Archives de catégorie : Initiatives Libres

Sortie de LibraZiK-2 (vers.20171028)

Pour rappel, « LibraZiK studio audio » est un système audio-numérique complet et libre pour les ouvrages musicaux. LibraZiK est un projet qui a pour objectif de fournir un système robuste, prêt à l’emploi, et avec une documentation à jour, aux francophones (Image) souhaitant faire de la Musique Assistée par Ordinateur (M.A.O.).

Après la première série des 2 dernières années qui était basée sur Debian Jessie, voici la seconde série (LibraZiK-2) qui se base sur Debian Stretch.

Avec LibraZiK-2, vous pourrez apprendre, enregistrer, éditer, jouer, analyser, parfaire,… la musique, bref, faire des tas de choses musicales à l’aide de votre ordinateur. Pour davantage d’information, vous pouvez consulter le site du projet LibraZiK.

Le « live » de LibraZiK-2 a été refait et permet toujours de tester LibraZiK-2 sans l’installer puis, si vous le souhaitez, de l’installer sur votre ordinateur. Ce live tourne sur un noyau basse-latence, ce qui le rend apte à travailler la musique de façon confortable.

LibraZiK-2 est toujours fournie en version 64 bits et en version 32 bits (principalement pour pouvoir fonctionner sur de vieilles machines) et possède plus de 1000 logiciels dédiés à la production audio, ce qui devrait satisfaire toutes les envies d’utilisation. S’il manquait quelque chose, n’hésitez pas à venir le dire sur un des nombreux canaux de communication pour l’entraide que vous pouvez emprunter.

Concernant les mises à jour, je ne fais pas de redites ici, vous pouvez consulter le billet de blogue dédié à la sortie de cette nouvelle LZK2 où les choses sont très détaillées.

Musicalez-vous bien !
olinuxx ( tirelire liberapay )

Chronique – Red Sheep Red

CC by-sa 4,0

Blackwingedsheep, littéralement le mouton noir ailé, est un groupe de métal italien. Red Sheep Red est daté de 2015, c’est leur 10ème release sur Dogmazic.

On a ici faire à un album que je qualifierai de black métal technique, c’est un peu simpliste sans doute, mais le « style officiel » (que le netlabel indique pour le groupe) ne vous aidera pas plus puisqu’il s’agirait d’Acrobatic Math Metal. Hé ouais ! Pour ma part, je trouve que le feeling général, les guitares, ainsi que les ambiances sont assez clairement identifiées black métal.

On commence l’album sur « Like Blood… » un morceau death/black remplie de ponts techniques. Si la batterie peu sur le début paraître trop synthétique cela s’améliore lorsqu’on quitte les gros blastbeats. D’ailleurs je ne suis pas fan du son de la grosse caisse sur ce premier morceau… Les néophytes seront sans doute un peu remués par ce morceau dont les parties s’enchaînent très rapidement, ce qui nécessite vraiment de l’attention de la part de l’auditeur pour ne pas se perdre. C’est très « in-your-face » pour commencer l’album, ce qui est finalement très bien.

« Ocean » là tout s’améliore, si je puis dire, le morceau est plus accessible, plus ample dans les riffs et les ambiances. On y retrouve ce son de guitare malsain qui apparaissait déjà sur le premier morceau, mais il est ici un peu plus exploité dans la durée, ainsi que des ponts où les deux guitares s’entrecroisent sur la seconde partie. Nous avons là un excellent titre !

« Atom » est un morceau tout en progression, les ponts se font plus atmosphériques et là encore tout un travail est fait sur l’ambiance du titre.

Sur « When The Sheep Becomes Red » un plan type balade métal se tire la bourre avec des phases plus rentre-dedans. Un chant clair apparaît, venant appuyer la sorte de refrain du titre. Cela créé ce qu’il faut d’aérations dans le titre pour qu’il soit vraiment excellent, c’est l’un des meilleurs morceau de l’album.

« Don’t Clean Up This Blood » est une pièce calme basée sur des arpèges de guitare et un chant parlé (déjà entendu sur « Atom »). Le morceau décolle à la fin, mais sans réellement atteindre la brutalité des titres précédents.

« Red Flow Line » reprend sur des rythmiques syncopées habituelles, et soudain, un nouveau chant clair apparaît (encore un type de chant différent oui!). Le morceau est lui aussi typique du reste de l’album, même s’il a pour lui des ponts encore plus calmes et épurés. J’ai personnellement trouvé les riffs un peu moins sympa que sur « When The Sheep Becomes Red », mais le morceau reste bon.

Finalement s’ouvre « Super Sic », le dernier titre de la galette. Les blastbeats y côtoient un chant bien punk dans une furie salvatrice qui éclate, introduisant une rupture dans l’album afin de permettre au final de se déployer.

Red Sheep Red est un très bon album, alternant métal technique et des breaks ambiant (pour se reposer), du chant death mixé avec tout un tas de types de chants clair. Si je pense que le dernier titre aurait pu être plus long afin d’encore plus marquer la rupture avec le reste, les compositions sont très bien équilibrées. Il s’éloigne des contrées black légèrement électro des albums précédents mais déploie son « acrobatic math métal » de fort belle manière. Avis aux métalleux !

 

Site de Sheep United Nation (netlabel)

Vous pouvez écouter cet album sur Dogmazic

Chronique – Live à L’Astrolabe d’Orléans par Kallima

CC by-nc-nd 2.5

Aujourd’hui c’est du lourd ! Aujourd’hui on cause de Kallima, un groupe orléanais (et non ohrélandais, ça sera peut-être pour une prochaine fois) pratiquant un style de musique fusion électro-ragga.

Et pour rentrer dans la musique de Kallima, je vous propose qu’on s’intéresse à ce Live à L’Astrolabe d’Orléans daté de 2009. Il débute sur le morceau Naferone, morceau qui débute aussi l’album Prémis n°1 du groupe. Immédiatement les ambiances s’enchaînent, si le début est planant très vite le beat démarre pour suivre le rythme endiablé de la voix. Le chant est particulièrement remarquable : ragga et scat, emplie d’improvisations diverses, il s’en dégage une énergie tout bonnement hallucinante. Dès le second morceau : Shal’um, nous plongeons dans un univers résolument plus world où le ragga flirt avec la guitare électrique produisant un ensemble propice à la transe.

Le reste du Live file à toute vitesse entre les incursions funk, les harangues à la foule et les délires, ces 60 et quelques minutes sont pleines de bonnes humeurs.

Alors que les percussions se lâchent et que le sax se déchaîne à la fin du set, on continue de danser et quand la musique s’arrête enfin, on se dit qu’on en reprendrait bien un peu. Juste un peu. Par gourmandise.

Et Kallima c’est un peu ça, un gros gâteau avec pleins de couches, chacune avec un goût différent et tout un univers propre dont le duo à gardé l’essence pour enrichir la musique, la faire plus dansante, plus joyeuse, parfois plus triste, plus épuré, plus intimiste. Pas de barrières et visiblement beaucoup de plaisir pris à jouer ces morceaux.

De la musique bien vivante et organique en somme, je vous garantis que c’est communicatif !

Bandcamp de Kallima

Vous pouvez écouter ce live sur Dogmazic

Chronique – Hate beast music party de 1Up Collectif

Hate beast music party

CC-BY-2.0

Pour cette seconde chronique nous changeons de style avec la galette nommée Hate Beast Music Party du 1Up Collectif. C’est pas du récent, non, la publication remonte en effet à 2011, et c’est un album de chiptune (musique 8bits).

Nous avons ainsi deux morceaux titrés simplement « Face A » et « Face B », semblant induire qu’une sortie cassette a vu le jour (sans doute relativement dur à trouver actuellement). Ce qu’on peut retenir c’est que musicalement nous avons là de la techno 8bits relativement sobre, c’est-à-dire qu’on est assez loin des mélodies chargées d’une Chipzel ou de la surenchère de synthé propre à toute la vague actuelle de rétro wave. Peu d’effets flachy, à peine un peu de reverb par moment et les morceaux qui semblent littéralement tricotés au fur et à mesure.

Quelques passages plus planants viennent agrémenter le voyage, fleurant momentanément avec de l’électro plus organique. Permettant au dancefloor de s’enflammer un peu plus. Car c’est un album taillé pour la scène ! Peut-être d’ailleurs issu d’un enregistrement live comme pourrait le suggérer le bonus track.

En tout cas, le tempo est entraînant, mais pas épileptique, les notes défilent, mais pas de manière à nous perdre non plus, les transitions sont diablement efficaces. Il y a juste ce qu’il faut de répétitivité pour que la sauce prenne et qu’on en redemande.

Et finalement c’est là qu’est le drame, car le duo toulousain ne donne plus aujourd’hui signe de vie (en tout cas que j’ai pu trouver), laissant à penser que le 1Up Collectif n’existe plus.

Hate Beast Music Party est un excellent album, jetez-y une oreille (même si ça n’est pas votre style de prédilection). C’est bien fait, c’est concis, à peu moins de 40 min, c’est en CC-By, et en prime ça vous donnera la patate pour les heures à venir !

 

Vous pouvez écouter Hate Beast Music Party sur Dogmazic

Le Bandcamp du 1Up Collectif