Archives par mot-clé : passion

Chronique – I


CC by-nc-sa 4,0

Nouvellement arrivé sur l’archive I, le premier album des normands de Sons Of Apache, nous présente un trio de rock stoner majoritairement instrumental.

On commence avec « Haze Or Grass », très bon titre qui dépeint un son bien rodé, qu’on pourrait qualifier de déjà entendu, mais qui, pour ma part, m’a convaincu dès la premier minute d’être devant un excellent groupe. Une impression confirmée sur le très bon « Mammoth », titre mid-tempo bien construit, comportant de très bon riffs. Ainsi qu’une incursion vocal, assez heu… brut.
« Symphonia Of The Continuum » est quant à lui pourvut de bon solos de gratte et d’un pont contemplatif simple et sans fioritures.
S’en suit « Buried Alive », dont l’intro fait bien le taff à faire monter la sauce. La basse est à l’honneur sur ce morceau, se permettant même quelques harmonies très « borderlines » avec la guitare. Et si le titre est finalement assez lent, l’envolée épique à la fin nous permet de tout pardonner.
Voici venir « Karma », mon morceau préféré, ultra groovy, ultra trippant, ultra répétitif et hypnotique, et pourtant tant de bon riffs enchaînés, le pont avec du chant rappé qui va bien, des petites pointes funk à droite à gauche, un super solo. Bref que du bonheur pour les oreilles. Ce qui nous amène au dernier titre : « Amnesty For The Green Sun », balade rock faisant la part belle aux solos et à un travaille sur l’ambiance un peu plus prononcé que sur les autres morceaux.

Un peu plus de 35 minutes de musique pour ce premier EP, et de réels qualités chez Sons Of Apache se dévoilent. Il y a cependant de la place pour de l’amélioration, dans certains placement de la gratte, mais surtout dans la production. En effet la batterie est en retrait, la guitare trop en avant (surtout sur les aigus), le chant est lui aussi en retrait et paraît moyennement maîtrisé.
Ceci étant dit I est déjà un album solide et ses quelques défauts n’entachent en rien son écoute. L’ambiance et le feeling sont là, les bases sont bonnes !

Lien Dogmazic
Site Officiel

Chronique – I Sing The Body Electric


CC by-nc-sa 2.0

3ème album du one-man-band bordelais I’Dawn, I Sing The Body Electric est sorti en 2009. Et non je ne suis pas en train de faire les fonds de tiroir de l’archive, j’essaie d’attirer votre attention sur des trucs sympas moi !

Donc cet album, il reste dans la lignée des précédents sur bien des points, on retrouve la prod minimaliste et le son caractéristique, la voix fantomatique, la basse ronde, la batterie en retrait couverte par les guitares. Coté composition on retrouve aussi nos marques, le rock sombre et dépressif est toujours là, avec une intro un peu surprenante à la clarinette (« Lovely Bones »), les interludes, les morceaux plus punks, comme « Station A : Dead-end » et ceux plus introspectifs et/ou puissants (« The Lovely Sound Of Your Absence »).

Mais les différences se font aussi sentir, car si « The Last Hours Of Light » (le précédent album), marquait déjà un virage vers des morceaux plus lumineux et hargneux, celui-ci confirme cette direction plus post-rock avec des titres comme « Sunny Sunny Shitty Sound », morceau particulièrement bien titré, ou encore le titre final de l’album.

I Sing The Body Electric est ainsi toujours dans le même délire, celui qu’on aime depuis « They Shine With All The Past We Share », et cela se voit dans des titres comme l’excellent « Wood And Withered Bones ». Et simultanément on se rend compte à l’écoute que toutes les variations de la formule ne fonctionnent pas avec la même intensité, le moindre sursaut, même furtif, suffisant à rendre l’exercice glissant.

Finalement n’est-ce peut-être que la nostalgie qui parle ? Et que la claque ressentie à l’époque du 1er album est maintenant passée ? Rien de grave en somme…

I Sing The Body Electric reste un album de 16 titres bien écrit, bien construit, avec assez de fragilité pour qu’objectivement ça marche bien. On a plus eu d’album de I’Dawn depuis celui-là, donc en cas de manque on se rabat dessus régulièrement.

Lien Dogmazic

Chronique – Frog My People


CC by-sa 4,0

Le premier titre commence fort ! Du rock ! Du bon rock aux influences funk et hip-hop, on pense bien sur à Faith No More ou sur les parties du bassiste fou (leurs mots, pas les miens) un peu à Rage Against The Machine. Pourtant si les noms qui me viennent lorgnent du côté du métal, le son restera résolument rock et groovy. Un bol d’air frais que ce « Ride The Frog » !

On enchaîne avec « Vermin », titre plus classique mais redoutablement efficace, où les choeurs permettent véritablement au refrain de s’envoler vers d’autres cieux et vers un excellent solo de gratte.

On continue avec une balade, « Nothing More », dans la veine d’Alice In Chains (surtout le chant). Je dois dire qu’arrivé à ce stade du EP, c’est un choix intéressant que d’avoir placé cette balade, d’abord ça montre que ce n’est pas un genre mort (hé non), mais aussi que The Bundy n’hésite pas à explorer d’autres territoires. C’est donc un titre plus introspectif, avec de belles harmonies dans les arrangements et une guitare soliste qui nous emmène avec elle.

The Bundy, mais oui, The Bundy c’est le nom du groupe qu’on chronique aujourd’hui, avec leur EP Frog My People, je ne l’avais pas dit ? L’émotion sans doute. Formé en 2009, le groupe compte 5 membres, ils publient en CC by-sa (c’est suffisamment rare pour être signalé) et annoncent même qu’ils fourniront les stems pour faire des remix (ça c’est encore plus rare). La musique n’est pas seulement bonne, elle est donc bien diffusée. D’ailleurs, revenons-en à la musique.

Dernier titre… Quoi ? Oui, déjà le dernier titre… Bon il s’appelle « B(l)acklisted », avec lui, on retourne vers les contrées funk/hip-hop, on y trouve quelques ponts sympas et un groove toujours aussi présent. C’est définitivement le morceau qui jette le feu au poudre en donnant envie de sauter partout, mais… Bah qu’est-ce que c’est que ce bordel ? Seulement 4 morceaux sur cet EP, mais ils se fichent de nous ? Aller ça ira pour cette fois, mais qu’on ne vous y reprenne plus…

Lien Dogmazic
Site Officiel

Chronique – do this/do that


CC by-nc-sa 2,0

Fukked Up est un défunt groupe de grunge allemand. Do this/do that sorti en 2011 est le seul enregistrement que je connaisse de ce groupe.

Dès les premières notes résonne le spectre de Nirvana. Que ce soit la voix ou les guitares tout vous rappellera de manière presque confondante le groupe de Seattle. Mais alors est-ce que c’est un problème ? Hé bien pas du tout.
Nirvana était un groupe avec une alchimie sonore tout à fait unique et évoluant dans un univers musical relativement étroit. C’est donc un véritable tour de force que réalise Fukked Up, que de faire à ce point du « more of the same » sans que jamais la lassitude ne s’installe.

7 morceaux pour environ 25 minutes, c’est court, mais tout est tellement parfais, le son, la composition, même la durée des titres. C’est court mais aussi sûrement suffisant, l’impression de déprime général étant relativement élevée il pourrait presque être dangereux d’en avoir plus. Je blague bien sur (enfin vous jugerez vous-même), car Fukked Up n’existant plus, nous ne risquons pas de si tôt d’avoir la suite de cette excellente galette.

Lien Dogmazic

Chronique – Eclair Obscur



C Reaction

Chronique d’une des dernières publications sur Dogmazic.net, un album d’ambiant-indus qui s’appelle Éclair Obscur produit par la formation Claire Obscure et distribué dans nos contrées par le netlabel français Le Colibri Necrophile (connus pour ses compilations « Nektar » entre autres).

6 Morceaux durant chacun 3 minutes 40 secondes, voilà qui est plutôt court pour le style. Heureusement la qualité est au rendez-vous, ainsi les ambiances développées sont vraiment spécifiques, elles sont urbaines et pourtant bien loin de la froideur attendue. Il s’en dégage plutôt une chaleur et une vie tout ce qu’il y a de plus organique (avec un fort coté cyberpunk). Cela est dû notamment à l’emploi de nombreuses percussions et de voix ralenties, inversées et trafiquées.

Si les inspirations du titre d’ouverture restent assez claires, celui-ci se nommant : « William’s Burroughs’s Blade Runner », les autres sont plus mystérieux pour moi. Nul doute qu’ils résonneront plus pour vous.

Sur « Hidden Lie In Heaven », les sursauts rythmiques et l’incursion d’un piano nous sortent un peu de la torpeur, permettant à l’album de se finir sur le titre le plus synthétique de tous : « Wisdom Within Neverending Silence », machinique au possible, mais non dépourvu d’humour.

La fin de la galette est un peu brusque et laisse un petit goût de voyage à peine fini alors qu’il vient de commencer, c’est un peu dommage.
Je vous invite, pour vous consoler, à vous tournez vers les autres productions du Colobri Nécrophile, j’aurais d’ailleurs l’occasion de vous en reparler à propos du Gestalt Orchestra (teasing inside).

Lien Dogmazic
Site officiel du Colibri Nécrophile

Chronique – Escape From The Dying Star


CC by-nc-nd 2.5

Voici un album que j’écoute régulièrement depuis plusieurs années (2010 pour être précis). C’est un album d’électro métal instrumental contenant 10 titres, dont une intro et un remix, datant de 2009.

On y retrouve des tempos relevés avec les riffs mono-note typiques, agrémenté de breaks mid-tempo et de synthés qui tachent sur les refrains. Un morceau comme « Dead End » est tout à fait représentatif, si vous ne deviez en écouter qu’un ça serait sans doute celui-là, il procure en effet un fort bon sentiment d’élévation. Le reste de Escape From The Dying Star vous pousse en avant de la même manière, à coup de rythmiques jungle, de diverses syncopes et de plans mélodiques. Bref vous l’aurez compris il y a un peu de tout, c’est globalement assez in-your-face (à l’exception d’un ou deux titres), et diablement efficace !

S’il y a un reproche à faire à cet album, c’est bien la prod un peu trop clean et synthétique qui en ressort, cela se ressent particulièrement sur la batterie, qui malgré le travail évident reste un peu froide. Un morceau comme « The Gathering », proche d’un groupe comme Red Harvest, sur lequel il y a énormément de jeux de toms aurait vraiment bénéficié d’une vraie batterie. Surtout que la section rythmique est vraiment classique du métal : guitare-basse-batterie, sans fioriture électro sur le kick ou la caisse claire.

L’album file d’une traite, les morceaux sont variés, catchy et amples, tout ce qu’on aime dans ce style !

Un petit mot du remix du titre éponyme par Technomancer, il s’agit d’un remix techno, il est donc relativement plus répétitif que le morceau d’origine. Il propose un déroulement de très bonne facture et d’excellentes parties, même s’il est aussi très long (plus de 8 minutes!), on est donc pas fâché que ça s’arrête à un moment donné. Surtout bien sur si dans l’électro métal c’est le métal que vous préférez.

Espérons donc que Laho, nous sorte un jour la suite de cet excellent album !

Bandcamp
Lien Dogmazic

Des liens et des liens…

Le mouvement des cultures libres est plus grand qu’on ne le croit, et encore, nous n’avons ici qu’un bout du bout de la pointe du sommet de l’iceberg…

Des collectifs à la pelle…

netlabels et collectifs
On est là !!!

On me demande parfois « mais où sont les artistes, les collectifs, tu peux m’en citer quelques uns ? » Vous savez quoi ? Sur le blog ! Non, pas forcément dans les articles qu’on publie, enfin, si mais ce sont des coups de cœur, des albums qu’on a remarqué, des univers qu’on souhaite vous faire partager, d’ailleurs pas forcément présents sur Dogmazic aussi… Mais beaucoup de nos découvertes musicales se font grâce aussi aux liens que nous avons sur notre blog, oui ceux-là même, à gauche, intitulés « Musiques Libres ! » ou « Netlabels et Collectifs ».

Car oui, il y en a plein, des tonnes, des univers totalement différents (de la pop indonésienne de Kanal30 à l’ambient sud-américaine du LaBel Netlabel)…

Découvrez et faites-nous découvrir !

Bonnes découvertes, et si l’envie vous prend de nous faire découvrir à votre tour des pépites, n’hésitez pas à nous en parler sur le forum ou sur IRC (chat en direct), nous nous ferons un plaisir de vous publier !

Chronique – Naskigo



CC by-nc-sa 4.0

Dernière publication en date sur le site, Naskigo, par 6klop, est un court album d’électro-baroque de 7 titres pour environ 35 min de musique.

Le titre éponyme est orienté ambient-baroque, avec l’usage d’instruments classiques, là où le second : « Kalai », surprend par sa rythmique drum’n bass. Ces deux morceaux donnent une image assez claire de la musique de 6klop : des nappes planantes, parfois inquiétantes ou bruitistes, cohabitent avec des sonorités plus douces de cors, de violon ou de contrebasse.

Les morceaux décrivent des paysages assez complexe, fourmillant de détails, un joli travail d’orfèvre, comme le développement de « Mir » : sa caisse claire frottée et sa basse inversée. À la limite des larsens, le son y glisse doucement vers l’industriel, mais sans jamais n’être agressif ou brutal.Ça rappelle un peu un groupe comme Orka, si certains connaissent…

L’album se termine sur deux titres : « Crane » et « Spectre ». Le premier est plus répétitif. Ils proposent leur lot de surprises (les claviers sur l’intro de « Spectre »), ainsi que de beaux chevauchements rythmiques.

Naskigo est définitivement très visuel, il fait venir très facilement images et sensations à l’auditeur. Il n’y a nul doute qu’il puisse aussi aisément servir d’accompagnement pour d’autres arts. Les morceaux « simples » côtoient les compositions plus complexes, cela ne présage que du bon pour le prochain, si prochain il y a !

Lien Dogmazic