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Edito de Linux MAO – Janvier 2010

Edito de Linux MAO – Janvier 2010

Tzim …. …. …. BOUM !

Au programme de ce mois-ci, beaucoup de nouveautés logicielles.

Et 2 nouvelles plus qu’importantes pour la MAO en logiciels libres :
* La version de FFADO 2.0 est arrivée !
* Le travail sur Ladish prend de l’ampleur, un article dédié sera disponible ces jours-ci sur LinuxMAO.

pour l’équipe de rédaction de l’édito mensuel,
Olivier

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Edito de Linux MAO – décembre 2009

Voici l’édito de linuxmao.org en version allégée.

Nouvelles versions logicielles :

Double sortie pour Jack : Jack1 version 0.118 et Jack2 version 1.9.4 :
* JACK 1.9.4 : Continuant la série JACK2. Fixatif d’un tas de bogues plus ou moins importants, spécialement pour OSX avec un meilleur support des périphériques CoreAudio.
* JACK 0.118.0 : Sortie très rapide à cause problème de compatibilité entre la version 0.117 et la version 1.9.4. Il est demandé de ne pas utiliser la version 0.117.
* JACK 0.117.0 : Amélioration de netjack et changement d’option de lignes de commande affectant les interfaces graphiques (comme(qjackctl). Et pleins d’autres choses encore !

Sortie de Tuxguitar, un éditeur de partition pour guitare (clone et support de GuitarPro) en version 1.2 du 1er novembre 2009.

Sortie de Guitarix, ampli et effets pour guitare électrique, en version 0.05.2-1 du 30 novembre 2009 et, juste 5 jours après, en version 0.05.3-1 le 4 décembre 2009 qui apporte des effets en plus.

Sortie de HybridReverb2, réverbération à convolution au format VST natifs sous licence GPL.

Sortie de l’éditeur de partition NtEd en version 1.9.4 du 12 Novembre 2009.

Sortie de Ardour version 2.8.4 du 13 Novembre 2009, la dernière avant la 3.0 ! Avec beaucoup de correction de bogues.

Sortie du séquenceur Jackbeat en version 0.7.3 du 25 novembre 2009 suivi de très près par la 0.7.4 du 30 novembre 2009 .

Des nouveaux logiciels :

BigBand ( http://members.chello.nl/w.boeke/bigband/index.html version 1-1 du 23 novembre 2009) est un programme pour composer de la musique réelle pour de réels musiciens.
BigBand devrait être facilement portable sur les différentes versions de Linux car il est construit en utilisant seulement les bibliothèques SDL pour le graphique et le son. Son développeur fabrique aussi Amuc.

Composite ( http://gabe.is-a-geek.org/composite/ ) est un nouveau projet qui prévoit d’être un séquenceur pour les performances live (séquencage, sampleur et looping). Un peu dans le genre du logiciel propriétaire Ableton Live. Il sera un hôte de greffons LV2 pour synthétiseurs et effets, et aura un sampleur intégré (qui sera probablement un greffon LV2 ). Pour l’instant, le projet est en train de faire son planning. Chaque personne intéressée est invitée à rejoindre la liste de diffusion et à partager ses opinions, spécialement ce qui a attrait à l’interface graphique et au workflow (les idées autour). Il est basé sur Hydrogen.

KMid2 est un lecteur MIDI/Karaoke pour KDE4.

Piano Booster, logiciel d’aide à l’arrangement, spécialisé pour piano.

Nouveaux logiciels sur LinuxMAO :

* Epichord séquenceur MIDI avec support Lash, dernier commit sur la version git : 22 septembre 2009,
* le greffon Autotalent de norme Ladspa : permet de détecter des fausses notes et de les corriger (version 0.1 du 1er juin 2009),
* Jack_tools : une collection de petits outils pour l’API Jack,
* BPM-counter : compteur de tempo en ligne de commande.

À voir :

* MidingSolo : reconnaissance de note (comme pour un solo par exemple) et transformation en Midi. Dernière version de 2005, à essayer …

Nostalgie :

* GMurf : un éditeur audio de 1999.
* GNoise : un éditeur audio de 2002.
* Legasynth : un synthétiseur logiciel de 2002.

Côté distribution :

* Le pro-overlay Gentoo relancé.
* Creox va certainement disparaitre d’UbuntuStudio car il n’est plus développé depuis 2003 et sera remplacé par Rakarrack.
* Musix DVD version 2.0 du 28 novembre 2009 : http://musix.org.ar/wiki/index.php/Musi … nce_french .
* Sortie de la nouvelle version de AVLinux, [http://www.bandshed.net/AVLinux.html|AVLinux] disponible en version i386.
* Une Slackware pour l’audio ? http://www.straightedgelinux.com/
* Fedora et ses dépôts musicaux CCRMA passent en version 12 (Constantine) !

Sur LinuxMAO :

* grosse mise en forme de la documentation concernant FFADO, mise en page des tutoriels, mise en place des « Grosses Docs », une page concernant le style reggae, le tuto complètement complet sur Ubuntu Karmic Koala optimisée pour la MAO, une réorganisation des pages concernant le matériels, une réorganisation des menus, une grosse mise à jour et avancement des pages jost et jucetice, la « super page » sur les principes de l’audio-numerique et un « dossier son » qui semble arriver ces jours-ci. Dernière chose : une action « presonus » (presonus est un marque de matériel dédié à l’audio numérique) qui tend à rassembler plusieurs utilisateurs et à demander à Presonus de coopérer avec FFADO (pilote libre pour carte son firewire).

Sur le Web :

* l’annonce de la recherche de bétâ testeur pour UbuntuStudio,
* des copains sur OpenSourceMusician (Canal IRC #opensourcemusicians sur freenode).
* Création d’un planet chez linuxaudio : http://planet.linuxaudio.org/ .
* Nedko bosse activement sur l’intégration des outils de sauvegarde de sessions (Ladish, Lash) dans Jack (avec l’aide de DBus / Jack-DBus). La v0.2 qui offrira ces possibilités arrive dans un mois théoriquement. N’hésitez pas à vous manifester sur le LinuxMAO si vous voulez aider.
* le micro-festival »Libérez les pixels! » à Beauvais

Bon dernier mois 2009 plein de décibels !
Olivier,
http://www.LinuxMAO.org

PS: l’adresse de l’édito complet : http://www.linuxmao.org/tikiwiki/tiki-r … icleId=189

Edito de Linux MAO – novembre 2009

Voici l’édito de linuxmao.org en version allégée.

Linux MAO est une communauté active qui regroupe des utilisateurs français de logiciels de Musique Assistée sous Ordinateur sous Linux. Le site collaboratif linuxmao.org regorge de fiches pratiques, de conseils et d’entraide grâce au wiki et au forum. Nous présenterons désormais l’édito de ce site ami tous les mois.

Version complète de l’édito

Nouvelles versions logicielles :

  • Ardour est arrivé le 12 octobre en version 2.8.3 avec, entre autres, le support des extensions pour les interfaces graphiques externes pour les greffons LV2,
  • Qtractor 0.4.3 du 5 octobre 2009 : The Fussy Doula par Rui Nuno Capela,
  • Sonic Visualiser par Chris Cannam, en version 1.7 du 5 octobre 2009,
  • Qjackctl, après presque un an depuis la version 0.34, la version 0.35 du 30 septembre 2009 par Rui Nuno Capela,
  • Frescobaldi, l’éditeur de partition, (une interface à Lilypond). En version 0.7.15 du 13 octobre 2009.,
  • Guitarix, un simulateur d’ampli en version 0.05.1-1 du 26 octobre 2009,
  • Ecasound version 2.7.0 du 17 octobre 2009,
  • ZynJackU et LV2rack, version 5.2 du 12 octobre aussi… ça sent la version 6 tout ça 🙂
  • NtEd en version 1.9.2 du 29 octobre. Éditeur de partitions. Il faut préciser que l’équipe de ce logiciel est __très très__ active !
  • Alsa-Midi-Latency-Test en version 0.0.2 du 11 octobre, utilitaire de mesure de la latence Midi de votre système,
  • Chuck 1.2.1.3 du 5 octobre,
  • Csound 5.11 du 30 octobre : mise à jour spéciale pour Mac OSX,
  • Denemo en version 0.8.10, éditeur de partition,
  • FOMUS en version 1.0.9 du 27 octobre,
  • Solfège en version 3.15.3 du 20 octobre, logiciel d’entrainement de l’oreille,
  • Lilypond en version 2.13.6 du 21 octobre, éditeur de partition,
  • Mixxx en version 1.7.1 du 14 octobre, logiciel pour DJ,
  • Snd en version 11 du 22 octobre,
  • et Beast qui reprend du service avec pas mal de contribution ce mois-ci sur le dépôt. Peut être bientôt une nouvelle version !
  • kwave en version 0.8.4 du 26 septembre 2009, éditeur de son,
  • SooperLooper en version 1.6.14 du 27 septembre, logiciel pour DJ,
  • PHASEX en version 0.12.0-pre1 du 30 septembre 2009, si aucun problème n’est vu cette semaine, alors ce sera la version finale 0.12, un autre logiciel pour DJ,
  • greffons LinuxDSP : du 13 au 26 septembre 2009, attention licence non GPL, un genre de  »gratuit pour le non-commercial », à vérifier.
  • greffons WAH version 0.0.2 du 18 août 2009, est une suite de greffons ((Ladspa)).

Pleins de nouveaux logiciels sur linuxmao : JackMixDesk, JackMiniMix, GMidiMonitor, SoundFontCombi, Mcontrol, Midirgui, horgand, Stygmorgan, Tapiir, Ktabedit, Kguitar, protux, TuneIt, SilentJack, LV2rack, ZynJackU, IceCast, Oddcast, DarkSnow, DarkIce, broadcast, GNUSound, Kwave, WaveSurfer, Mustajuuri, SonaSound

Du côté des distributions, des nouvelles d’UbuntuStudio 9.10 et Fedora 12 qui arrivent.

Sur notre site :

  • un début de page sur le protocole de communication multi-plateforme OSC,
  • un autre début de page sur le consortium Xiph, qui supporte, entre autres, les formats multimédias ouverts (Ogg, Flac, …)
  • la page « diffusion libre » qui vous offre un point de vue sur des possibilités de diffusion de votre musique libre une fois que vous l’avez finie.
  • gros boulot sur le site pour les effets (les greffons, les suites de greffons, les protocoles de greffons, les hôtes, …),
  • première publications d’interviews de trem et de nedko,
  • des images de minimoineau qui viennent enrichire le visuel du site,
  • la nouvelle documentation de Jack, le serveur son.

En dehors du site :

Bonnes découvertes, lectures, tripatouillages, re-découverte, création, diffusion, ré-création, amusements, … à toutes et à tous, rendez-vous dans les forums, sur IRC, ou dans les pages wiki !

Olivier, pour l’équipe de rédaction de l’éditorial de LinuxMAO.

Musique libre ! et la SARD (v2 reloaded)

[édité/précisé – cf. les ital., le 22 oct. 2009] Le projet de Société d’Acceptation et de Répartition des Dons (SARD) qui va être lancé ce mardi 8 septembre par son Assemblée constituante fait couler beaucoup de pixels. La constitution de cette SARD se place dans la continuité des réflexions au sujet du Mécénat Global auxquelles nous n’adhérons pas naturellement*, étant attachés à la gestion individuelle qui accompagne l’utilisation des licences ouvertes ; nous notons bien et signalons à l’attention du lecteur une différence, variation, de taille : la SARD crée un système de dons volontaires, quand le Mécénat Global promeut un système de don obligatoire. La SARD semble pour l’instant se placer plutôt comme un système de type gestion collective, même s’il devrait s’agir exclusivement de dons sur internet et non de droits d’auteurs sur toutes reproductions et représentations ; si des mésinterprétations ont pu se faire jour, et se voir reflétées ici-même, nos distinctions étant insuffisamment marquées, précisons que le système de don volontaire promu par la SARD n’appartient pas à la gestion collective, qui par sa nature s’occupe de perception et répartition de droits d’auteurs (cf. l’acronyme SPRD) – cf. sard-info.org et notamment sa faq pour plus de précisions.

L’association Musique libre ! a vivement été mise en cause par une partie de sa communauté à l’occasion de la publication sur Numérama d’un article à propos de la création de la SARD. Cet article erroné attribuant à Libre Accès la gouvernance du projet et nous associant à la SARD nous a gravement porté préjudice en émoussant largement la confiance d’une partie de notre communauté. Nous avons pris acte de la rectification dès le lendemain sur l’essentiel, mais cela n’aura suffi.

Des représentants de Musique libre ! ont bien été invités à participer aux discussions sur la SARD tenues dans le courant de cet été, et ont tenté de faire valoir des objections, mais vous constaterez au final qu’aucun d’entre nous ne soutient ni n’est membre fondateur de la SARD. Si l’idée du mécénat global, ou d’un système de gestion des dons semblent séduisante, et recèle sûrement des virtualités, la réflexion en ce sens et l’état actuel du projet nous semblent inachevés et porteurs de contradictions.

Musique libre ! déclare en outre qu’une telle initiative aurait dû donner lieu dès sa phase d’élaboration à une large consultation des artistes auteurs et interprètes. Nous vous prions de croire que Musique Libre ! suivra avec une grande vigilance cette initiative et n’hésitera pas à communiquer ses avis : cette édition du 22 oct. doit justement être lue comme un avis émis par Musique libre dans sa suite du projet SARD.

Sacem – « droits internet réservés » = libre attitude ?

albatel.jpg

Depuis quelque jours, c’est l’effervescence dans le monde de la musique en ligne : le groupe « Petit Homme » aurait signé le premier accord avec la SACEM pour rester maître de sa diffusion sur internet.

Et ce serait le moyen pour ce groupe de diffuser via une licence ouverte : ce qu’il a fait sur Jamendo avec la licenceCreative commons by-nc-sa 2.5.

Mazette ! La SACEM serait donc compatible avec les licences ouvertes !

Alors, info ou pipeau ?

Prenons les choses dans l’ordre. La possibilité de se réserver les droits internet, n’est pas une nouveauté (n’en déplaise à certains) et je doute que le groupe en question soit pionnier en la matière, mais passons sur ce détail.

Pour comprendre, il faut se référer à l’article 34 des statuts de la SACEM.

Article 34

Nonobstant toute autre disposition des Statuts et du Règlement général, les règles suivantes sont applicables aux auteurs, auteurs-réalisateurs, compositeurs et éditeurs ainsi qu’à leurs ayants droit :

I – Admission à la société – Apport.
L’apport à la société, qui résulte de l’adhésion aux Statuts, peut être :

— Soit conforme aux dispositions des articles 1 et 2 ci-avant et s’appliquer en
conséquence à la fois au droit d’autoriser ou d’interdire en tous pays l’exécution publique et au droit d’autoriser ou d’interdire en tous pays la reproduction mécanique de toutes leurs oeuvres dès que créées ;

— Soit limité à l’une ou plusieurs des catégories de droits ci-après précisées ou à certains territoires pour l’une ou plusieurs de ces catégories de droits, lorsque la gestion de la ou des catégories de droits auxquelles ne s’applique pas l’apport est confiée pour tous pays à une ou plusieurs autres sociétés d’auteurs et lorsque les territoires non couverts par l’apport sont confiés à la gestion d’une ou plusieurs autres sociétés d’auteurs, étant précisé que les territoires de gestion directe de la société hors de l’Union Européenne ou de l’Espace Economique Européen où la société fait des investissements et où les difficultés de gestion rendent l’unité du répertoire indispensable
– tels que le Canada et le Liban – ne sauraient être dissociés de l’apport sauf accord de
la société.

Les catégories de droits sont les suivantes :

1° Le droit de représentation ou d’exécution publique général y compris le droit de représentation des oeuvres cinématographiques et audiovisuelles ;

2° Le droit de radiodiffusion y compris le droit de retransmission simultanée et intégrale des programmes radiodiffusés par tous moyens de télécommunication et le droit de réception publique desdits programmes ;

3° Le droit de reproduction sur supports de sons y compris le droit d’usage public de ces supports licités pour l’usage privé ainsi que le droit d’exécution publique au moyen de ces supports ;

4° Le droit de reproduction sur supports de sons et d’images y compris le droit d’usage public de ces supports licités pour l’usage privé ainsi que le droit d’exécution publique au moyen de ces supports ;

5° Le droit de reproduction des oeuvres dans des films destinés à la projection dans les théâtres cinématographiques et pour lesquels ces oeuvres ont été spécialement écrites ;

6° Le droit de reproduction sur des oeuvres préexistantes pour la reproduction desdites oeuvres dans les films destinés à la projection dans les théâtres cinématographiques ;

7° Le droit de reproduction mécanique et le droit de représentation ou d’exécution publique pour l’exploitation des oeuvres dans le cadre de services interactifs fournis au moyen de réseaux électroniques avec ou sans fil utilisant les protocoles Internet (IP), WAP (SMS ou MMS notamment) ou autres protocoles similaires ;

8° Le droit de reproduction mécanique et le droit de représentation ou d’exécution publique pour l’exploitation des oeuvres dans le cadre de services non interactifs fournis au moyen de réseaux électroniques avec ou sans fils utilisant les protocoles Internet (IP), WAP (SMS ou MMS notamment) ou autres protocoles similaires ;

9° Les droits d’exploitation résultant du développement technique ou d’une modification de la législation dans l’avenir.

Cet article définit 9 catégories de droits et précise que l’on peut limiter à une ou à plusieurs catégories l’apport que l’on fait à la SACEM. C’est donc ce que fit le groupe en question en se réservant les catégories de droits 7 et 8.

Cette possibilité de se réserver les droits internet, Mr Petitgirard nous en avait déjà rebattu les yeux et les oreilles (deuxième table ronde : les nouvelles libertés du droit d’auteur), donnant l’image d’une société à l’écoute de ses jeunes pousses qui rêvent de succès mais aussi de liberté ! Haro sur les plate-formes musicales all over the world 2.0…

Toutes les plate-formes ? Même Jamendo, qui prétend aussi que cette compatibilité existe ?

Liberté liberté chérie… un bel argument pour attirer les nouveaux arrivants dans cet Eldorado numérico-musical déjà bien encombré d’intermédiaires de tous poils promettant monts et merveilles. Mais qu’en est-il de la liberté accordée à ceux qui téléchargent ? Car c’est bien ce dont s’occupent les licences ouvertes comme les Creative Commons. Ce « droit internet réservé » est-il soluble dans la licence CC… ou inversement ?

La réponse est NON, bien sûr.

Pour s’en convaincre, il suffit de reprendre une à une les catégories de droits qui restent gérées par la SACEM. Sont-elles compatibles avec les droits accordés par une licence libre même la plus restrictive comme la CC by-nc-nd …? Je vous laisse jouer chez vous à la maison : imaginez la diffusion de l’œuvre téléchargée dans différentes circonstances : fête de l’école où les enfants vont reprendre à tue-tête le titre phare de notre « groupe pionnier » (bien sûr cela vous rappelle quelque chose…), la diffusion sur les baffles de la bodega des 20 ans pendant les fêtes du village, une compilation produite par un netlabel fan de notre groupe, … et confrontez-la à ces 9 autres catégories de droits (nb : le point 5 ne nous concerne pas).

Résultat : si vous arrivez à la même conclusion que moi vous pouvez éliminer toutes les catégories restantes.

Autrement dit, il faudrait se réserver tous les autres droits et dans ce cas l’inscription à la SACEM serait comment dire…. nulle et non avenue, à moins que ce soit le choix d’une licence libre qui le soit ! Cela dit, c’est parfaitement cohérent avec l’opposition de la SACEM aux licences ouvertes, et aux dernières nouvelles cette position n’a pas changé (voir en bas de page le paragraphe intitulé : Partie relative à la SACEM – Informations relues par la SACEM, octobre 2005-).

En résumé : choisissez votre camp, camarades !

Voilà ! Tout ce bruit pour rien, ou presque … de la publicité à peu de frais pour les différents protagonistes de cette affaire : notre petit groupe, la gentille SACEM et la consensuelle plate-forme de téléchargement Jamendo.

Ok, donc on est d’accord : pas de compatibilité avec les licences ouvertes pour les adhérents de la SACEM même si elle leur accorde un brin de liberté en les autorisant à gérer leur droits sur internet.

Mais, qu’en est-il des droits accordés aux braves gens qui téléchargent les titres en « droits internet réservés »… sans licence ?

Si vous reprenez les catégories de droits conservées par la SACEM, vous vous rendrez bien vite compte que hormis la copie privée, il ne reste pas grand chose. En effet, certains usages non commerciaux sont soumis à rémunération. Et c’est là LA grande différence avec les licences ouvertes.

Et même la diffusion en podcast sur un quelconque site, perso ou pas avec ou sans pub est soumis à l’autorisation préalable du groupe, qui devra rédiger une licence sur mesure : bon courage les gars !

Dernier point, la lecture des commentaires sur l’annonce de cette avancée révolutionnaire sur le blog de PhilAxel est pour le moins édifiante. On a la sensation que l’on veut forcer la main à la SACEM, peu importe le flou juridique et l’absence d’information donnée aux utilisateurs. Les auteurs et les intermédiaires de la musique qui s’y expriment font peu de cas des droits de ces utilisateurs et interprètent les clauses des licences Creative Commons, au gré de leurs intérêts personnels des plus subjectifs.

Or, il y a déjà des cas de réclamations à des sites réels ou virtuels qui pensaient diffuser de la musique libre et qui se sont vus taxés au forfait car un artiste de la liste faisait partie du répertoire d’une société de gestion collective des droits.

Apparemment cela ne pose aucun problème de conscience à ces « révolutionnaires » … eux ne seront jamais inquiétés. Au contraire, ils seront chouchoutés par la SACEM qui (malgré un discours parfois inverse, de type « les auteurs du dimanche »… on n’en est pas à une contradiction près) aura besoin dans le monde concurrentiel dans lequel elle entre, d’affirmer sa suprématie par le nombre de ses adhérents : « voyez combien ils sont nombreux ! »

Rappelons juste que lors d’une intervention pas si ancienne, Mme Kerr Vignale (Direction des Relations Clientèles de la SACEM) a qualifié les licences Creatives Commons de « dangereuses. »

Ici, nous ne cesserons donc pas de répéter encore et encore : tant que la SACEM ne modifie pas sa volonté et donc ses statuts, la compatibilité avec les licences ouvertes, même les plus restrictives, n’existera pas !

Nous ne cherchons pas à forcer la main de la SACEM dans ce sens, en tous cas pas au détriment des utilisateurs. Néanmoins nous apprécierions grandement que l’information donnée par la SACEM à ses membres soit bien plus claire et argumentée, quelque soit le choix des auteurs pour la gestion de leurs droits internet.