’objectif prioritaire de ces ministères. La fameuse propagande dont certains graphistes sont très friands.1315476-Propagande_fasciste_mai_1929

Depuis la Seconde Guerre Mondiale, nous avons appris qu’on pouvait être un bourreau nazi sanguinaire et être un excellent pianiste ou fan de Wagner, la culture ne vous immunise pas de la « barbarie », elle peut même être une arme résolument efficace et méthodique. À la suite de la Seconde Guerre Mondiale, en France, un certain André Malraux décida de créer un Ministère de la Culture (dénommé en 1959 Ministère des Affaires Culturelles)  et d’en faire, non pas un outil de propagande, mais un outil de communication et de promotion culturelle. Les maisons de la culture se multiplient sur les modèles des maison du théâtre imaginées par Jean Vilar. Elles deviendront les DRAC, Direction Régionales des Affaires Culturelles et signeront la fameuse « décentralisation culturelle ».

Depuis, le ministère s’est renommé en 1997, « Ministère de la culture et de la communication ». La culture est ainsi perçue, en France, comme un outil important de la renommée patrimoniale du pays. Elle permet d’attirer touristes et entreprises et de faire de la France un des premiers pays touristique au monde.

Les années 1970 ont développé l’idée du « développement culturel ». Pour répondre à mai 68 et aux idées qui en découlent (démocratie plus directe…), des centres d’action culturelle (CAC) sont nés. Ils travaillent sur de l’animation autour des œuvres patrimoniales. En 1981, quand la gauche arrive au pouvoir, une volonté d’élargir le champ culturel émerge. En lien avec les idées de 1936 et de Jean Zay (qui voulait dès cette époque travailler à un ministère de la Vie Culturelle qui engloberait Éducation Nationale, Éducation Populaire et Expression Nationale), les pratiques amateurs vont être développées, exit, donc, les notions d’art majeur et art mineur.

Ainsi le décret du 10 mai 1982, relatif à l’organisation du ministère précise : « Le ministère chargé de la Culture a pour mission : de permettre à tous les Français de cultiver leur capacité d’inventer et de créer, d’exprimer librement leurs talents et de recevoir la formation artistique de leur choix ; de préserver le patrimoine culturel national, régional ou des divers groupes sociaux pour le profit commun de la collectivité tout entière ; de favoriser la création des œuvres de l’art et de l’esprit et de leur donner la plus vaste audience ; de contribuer au rayonnement de la culture et de l’art français dans le libre dialogue des cultures du monde ».

Jack Lang associe également art et apprentissage, en opposition à l’esprit malrucien. Outre un ministère l’Éducation nationale et de la Culture, qu’il a mené pendant moins d’un an, sous le gouvernement Pierre Bérégovoy, c’est aussi l’époque du développement de l’enseignement du théâtre et du projet Collège au cinéma. Catherine Trautmann ensuite travailla sur l’éducation à l’art et la médiation culturelle.

Source : Wikipédia

Mais si la question de la place de la culture dans l’espace public est mieux traitée, celle de sa diffusion est liée aux industries culturelles naissantes en France. Après la fin de l’ORTF, viennent au monde les conglomérats télévisuels privés (Canal +, TFI, LaCinq, puis M6), puis ensuite les radios « libres », dont certaines sont devenues des empires de vente de publicité massifs (NRJ, Skyrock, RMC, RTL, Europe1…). C’est dans ce contexte que le Ministère de la Culture a évolué, et c’est ce contexte qui permet de comprendre toute la fissure entre les publics et ce Ministère quand il a fallu parler de diffusion et de téléchargement à l’heure d’internet.

Ceux qui, aux yeux du Ministère, permettaient la « démocratisation culturelle », car ils toucheraient des publics jusqu’ici éloignés des théâtres et de la vie culturelle parisienne, se retrouvaient en grande difficulté face à un phénomène nouveau, la « disponibilité culturelle » sur internet, et à ceci, les arsenal législatifs employés (LCEN, DADVSI, LOPSSI) n’ont eu qu’un effet dissuasif marginal. Il a fallu la concurrence du « piratage » par des offres légales et peu chères (le streaming) pour que nous puissions voir des modifications de comportements, la HADOPI ne servant qu’à rappeler à l’ordre les brebis égarées de la nouvelle technologie.

Cette première partie s’est concentrée sur la perception de la culture par les pouvoirs publics. Ce qu’ils financent et aident en priorité (le patrimoine, l’éducation culturelle, les industries de la communication) montre un point de vue sur le terme « culture ». Celui-ci est toujours teinté de vision pyramidale de la culture, entre les savants et les ignorants, avec des intermédiaires qui permettent l’éducation des uns pour les autres. Je dirai que cela montre aussi une méconnaissance abyssale des processus de création et d’identité culturelle des populations, une arrogance telle qu’elle ne permet pas aux populations de s’emparer de nouvelles formes, mais qu’elle les enferme dans des carcans culturels, décidés et labellisés en haut-lieu, et aidés en ce sens.

Dans ma deuxième tome, je vous parlerai de processus de création et d’identité culturelle et surtout en quoi les politiques culturelles aujourd’hui ne permettent de travailler ces questions qu’à la marge, avec quelques exemples concrets.

fast tracker 2

Les Trackers

À l’origine des tracker était une constatation, celle que les mémoires des machines étaient faibles et qu’elles ne pouvaient modifier à la volée les sons. un peu comme le principe du MIDI, nous avons donc dans chaque « module », les sons en brut, puis les instructions pour les jouer. C’est cette particularité qui permet à des musiques faites sous tracker de ne pas prendre beaucoup de place (on utilise alors beaucoup de formes d’ondes de quelques ms). Puisque tout est lisible et visible, les sons comme les instructions pour les jouer, on a là les prémices de ce qu’on pourrait appeler « faire de la musique open source », car toutes les sources sont ici disponibles, exploitables et exportables…

Un module est un fichier informatique destiné à du contenu audio numérique contenant à la fois une partition de musique pour plusieurs instruments, ainsi que deséchantillons des notes des instruments en question. Un logiciel lecteur de modules effectue donc la synthèse de la musique à partir de ces deux données.

Les modules différent aussi bien des fichiers sons qui reposent sur un échantillonnage du signal audio pendant toute la durée de l’interprétation d’un morceau (comme WAVEMP3OGG ou AAC), que des fichiers MIDI ou des Chiptunes qui ne contiennent qu’une partition. Contrairement aux fichiers sons, et comme dans le cas des fichiers MIDI, la musique issue d’un module est synthétisée au moment de la lecture à partir d’échantillons de notes, ce qui assure une grande compacité au format. Cependant, dans le système MIDI ces échantillons de notes se trouvent sur le système de lecture : l’interprétation est donc différente selon le système. Le système des chiptunes est analogue au système MIDI, à ceci près que la synthèse de la musique n’utilise pas d’échantillons de notes mais un circuit générateur de son, donc dépendant lui aussi du matériel utilisé. Au contraire, les modules intègrent les échantillons voulus dans le fichier lui-même, ce qui garantit une synthèse identique quel que soit le lecteur.

Les logiciels qui permettent de composer de la musique sous forme de modules sont appelés trackers ou sound trackers.

Source : Article Wikipédia sur les modules.

Ce sont ces « trackers » qui ont fait les belles années des Atari et Amiga restent encore populaires dans les milieux underground musicaux. Musique 8 Bits, de jeux vidéos, styles électro… tous ces styles s’écoutent encore sur la web-radio Nectarine.

Il existe une pléthore de sites de modules, parmi les plus célèbres, The Mod Archive, Nectarine, Scene.org

Sous Linux pour créer des modules, vous avez :

Radium

Un tracker dans le plus pur style.  Radium est un logiciel dans la plus pure tradition des tracker, tout en ajoutant une dose de modernité qui en fait une solution complète.

Radium

Renoise

Un des logiciels les plus connus aujourd’hui en matière de tracker. Puissant, moderne (prise en charge des VST), il est adopté par pas mal de gens.

Renoise

D’autres logiciels ici.

 

À vous jouer !

Migration

Ces prochains jours nous allons migrer notre infrastructure vers une autre solution, hébergée par Aquilenet, FAI associatif. Il y aura certainement dans les heures qui viennent des soucis quant à l’accès du site, au forum… Vous pourrez toujours nous contacter et avoir des nouvelles en réel sur l’IRC (chat en ligne) de l’association.

Cette migration s’inscrit dans notre volonté de réduire nos coûts d’infrastructure (par 10) afin de mieux répondre aux réalités de notre association, telles que définies dans notre dernier rapport d’Assemblée Générale Extraordinaire.

migration