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Éditorial de mai 2017 de linuxmao.org

Éditos

En mai, fais ce qu’il te plaît !

Cet éditorial pourrait vous sembler plus court que les précédents, et c’est logique car il porte sur 2 semaines alors que d’habitude, c’est 1 mois. La raison est que nous souhaitons publier l’éditorial dans les premiers jours de chaque mois alors que les 2 derniers éditoriaux ont été publié aux alentours du 15. Le « retard » est donc rattrapé avec cet édito !

Quoi de neuf ?

Un sujet était passé dans les forums, ici, qui interrogeait sur la place faite au logiciel libre dans les programmes des candidats à la présidence. Ceci avait donné lieu à une rapide synthèse qui semble conclure que, dans les programmes des deux finalistes, le sujet n’est pas évoqué.

Dans ces mêmes forums, ces derniers mois, de nombreuses questions sont postées concernant des configurations travaillant en MIDI, gérant des périphériques connectés et des greffons de synthèse sonore voire un séquenceur pour batterie, tout ceci au sein d’une unique session ardour.
Il y a peu, le même projet aurait nécessité les lancements séparés de 4 ou 5 applications différentes et la gestion de leurs inter-connexions.
Si l’on ajoute à ces facilités des outils tels que ceux de KXStudio : cadence ou catia par exemple, je m’interroge sur la persistance de ce que nous nommions « modularité », qui caractérisait la pratique de la MAO sous linux, il y a moins de dix ans.
La tendance semble donc être à l’intégration et les distributions « clefs en main », souvent opérationnelles dès le premier démarrage, est une autre illustration de cette évolution.
Il demeure néanmoins, parmi nous, des fous de la milliseconde capables de se compiler un noyau sur mesure, de mettre de l’ordre dans leurs interruptions-système et de savoir précisément quelle incidence aura, sur leurs benchmarks, le nombre des périodes qu’ils affecteront à un échantillon.

Et ce dynamique microcosme pousse un jour ou l’autre la porte de la maison linuxmao, du zicos le plus impatient au geek le plus exigeant, sans se soucier d’encouragements officiels ou de directives administratives.
Alors en mai, comme le suggère le dicton, fais ce qu’il te plaît, pourvu que ce soit libre, rythmé, mélodique et sonore !

Depuis la parution du dernier éditorial, nous ont ainsi rejoint : Kausal/Koson, gambero, jbm, MOSY, mojokeeoper, et arcencia2a. Bienvenue à vous toutes et tous !

Musique sur linuxmao

Des compositions ayant été réalisées et présentées sur linuxmao.org depuis le dernier éditorial :

La joute n°11 vient de se terminer mais vous pourrez bientôt participer aux votes en notant et surtout en commentant les morceaux. À suivre sur ce fil où vous pouvez d’ores et déjà écouter les ouvrages réalisés par les membres de linuxmao.org : yruama, olof, r1, eazymaogeek, tenryu, zebassprophet, bluedid29, sub26nico et Samuel.

Pour consulter la musique proposée par les membres de linuxmao, rendez-vous dans la section de forum :  »2 – Vos créations‘.

Musique libre en dehors de linuxmao

87 nouveaux morceaux ont été déposé chez Dogmazic depuis la rédaction du dernier éditorial de linuxmao. Vous pouvez les écouter sur cette liste de lecture Image spécialement créée pour la publication de cet édito.

Nouvelles du monde

Comme chacun le sait, nous sommes en pleine élection présidentielle, et la place des logiciels libres dans les programmes a été discutée dans ce fil de forum.

La Linux Audio Conférence a lieu ce mois ci, du 18 au 21 mai, pour la première fois en France à l’Université Jean MONNET à St Étienne (42).
Pour prendre connaissance du programme c’est par ici Image . Pensez à vous inscrire si vous souhaitez y assister.

Nouveautés sur LinuxMao

Le nombre de visiteurs uniques du mois d’Avril 2017 se maintient dans les plus haut historiques avec 32.598. D’autre part, nous avons eu 6 nouvelles inscriptions depuis la rédaction du dernier éditorial du site c’est à dire en 13 jours.

Nouvelles pages dans la partie « portail des logiciels » de la documentation wiki : Amplitube et Reaper

Coté logiciel sur LinuxMAO

Pour voir ce qui se passe du côté du développement de ce qui touche à l’audio sous linux, rendez-vous dans la section de forum :  »7 – Développer/Traduire/Documenter/Annoncer une application‘.

Côté logiciel en dehors de LinuxMao

Depuis la publication du dernier éditorial, olinuxx, Nolwen, et sub26nico ont relevé les mises-à-jour suivantes :

  • pour ce mois-ci :
  • pour les mois précédents (mais que nous n’avions pas vu jusque là) :
    • qloud en version 1.2 en septembre 2016
    • polyphone en version 1.8 en novembre 2016

Nous avons également relevé des informations concernant lkjb-plugins Image , un éditeur de greffons pour Windows et Mac, qui vient de passer le code de ses greffons sous JUCE et sous licence libre GNU GPL v2, les sources sont disponibles ici Image . Le portage sous GNU/Linux est désormais possible pour ces greffons pour tout développeur motivé smile.

Tout utilisateur peut aider à la remontée des informations concernant les nouvelles versions en lisant le paragraphe Mettre à jour une version d’un logiciel. Allez, viens nous aider ici !

Post scriptum

Merci à olinuxx, sub26nico et allany pour l’écriture de cet édito, et on se retrouve le mois prochain pour une revue de l’actualité du mois écoulé !

Note : le billet originel se trouve ici.

Netlabel Day 2016, c’est parti

Depuis l’année dernière le 14 juillet est devenu l’occasion de célébrer la musique des netlabels du monde entier. À l’initiative du label chilien M.I.S.T. Records, la toute première édition d’une journée célébrant mondialement la musique libre a été organisée le 14 juillet 2015. Plus de 120 albums de plus de 80 labels du monde entier ont été publiés pour le tout premier Netlabel  Day de l’histoire !

Vous pouvez retrouver les albums de l’année dernière sur Archive.org : ils sont regroupés sous le tag Netlabel Day.

L’édition 2016, c’est parti ! Si vous gérez un label, vous avez jusqu’au 29 février pour vous enregistrer pour l’événement en envoyant un email à contact.netlabelday [at] gmail.com

Les singles, les albums, les compilations sont tous les bienvenus. La seule contrainte, hormis le fait que l’album doit être sous licence libre ou ouverte et librement téléchargeable, est que la publication contienne au minimum un titre totalement inédit.

Pour plus d’information, rendez vous sur le blog du Netlabel Day qui centralise toutes les informations sur les éditions présentes, passées et futures.

Il est temps de faire chauffer les amplis, de faire gratter les disques durs ! Inscrivez-vous au plus vite et préparez une release pour le 14 juillet !
La synergie inhérente à l’événement permet de mutualiser les audiences de chaque label participant et de faire découvrir leurs catalogues respectifs à des personnes qui n’en auraient jamais entendu parler sinon… Ce serait dommage de rater l’occasion !

19 mai Dossiers de l’Écran : Musique Libre

Rencontre avec Alain IMBAUD aka Aisyk, président de l’Association Musique Libre ! (Soirée en deux parties)

LE MARDI 19 MAI à 19h30 dans l’Espace ALTNET

1ère partie: projection d’une conférence de Lawrence Lessig.
Nous découvrirons son plaidoyer pour la résurrection de notre culture de la créativité.

Lawrence Lessig est un juriste américain de notoriété internationale et professeur de droit à l’Université Harvard où il a fondé le Center for Internet and Society. Il est également fondateur et président du conseil d’administration de l’organisation Creative Commons. Il est l’une des voix les plus écoutées dans les débats sur les questions du droit d’auteur et un défenseur réputé de la liberté de création et d’expression sur Internet.

2ème partie: Dogmazic, le retour !
Après 2 ans et demi de blackout, le site Dogmazic revient en ligne.
Dogmazic contient environ 50 000 titres sous licence libre ou de libre diffusion, émanant de presque 5000 groupes.

Nous présenterons ce nouveau site et parlerons de la musique libre en général. L’association a eu 10 ans l’année dernière, et cet anniversaire a été l’occasion de mettre en lumière nos actions et les avancées pour la musique libre.

Entrée libre, adhésion libre à prix libre. Vous êtes bienvenus!

Espace ALTNET

7, place Louis Chazette, Lyon 69001

DE_ML

Ni Pigeons Ni Espions !

Nous, acteurs du numérique, sommes contre
la surveillance généralisée d’Internet.
#NiPigeonsNiEspions

Naturellement, il n’y avait pas moyen de savoir si, à un moment donné, on était surveillé.

George Orwell, 1984
Nous, acteurs du numérique français,

Sommes contre la surveillance généralisée d’Internet qui est inefficace et dangereuse.

  • inefficace : les personnes motivées utiliseront facilement des outils de chiffrement pour y échapper.
  • dangereuse pour la croissance : nos clients internationaux perdront confiance dans nos entreprises numériques.
    • Les hébergeurs français, qui connaissent une croissance de 30% par an, se verront obligés de délocaliser leurs datacenters et leurs emplois à l’étranger pour que leurs clients internationaux continuent à leur confier leurs précieuses informations.
    • Nos champions de l’internet des objets, véritables fers de lance, devront expliquer à leurs clients étrangers que l’objet connecté installé dans leur salon n’est pas un espion (alors qu’il le sera).
    • Les éditeurs de solutions SaaS devront convaincre leurs clients que non, malgré les dispositifs algorithmiques sous scellés (les « boites noires ») dans leur datacenter, ils n’ont pas à craindre l’espionnage industriel.
    • Les entreprises de conseils et service, alors que la France compte plusieurs acteurs internationaux, vont se retrouver décrédibilisées par cette exception sécuritaire française.
    • L’ensemble de notre écosystème de R&D s’en trouvera ainsi pénalisé alors que justement nous avons besoin de créer des cercles vertueux.
    • Les entreprises du numérique créent de l’emploi et sont le relais de croissance dont la France a besoin. Mettre Internet sous surveillance, c’est sacrifier l’avenir numérique de la France, ses emplois et sa contribution à l’économie française.

Mettre Internet massivement sous surveillance, c’est ouvrir la porte à un espionnage incontrôlable, sans aucune garantie de résultat pour notre sécurité.

Mettre Internet massivement sous surveillance, c’est nous décrédibiliser vis-à-vis de nos clients et nous pousser à une délocalisation progressive pour continuer à offrir un service similaire à celui de nos concurrents internationaux.

Mettre Internet massivement sous surveillance, c’est aussi sacrifier l’avenir numérique de la France, ses emplois et sa contribution à l’économie française.

De ce fait, nous demandons une révision en profondeur du projet de loi sur le renseignement, à commencer par le retrait pur et simple du dispositif nous imposant l’installation des « boites noires ».

Vous êtes un acteur du numérique français ? Signez cette déclaration et rejoignez les 224 signataires sur la liste #niPigeonsNiEspions.

Un projet à soutenir

Kimiko ISHISAKA à qui l’on doit d’être la pianiste du Open Goldberg Variations, souhaite par le biais de kickstarter réunir des fonds pour son nouveau projet : jouer des compositions de Chopin sur un piano Pleyel datant de 1832.

Surtout, comme pour tous ses projets, ses enregistrements sont par la suite disponibles en licences Creative Commons, et, suivant le montant des dons, disponibles dans les licences les plus permissives, autorisant, par exemple les remix des oeuvres réinterprétées par la pianiste.

Who will remaster the Masters ?

C’est une initiative vachement (meuh) intéressante du site FMA que je vous partage ici.
En effet, il s’agit de  remixer divers titres du domaine public, disponibles sur le site archive.org. Alors si vous souhaitez participer, n’hésitez surtout pas ! Surtout que vous pouvez gagner un Moog Etherwave Theremin.

Masters remastered
original image from Wikimedia Commons

Tous les détails en anglais :

Ever thought Wagner’s “Ride of the Valkyries” would be better as a speed-metal guitar solo? Or perhaps Tchaikovsky’s “1812 Overture” would sound great performed by a kazoo-and-firecracker ensemble? What about “In The Hall of the Mountain King” as a chiptune odyssey?

Great ideas, right?! We know.

We want these things to exist. And we need your help in this Masters Remastered Challenge!

First, choose a composition from the public domain. If you’re stumped (or can’t remember the original name of the composition), check the list below for some ideas. Though you can find sheet music in a variety of places, we recommend the Petrucci Music Library, which indicates public domain status of its contents. Entries will be released back into the public domain with a CC0 license, so that others can use them, too. But make these your own. Remix them, play them with instruments the composers couldn’t have dreamed of, make them as long or short as you want. Do as many (or as few) as you please.

Here are some recommended pieces you can extract from, re-work, play backwards, etc, that are in the US public domain. We’ve included links to the sheet music and at least one downloadable file that you can riff on:

BachToccata & Fugue – listen here – archive.org – wikimedia
BeethovenSymphony no. 9: Ode to Joy – listen here – wikimedia – freesound
BizetToreador Song – listen here – wikimedia – archive.org
GriegIn The Hall of the Mountain King – listen here – freepdwikimedia
OffenbachOrpheus in the Underworld – listen here – wikimedia
PonichelliDance of the Hours – listen here – wikimedia (BY-SA)
RossiniWilliam Tell Overture – listen here – wikimedia
Tchaikovsky1812 Overture – listen here – wikimedia
WagnerRide of the Valkyries – listen here – archive.org

If you submit a song that isn’t on the list, please make sure it is in the public domain before you proceed. Submissions that are not in the public domain in the U.S. won’t qualify for judging.

We’ll accept entries from March 9 until April 3, 2015.

One winner will be chosen by our panel of judges, and they will win a Moog Etherwave Theremin.

The Masters Remastered Challenge is supported in part by a grant from the National Endowment for the Arts.

Capitole du Libre : On y a été (bis)

Voici la vidéo de notre présentation au Capitole du Libre !

MLO-Capitole
Photo par Gandalf81 – Licence : CC by SA

Il s’agit de faire un état des lieux de la musique libre en France, de ses 10 ans d’évolution et des perspectives qui nous sont offertes par les licences libres et ouvertes dans le domaine musical.

Premier festival du domaine public du 16 au 31 janvier 2015

27 événements, 20 lieux, 15 jours pour célébrer ensemble le domaine public.

On fête souvent le cinquantenaire de la mort d’un auteur, le centenaire de la naissance d’un autre… Autant d’anniversaires juste symboliques. Rien de tel 70 ans après la mort d’un auteur : ses œuvres entrent dans le domaine public, et c’est ce qui vaut bien une célébration.
Edvard Munch, Aristide Maillol, Jean Giraudoux, Glenn Miller et bien d’autres ont la joie et le plaisir de vous inviter au premier festival du domaine public qui se déroulera à Paris du 16 au 31 janvier.

Pourquoi tous ces auteurs illustres ? Parce que leurs œuvres entrent dans le domaine public le 1er janvier 2015. Après avoir été longtemps couvertes par les droits d’auteur, elles s’offrent enfin pleinement à nous. On a coutume de dire qu’une œuvre tombe dans le domaine public comme elles tomberaient dans les limbes de l’oubli… Mais ce serait sans compter l’apport précieux des nouvelles technologies. Si une œuvre du domaine public est numérisée, loin de sombrer dans l’oubli, elle acquiert une nouvelle vie : chacun peut la redécouvrir, la diffuser voire la modifier et en faire le terreau d’une création nouvelle. Plus d’autorisation à demander ni d’argent à verser. Elle rejoint ainsi et pour toujours notre patrimoine culturel commun.

Mais pour s’approprier cette culture désormais potentiellement accessible à tous, quoi de mieux qu’un festival bien réel ? Pour s’informer, se former, se cultiver, pour numériser et créer ensemble… Pour aborder le domaine public dans toutes ses formes et sous tous les angles.

Des concerts, des projections, des ateliers, des conférences, dans des musées, des bibliothèques, des hackerspaces, des lycées… 25 événéments, 20 lieux, 30 organisations impliquées, 100 intervenants. Pendant quinze jours, à Paris et dans sa région, un festival riche et varié à entrée libre qui s’adresse à tous les publics.
Un point presse permanent sera tenu les 7 et 8 janvier 2015 à l’Espace Pierre Cardin, à l’occasion du forum « Réinventer l’alliance sciences­ société ».

festivaldomainepublic.org