Tous les articles par aisyk

Aisyk est un auteur-compositeur-interprète, graphiste, illustrateur sonore. Ses travaux se concentrent sur la perception des sens, la création d'ambiances, d'atmosphères originales, oniriques ou fantastiques.

Nouvelle année, nouvelles résolutions ?

L’année dernière, nous avions pris de bonnes résolutions. La sortie de la V3, des projets comme s’il en pleuvait… Cette année, les projets sont toujours là, mais compte tenue de la difficulté que nous avons eu à sortir la V3, beaucoup de choses sont restées en suspens. Le site évolue et nous écoutons les personnes qui souhaitent bien investir un peu de leur temps et de leurs dons pour soutenir le site. Ainsi en cette année 2014 qui commence vous avez accès d’ors et déjà à une nouvelle interface, plus graphique, plus claire, prémices de nombreux autres changements. Le forum va aussi être remanié.

Et cerise sur le gâteau, toutes les archives du site ancien (V2.5) sont de nouveau disponibles !

http://www.musique-libre.org/dogma/

Avec un classement par pays, nom, et date d’inscription, des filtres à droite afin de mieux trouver ce que vous cherchez… nous espérons que cette partie du site, une photographie d’archive de toute l’activité musicale de Dogmazic de 2004 à 2012, vous permettra de retrouver les groupes que vous souhaitiez retrouver. NB : le player n’est pas fonctionnel avec cette partie du site, mais tous les morceaux sont téléchargeables.

Bonne année, bonne santé et faisons progresser les cultures libres ensemble !

Dub Tentacles Vol.5

After a previous compilation (Dub Tentacles Vol.4) quite dubstep , back to the roots with this fifth component.

                   

Artist : Various Artists
Album Name : Dub Tentacles Vol.5
Cat : FPR070
Date of release : 08.11.13
Style : Dub

Masterised by TSUNAMI WAZAHARI
Cover by DDZ ECOALAIZE

1 – Burnett Town Sound – What Didn’t // SOUNDCLOUD
2 – Du3normal – Dirt // SOUNDCLOUD
3 – Unidub Estacion Feat. Dan-I – Inna Dubplate Styla // SOUNDCLOUD
4 – Serious Dub – Boomstep // SOUNDCLOUD
5 – Submarine FM – McEddie’s House // SOUNDCLOUD
6 – Dub Grammer – Valiant Thor // REVERBNATION
7 – Sista Aude Meets MatDTSound & Woody Vibes – Love Jah // SOUNDCLOUD
8 – Awen – Pyramid // SOUNDCLOUD
9 – Radadub – Muzically Fire // SOUNDCLOUD
10 – Dub Sounder – Amsterdamned dub // FACEBOOK
11 – Fresh Poulp Souk System feat. Awen – Humanity // SOUNDCLOUD

All track are licensed to the public under CREATIVES COMMONS LICENCE BY-NC-SA

22 novembre : Assemblée Générale de l’association Musique Libre !

Et oui, parce que ces événements sont incontournables dans la vie associative, nous faisons notre Assemblée Générale annuelle le 22 novembre à la Maison Pour Tous des Rancy à Lyon à partir de 19h.

L’Assemblée Générale d’une association est l’occasion de venir parler en vrai avec les membres de l’association, de prendre part aux décisions concernant les orientations de l’association, de donner votre avis.

Attention ! Pour avoir le droit de vote à notre AG, vous devez être adhérents. L’adhésion est à 10€. Pour ce faire quelques solutions s’offrent à vous :

  • Don par Paypal (grâce au bandeau en haut « Soutenir »)
  • Chèque : adressé à l’Association Musique Libre 3, rue Burdeau 69001 Lyon

Je rappelle le rendez-vous :

Quand ?

Le vendredi 22 novembre à 19h

Où ?
À Lyon, à la Maison Pour Tous des Rancy (10 minutes de la gare Part Dieu) 249 Rue Vendôme, 69003 Lyon

Comment ?

Avec une adhésion !

Si vous ne pouvez pas vous y rendre, mais que vous êtes adhérents, vous pouvez aussi venir sur le tchat IRC pendant l’AG : irc.freenode.net, salon #dogmazic

Nous essaierons aussi de mettre en place une connexion internet avec un serveur vocal afin que tout le monde puisse participer de vive voix à l’AG.

Merci de votre venue !!!

L’équipe de l’Association Musique Libre !

Aide sur Dogmazic V3

La version 3 du site Dogmazic.net est en phase finale « alpha », ce qui veut dire qu’elle est ouverte aux personnes désirant nous aider à débugger l’interface, relever les bugs, et tenter, collectivement, de les corriger. Voici un petit mémo pour nous y aider.

V3

Pour nous aider à communiquer sur les bugs de la V3 Alpha :
https://github.com/MusiqueLibre/DogmaGoblin/issues?state=open
(Créez un compte sur github afin d’être aussi informé des réponses aux bug que vous avez signalé, attention aux doublons ! Faites une recherche dans les bug existants avant de poster sur un bug que vous rencontrez !)
Pour accéder à l’Alpha du site :
http://www.dogmazic.net/alpha
Il vous faudra vous recréer un pseudo / mot de passe pour pouvoir créer un groupe et y déposer des morceaux.

Site de développement de Dogmazic V3 :

http://musique-libre.org/dev/

Forum, blog…

Pour les bugs sur le forum, pages de l’association (doc, blog, asso) :

Merci pour le temps que vous y consacrerez, la version 3 du site n’en sera que plus réactive à vos demandes et souhaits !

L’Équipe de Dogmazic.net

Villes en Biens Communs

L’association Musique Libre participe à un mois de festival pour explorer, créer et faire connaître les biens communs dans tout le monde francophone.

Plus de 200 événements sont organisés à partir du 7 octobre et durant tout le mois d’octobre dans une quarantaine de villes francophones à travers le monde pour explorer et faire connaître toute la diversité des biens communs.

Pendant ce « Mois des Communs », à Brest, Lyon, Montréal, Ouagadougou, Paris, Rennes, Lausanne, Bamako…, des visites, conférences, ateliers pratiques, et initiations en tous genres permettront aux citoyens de tous les âges de découvrir des initiatives pour créer, gérer et partager des ressources collectives.

L’Association Musique Libre participera à cet événement le 18 octobre en organisant un débat à la MIETE (92, rue des Charmettes 69006 Lyon) à 19h30, autour du film « Good Copy Bad Copy« .

Ce documentaire sorti en 2007 montre les enjeux du copyright et de la propriété intellectuelle. Un documentaire magistral pour notre réflexion sur le droit d’auteur et les enjeux qui l’accompagnent. Sept ans après la sortie du documentaire, où en est la question des droits d’auteur? Comment la situation a-t-elle évoluée?

           Entrée libre

Tout le programme complet de l’événement :

-> http://villes.bienscommuns.org/

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Les biens communs sont des ressources créées, gérées et partagées collectivement par une communauté de citoyens : zones urbaines transformées en jardins partagés, informations ajoutées dans l’encyclopédie Wikipédia, cartographies OpenStreet Map nourries par les utilisateurs, savoirs traditionnels, logiciels libres, science ouverte, publications en libre accès, pédibus scolaires, fours à pains mutualisés, systèmes d’irrigation agricole partagés, semences libres, contenus éducatifs ouverts, échanges de savoirs, justice participative, données ouvertes collectées par les personnes…

Quelles que soient leur échelle – de l’immeuble à la planète –, les approches par les biens communs apportent des réponses inédites et robustes, là où la puissance publique et le marché sont souvent absents ou inefficaces. Les événements de « Villes en Biens communs » cherchent à donner une visibilité à ces innovations sociales et citoyennes. Les communs ouvrent de nouvelles voies pour répondre aux différentes crises que traversent nos sociétés (écologique, économique, sociale…).

Nous en profitons pour remercier tout particulièrement l’association Vecam sans qui rien n’aurait pu se faire.

Témoignages

Parce que notre site est en pleine effervescence, et que, souvent, dans ces moments là, tout se passe en sous-terrain, voici quelques lectures estivales à méditer. La documentation de Dogmazic est en pleine migration vers le nouveau site, et on trouve par-ci par-là, quelques pépites, en voici quelques unes…

Ce sont des témoignages d’artistes qui ont fait le choix de venir sur Dogmazic pour y déposer leurs œuvres, mais surtout qui ont fait le choix de ne pas ou plus être à la Sacem afin de pouvoir publier eux même sous licences libres et ouvertes.

Bonne lectures !

Et bien, parlons-en !

Un artiste de variété peut-il être vraiment indépendant ?

Pour une diffusion légale et variée de la musique en ligne

Les invités

Pourquoi je ne suis pas à la Sacem

Comment j’ai libéré ma musique : l’histoire d’une conversion

Vers la musique libre – Bordeaux, février 2001

La philosophie de la musique libre

Une histoire de mots : culture libre et libre diffusion

On peut aussi rajouter à ces témoignages l’essai de Dana Hilliot, « De la dissémination de la musique » qui reprend quelques autres témoignages en fin de partie.

Compte-Rendu de l’AGE du 05/11/11

Bonjour à tous !
Il nous fallait un peu de temps afin que tout puisse se mettre en place, que les décisions prises soient dans leur majorité mises en pratique, mais maintenant tout reprend vie petit à petit !

Tout d’abord MERCI.
Merci à ceux qui nous suivent depuis tant d’années, merci aux nouveaux aussi, aux anciens de soutenir ce site : sans vous, cette association ne serait pas une plate-forme reconnue comme étant LE témoignage français de cette culture libre qui nous anime.

L’Assemblée Générale Extraordinaire du 05 novembre a permis à l’association de retrouver une énergie positive. Malgré les (trop) nombreux problèmes techniques qui entravent le bon fonctionnement du site (pannes de disques durs, cracking), l’association s’engage dans une nouvelle dynamique.
Je ne vais pas vous énumérer toutes les décisions qui ont été prises ici, le compte-rendu de l’AGE est disponible en lien ci-après, mais simplement en citer quelques unes des plus symboliques.
L’association change d’équipe au niveau de sa direction.

Le Conseil d’Administration est supprimé, au profit d’un Bureau élargi à 5 membres élus:

  • Président de l’association Musique Libre! : Aisyk ;
  • Vice-Président : Christophe E ;
  • Trésorier : Tumulte ;
  • Vice-Trésorier : ORL_AMMD ;
  • Secrétaire : DECAY ;

Auxquels s’ajoutent les 3 membres fondateurs :

  • Bituur;
  • Rico ;
  • mr_ersatz ;

L’association déménage ensuite sur Lyon. Bordelaise depuis sa création, la dynamique locale n’était plus suffisante pour continuer l’aventure.
Pour des raisons de gestion évidente, le président et le trésorier nouvellement élus habitant sur Lyon, le siège de l’association déménage au à l’adresse suivante:

Association Musique Libre!
3, rue Burdeau
69001 LYON

De plus des équipes opérationnelles ont été mises en place, elles sont au nombre de 11 et reprennent les envies des personnes ça et là, sur les forums de l’association de vouloir contribuer à la vie de l’association et du site dogmazic.net. N’hésitez pas à nous rejoindre si vous souhaitez vous investir ! Voici la liste des équipes :

  • Developpement / Web (projet : Dogmazic version 3) personne référente : ORL_AMMD
  • Administration Système (administration au quotidien du système) ORL_AMMD
  • Vie Associative (vie de l’association, réunions, billets sur le Dogmazine…) Aisyk
  • Communication Interne / Externe Aisyk / Equilibre
  • Modération (titres Sacem, remix non légaux…) Christophe E / Bituur
  • Playlistes (sélections, modérations…) Tumulte
  • Aide Juridique (aide en cas de pépin sur les licences) Christophe E / Aisyk
  • Organisation Spectacle Vivant (organisation d’événements autour des cultures libres) ORL_AMMD
  • Intervention / Action Politique (représentation de l’association, participation à des réflexions collectives) Aisyk
  • Merchandising (vente de produits destinés à financer les activités de l’association (clé usb, t-shirts, badges…) Equilibre

Comme vous pouvez le constater, beaucoup de pain sur la planche mais une évidente volonté de faire et d’agir.

Pour atteindre nos objectifs et pérenniser nos actions, pour financer l’infrastructure d’hébergement, nous avons besoin de vos dons (bandeau en haut « Soutenir »).
Nous vous invitons aussi à adhérer et faire adhérer pour que l’association puisse se développer avec vous et gagner en représentativité et en démocratie.

Musicalement et librement,

L’association Musique-Libre !

Vers une musique libre…

C’est possible, on y travaille, rejoignez-nous !
Publié le mardi 29 mai 2001, sur le site uZine.net
par Ether-Michel Pillequant

Sur le mode de la Gnu GPL, s’élabore la FMPL ou free music public license : Rico Da Halvarez, collaborateur et correspondant en France de Ram Samudralah et Ensor, parle.

Vers une musique libre…

Zikos et amateurs de musique, ce message vous concerne ! Le texte qui va suivre se propose de vous causer d’un projet qui risque fort de révolutionner le marché de la musique, en pleine crise d’identité. Mais avant d’entrer dans le vif du sujet, il me semble nécessaire de parler de GNU. GNU est ce qu’en France les médias ont coutume d’appeler Linux (il serait plus juste de dire GNU/Linux  [1]), c’est-à-dire, un système d’exploitation entièrement libre, des programmes informatiques libres eux aussi, fruit du travail souvent bénévole de nombreux programmeurs à travers le monde. GNU est régi par une licence très particulière, la GNU General Public License, qui garantit à tous :

-  La liberté d’exécuter le programme, pour tous les usages (liberté 0).
-  La liberté d’étudier le fonctionnement du programme, et de l’adapter à vos besoins (liberté 1).
-  La liberté de redistribuer des copies, donc d’aider son voisin (liberté 2).
-  La liberté d’améliorer le programme, et de publier vos améliorations pour en faire profiter toute la communauté (liberté 3).
 »

(extrait de la traduction de Karl Pradène d’un texte de Richard Stallman intitulé « Qu’est-ce qu’un logiciel libre ? »)

Il est à noter, comme le précise d’ailleurs M. Stallman dans le même texte, que libre ne veut pas dire gratuit. Il existe des logiciels gratuits qui ne sont pas libres (freeware) à côté de nombreux logiciels et systèmes d’exploitation qui sont non seulement libres mais aussi gratuits (parfois les utilisateurs payent pour leur copie d’un programme informatique libre, parfois, c’est gratuitement qu’ils l’obtiennent). Le logiciel libre constitue une révolution, il circule sans entrave dans un univers pourtant marqué par la recherche du profit : lorsque vous copiez un logiciel Microsoft, même gratuit, et que vous le refilez à un pote, cela s’appelle du piratage et c’est puni par la loi (le copyright n’autorise qu’une copie par personne, aucune modification du produit n’est tolérée).

Richard Stallman, fondateur du projet GNU a trouvé un procédé très astucieux pour diffuser les produits informatiques tout en les les protégeant : le copyleft, ou copyright inversé. Le copyleft donne le droit de faire autant de copies que l’on veut d’un logiciel libre ; la copie devient libre à son tour et acquiert automatiquement le même statut que l’original, etc. Le but d’une telle entreprise étant de permettre à un plus grand nombre d’utilisateurs d’accéder aux produits informatiques en invitant les programmeurs comme les utilisateurs à « partager », « aider son voisin ».

La GPL n’est pas qu’une incitation à la copie et à la modification des logiciels (accès au code source), elle est aussi garante du respect des auteurs de logiciels libres (avant de mettre un logiciel sous copyleft, M. Stallman suggère de le mettre d’abord sous copyright afin de protéger son/ses auteurs), ainsi qu’un appel à un esprit plus communautaire, moins mercantile. A titre d’exemple, une distribution GNU/Linux (il en existe un nombre croissant) coûte rarement plus de 300 FF dans le commerce  [2] et vous donne accès à des milliers de logiciels – dont celui que j’utilise pour rédiger cet article. La quasi totalité des éléments du système et des logiciels fournis étant libres et gratuits, vous ne payez en somme que le packaging ; vous pourrez ensuite en faire ce que vous voudrez.

Tout ce préambule était destiné à vous éclairer sur le contexte dans lequel s’élabore actuellement la Free Music Public License, héritière musicale en ligne directe de la GNU GPL.

Musicien depuis un certain temps, je me suis toujours demandé quel était le meilleur moyen pour diffuser la musique que je compose. Cela m’embêtait fort d’être obligé de passer par une liste toujours plus longue d’intermédiaires vampiriques, ou muets, et lorsque je me suis par hasard intéressé au projet GNU, ça a tout de suite fait tilt : « Pourquoi pas une licence du même type pour la musique ? ». J’eus la chance d’échanger quelques mots avec R. Stallman sur ce sujet lors de sa venue à Bordeaux l’été dernier, pour les rencontres mondiales du logiciel libre. Il m’indiqua l’e-mail d’un étudiant de l’Université de Berkeley, Ensor avec lequel je me mis tout de suite en contact. Ensor travaille actuellement avec l’aide d’un avocat, Me Lawrence Lessig à l’élaboration du texte de la Free Music Public Licence (FMPL), le texte est aussi en germination avancée chez Ram Samudrala, auteur de nombreux – et fort instructifs – articles sur la philosophie de la musique libre. Il existe déjà quelques sites web qui diffusent de la musique libre, de nombreux musiciens y proposent déjà leur musique (on trouvera en fin d’article les adresses de ces sites).

Lorsque son texte sera juridiquement validé, la FMPL donnera, comme son inspiratrice informatique le droit de copier et de modifier la musique. Elle protégera bien entendu les musiciens contre les entreprises malhonnêtes telles que l’appropriation « commerciale » de leur musique par un tiers qui n’y aurait apporté aucune modification, et/ou aurait arbitrairement apposé son propre copyright sans tenir compte du/des auteurs de celle-ci. Les clauses à respecter impérativement pour diffuser de la musique libre sont de joindre le texte de la licence à la musique (sous forme de fichier informatique présent dans le CD, ou le fichier MP3) et de préciser les nom et contact du/des contributeur(s) (de même, tout logiciel libre est accompagné de la GNU GPL).

Toute entreprise commerciale sera régie par les termes de la FMPL, celle-ci ayant pour but principal de créer une communauté de musiciens solidaires, de stimuler la créativité par l’échange de connaissances dans le respect et la courtoisie, de faire circuler et de protéger la musique en légalisant la reproduction (fini le procès Napster !), d’autoriser la modification (arrangements différents, samples, interprétation différente, remix, ajout de paroles, d’instrumentation différente, reprises, etc.) des œuvres musicales et de supprimer les intermédiaires entre le musicien et le public (vente directe, téléchargements ou CD, possibilité pour le public d’enregistrer les concerts, etc.).

Il y a donc une réponse légale au trafic de copies illicites de CD : la copie licite ou copyleft. Il y a aussi une réponse au tarif exorbitant des CD (moins cher que le vinyle, c’est ce qu’on nous disait dans les années 80, bilan, le CD est à 120FF, pour un coût réel de fabrication se situant largement en dessous de 10FF).

Les musiciens ne touchent que 4% du prix versé par le public pour leurs CD ; de plus, ce barème est variable (les musiciens « connus » reçoivent plus de 4%, les autres, moins de 4%). A l’inégalité des chances entre les musiciens provoquée par l’attitude cynique sans ambiguïté des « géants » du secteur, à l’oubli de tant d’œuvres musicales sous prétexte que celles-ci n’ont pas de potentiel commercial, il y a une réponse : cette réponse, c’est la FMPL. La FMPL sera sans doute terminée – au plan légal – courant 2001. N’hésitez pas à me contacter si vous souhaitez des précisions supplémentaires sur ce sujet épineux, ou si vous souhaitez soutenir notre action, ou encore, si vous avez de bonnes objections à apporter à ce projet qui ne manquera certainement d’en soulever de nombreuses et cruciales pour sa pérennisation.

Toute contribution est bien entendue la bienvenue. J’invite tous ceux que le sort des exclus (volontaires ou non) du show business (et ils sont aussi nombreux que talentueux) intéresse à participer au développement du site. Vous pourrez bientôt y télécharger la musique d’Exorciste de Style, de Loubia Dobb System (deux projets auxquels je travaille), et de tous ceux qui auront envie d’y proposer leur musique. Vous pourrez aussi vous y exprimer sur la question, si elle vous intéresse. Nous ne misons d’emblée que sur l’honnêteté du public, son sens des responsabilités vis-à-vis de la société de consommation, et son respect supposé des créations musicales. Le système actuel et le développement du MP3 a malheureusement enfanté une nouvelle race de consommateur : le consommateur-voleur. Celui-ci aura-t-il un peu plus de scrupules à s’approprier de la musique libre ? Finira-t-il par acheter ma musique, et celle de ceux qui comme moi se sont engouffrés dans cette brèche ? Il la paiera moins cher que celle qu’il ne voulait plus payer, c’est déjà un bon argument. Il saura ensuite qu’elle ne profite pas à un producteur véreux, mais à celui ou ceux qui l’ont fabriquée.

Musiciens : la recherche seule du profit affame la créativité ! Ne sommes-nous pas de plus en plus nombreux à avoir les moyens techniques de produire de la musique de qualité par nous-mêmes ? Alors pourquoi attendre qu’un gugus en costard infroissable bleu électrochoc daigne – peut-être un jour, rien n’est moins sûr d’ailleurs – nous autoriser à pénétrer dans son joli bureau pour y signer le contrat du-siècle-de-la-mort-qui-tue (« Un havane, Serge ? »). Nous pouvons nous passer de lui, n’est-ce pas, amigos ! Pour le moment, un paquet d’entre nous sont obligés de trimer à autre chose qu’à leurs compos pour gagner leur croûte. Musiciens, mélomanes, labels indépendants de France, de Navarre, d’Amérique ou du Lesotho, aidez-nous à libérer la musique de ce système inégal et verrouillé, qui engraisse les uns pour mieux dépouiller les autres : rejoignez le camp de la musique libre !

Wagdi, Eric Aouanes.

[1] Plus exactement, ce qu’on appelle une distribution Linux est en fait la combinaison du système d’exploitation Linux et d’une flopée d’utilitaires GNU conçus pour ce système (NDLR).

[2] Et beaucoup moins cher chez Ikarios, NDLR.

Ether-Michel Pillequant
Cet article a été publié dans le numéro de février 2001 de la Linha Imaginot dont je remercie les membres pour leur gentillesse ! Voir aussi :
-  musique-libre.com
-  vnatrc-bortch.org