Archives pour l'étiquette LinuxMAO

Granularity

Petite trouvaille du net au hasard…

Pas seulement parce que c’est de la musique libre mais aussi pas seulement parce que c’est une vidéo publiée avec une licence Creative Common By NC ND. Non simplement parce que c’est assez chouette comme visuel…

Ah oui, autre chose, la musique a été créée avec Renoise, soft propriétaire disponible avec Linux pour faire votre MAO…

Granularity (video edit) from redhoot on Vimeo.

I spilled some particles and vibrated some membranes in the process.

Listen to the full track here :
https://soundcloud.com/redhootoboemonger/granularity

all visuals and audio by redhoot (cc by nc nd) 2015

CARPETS & TAPESTRIES [PRÉCOMMANDES]

L’AMMD est une coopérative d’artistes libres produisant de l’Art Libre avec des matériels et des logiciels libres.

A l’origine structure de production musicale (albums puis tournées, spectacles, créations), en s’ouvrant aux autres disciplines, elle est devenue une sorte d’incubateur, de centres d’essais et de coopération d’artistes dans lequel tout est possible, avec une démarche sociale fortement ancrée du côté du « monde du libre » et de l’indépendance, ainsi qu’une sensibilité écologique assortie d’actions et non de subvention !

Et comme ce sont des potes… :)

CONCERTO POUR ÖTTOTAMPONEUSES ET ORCHESTRE DE CHAMBRE DE PASSE

Hey yo !

Carpets & Tapestries, la nouvelle came de Sebkha-Chott est en route pour se faire vendanger les sillons par tout ce qui voudra bien se l’introduire (y compris auto-radio, chaîne Hi-Fi, Tractopelle – pas besoin de permis). Arrivée prévue le 17 octobre 2015, tu ferais mieux de t’y préparer et surtout de précommander ce game changer !

Préacheter !

Revolution Sound Records – Derrière le front, de People Ignore who i Am

Faire de la zic avec des logiciels libres, c’est juste nickel. Mais la musique elle-même ? Libre aussi ? Le collectif Revolution Sound Records regroupe des artistes qui publient exclusivement avec des licences de libre diffusion. Et aujourd’hui c’est People Ignore who i Am, du collectif RSR qui publie son dernier album Derrière le front. L’occas de vous parler un peu de musique libre, de PIA et de RSR.

J’ai eu l’occas de taper un brin la tchatche y’a quelques temps avec Olinuxx, par IRC interposé, lors de la dernière Install Party Giroll. Et il m’a gentiment convié à venir présenter le collectif RSR sur LinuxMAO.

A priori pas évident puisque LinuxMAO traite surtout de la production audio avec des logiciels libres. La musique libre, c’est un autre sujet… Et publier une news sur LinuxMAO pour présenter un collectif qui existe depuis plusieurs années, ça aurait vraiment été super hors sujet. J’ai donc patienté, histoire d’avoir vraiment une news à fournir et c’est PIA (People Ignore who i Am) qui vient, aujourd’hui de me fournir la méga news à vous annoncer :

PIA, membre du collectif RSR, publie aujourd’hui un nouvel album tout neuf, Derrère le font, à télécharger librement et tout à fait légalement, et à redistribuer à un max de personnes absolument légalement aussi, parce que c’est ça la musique libre. Merci PIA PIA Noël smile.

L’album s’appelle Derrière le front

People Ignore who i Am - Derrière le front

Pour bouger son popotin tout en titillant ce qui se cache derrière le front…Ce qui, chez nous humains, ne se fait quasi jamais de façon simultanée. Alors que chez les bonobos, si.

Une expérience donc, à ne pas manquer.

L’album entier est téléchargeable en un seul clic.
Mais aussi les titres :

1. Dansophobia (mp3paroles)

2. Langage diplomatique (mp3paroles)

3. Ça s’aime (mp3paroles)

4. Derrière le front (mp3paroles)

5. On y croit (mp3paroles)

6. Plan social (mp3paroles)

7. Et moi (mp3paroles)

8. Pas maintenant (mp3paroles)

9. Le dernier Onfray (mp3paroles)

10. Des hommes (mp3paroles)

11. Qu’avons-nous fait ? (mp3paroles)

En prime, pour les amoureux de karaoké, la version instrumentale de tous les titres de l’album est aussi disponible.

Les images pour une pochette ou le recto et le verso sont aussi à disposition des amoureux de supports physiques qui ne manqueront pas de se le fabriquer artisanalement, avec leurs petites menottes agiles.
Avant bien sûr de le diffuser largement afin de donner à cette Œuvre majeure l’audience qu’elle mérite (c’est à dire universelle).

Merci à Jean-Luc (JLJN) pour l’artwork et à Zeco de RSR pour les voix sur « Derrière le front ».

Le tout est publié sous licence Creative Commons BY-NC-ND, même si PIA ne demande pas mieux que certains s’amusent avec ses titres pour en faire d’autres.

Vous trouverez aussi plein d’autres musiques libres sur le site du collectif Revolution Sound Records. N’hésitez pas non plus à venir taper la tchatche sur notre forum, si vous avez des questions pour savoir c’est quoi en vrai la musique libre… ou simplement pour passer nous faire coucou.

Le contenu de cette page est licencié sous les termes licence.

Les Trackers

À l’origine des tracker était une constatation, celle que les mémoires des machines étaient faibles et qu’elles ne pouvaient modifier à la volée les sons. un peu comme le principe du MIDI, nous avons donc dans chaque « module », les sons en brut, puis les instructions pour les jouer. C’est cette particularité qui permet à des musiques faites sous tracker de ne pas prendre beaucoup de place (on utilise alors beaucoup de formes d’ondes de quelques ms). Puisque tout est lisible et visible, les sons comme les instructions pour les jouer, on a là les prémices de ce qu’on pourrait appeler « faire de la musique open source », car toutes les sources sont ici disponibles, exploitables et exportables…

Un module est un fichier informatique destiné à du contenu audio numérique contenant à la fois une partition de musique pour plusieurs instruments, ainsi que deséchantillons des notes des instruments en question. Un logiciel lecteur de modules effectue donc la synthèse de la musique à partir de ces deux données.

Les modules différent aussi bien des fichiers sons qui reposent sur un échantillonnage du signal audio pendant toute la durée de l’interprétation d’un morceau (comme WAVEMP3OGG ou AAC), que des fichiers MIDI ou des Chiptunes qui ne contiennent qu’une partition. Contrairement aux fichiers sons, et comme dans le cas des fichiers MIDI, la musique issue d’un module est synthétisée au moment de la lecture à partir d’échantillons de notes, ce qui assure une grande compacité au format. Cependant, dans le système MIDI ces échantillons de notes se trouvent sur le système de lecture : l’interprétation est donc différente selon le système. Le système des chiptunes est analogue au système MIDI, à ceci près que la synthèse de la musique n’utilise pas d’échantillons de notes mais un circuit générateur de son, donc dépendant lui aussi du matériel utilisé. Au contraire, les modules intègrent les échantillons voulus dans le fichier lui-même, ce qui garantit une synthèse identique quel que soit le lecteur.

Les logiciels qui permettent de composer de la musique sous forme de modules sont appelés trackers ou sound trackers.

Source : Article Wikipédia sur les modules.

Ce sont ces « trackers » qui ont fait les belles années des Atari et Amiga restent encore populaires dans les milieux underground musicaux. Musique 8 Bits, de jeux vidéos, styles électro… tous ces styles s’écoutent encore sur la web-radio Nectarine.

Il existe une pléthore de sites de modules, parmi les plus célèbres, The Mod Archive, Nectarine, Scene.org

Sous Linux pour créer des modules, vous avez :

Radium

Un tracker dans le plus pur style.  Radium est un logiciel dans la plus pure tradition des tracker, tout en ajoutant une dose de modernité qui en fait une solution complète.

Radium

Renoise

Un des logiciels les plus connus aujourd’hui en matière de tracker. Puissant, moderne (prise en charge des VST), il est adopté par pas mal de gens.

Renoise

D’autres logiciels ici.

 

À vous jouer !

Culture Musique Libre : Les dessous techniques de l’AMMD

Cette nouvelle nous vient du site linuxfr.org, nous reproduisons l’article grâce à la licence proposée.

Posté par le 12/07/12 à 00:20. Modéré par Pierre Jarillon. Licence CC by-sa

L’AMMD est une association qui promeut l’art libre et le copyleft dans une forme particulièrement puriste. Fondée initialement autour du groupe Sebkha Chott, dont un nouvel album (The Ne[XXX] Epilog) financé par souscription sort le 22 septembre prochain, l’association chapeaute une bonne douzaine d’artistes avec une composante musicale importante, même si on y trouve d’autres formes d’expression.

L’association en général et le groupe Sebkha-Chott en particulier mettent en œuvre des moyens techniques, bien souvent issus de projets maison. Le tout est bien entendu libre.

Voir en deuxième partie de dépêche les détails techniques.

Côté enregistrement, l’AMMD a monté son propre studio disposant de deux machines sous Debian GNU/Linux (distribution Wheezy personnalisée), et de cartes sons RME HDSP9652/Alesis HD24XR/Focusrite Saffire Pro 40, le tout alimenté par des préamplis TL-Audio.

L’enregistrement, le mixage, et même le mastering sont réalisés sous Ardour grâce à un plugin d’égalisation 31 bandes et quelques astuces pour fabriquer des crossovers et des compressions multi-bandes.

Côté musique, Sebkha Chott qui tenait par le passé plus du big band avec parfois plus de 30 musiciens, a évolué vers un « quatuor à trois » et s’est tourné vers la musique électronique pour compenser la réduction d’effectif. Bien souvent, la musique électronique impose une forme figée car programmée à l’avance. C’est pour éviter cet écueil que le groupe a développé des outils pour conserver l’aspect « organique » et spontané de leur musique.

Au « line-up humain » de 3 musiciens jouant de 7 instruments, à savoir batterie, basse, guitare, tubular bells, grötterie (sorte de vielle à roue basse à une seule corde créée par l’un des membres de l’AMMD), saxophone et voix, s’ajoute donc un « line-up » électronique composé de :

  • quatre synthétiseurs Alsa Modular Synth, dont 2 polyphoniques, respectivement nommés :
    • AMSBass (pour le bas du spectre, un synthétiseur assez orienté dubstep),
    • AMSChords (polyphonique – il assure la partie harmonique),
    • AMSLead (polyphonique – il récupère les lignes mélodiques),
    • AMSCtLead (un synthétiseur monophonique très simple, avec un gros portamento, très typé Dr Dre, qui contre-chante généralement l’une ou l’autre des voix de AMSLead),
  • un sampleur Tapeutape chargé tout autant de gérer une batterie électronique basé sur des samples tendant à l’agressivité et au remplissage des extrêmes du spectre que de gérer des samples plus mélodiques (voix bulgares, pianos, soufflants…),
  • un séquenceur MIDI seq24 (version personnalisée) qui pilote les synthétiseurs.

Concrètement ce line-up électronique est piloté par un pédalier qui permet au groupe de contrôler le séquenceur MIDI sur scène. Ce pédalier basés sur une board a été construit par le groupe pour satisfaire à des impératifs d’ergonomie et de prix, Il sert notamment à enregistrer des boucles sur scène pour rejouer par dessus ensuite.

Sur scène, les membres de Sebkha-Chott disposent également d’écrans tactiles qui leur permettent de piloter des effets vidéos, lumineux et sonores au travers de Ghislame, un logiciel maison développé en C/C++ (ésotérique !!!) basé sur la librairie graphique FLTK (Fast and Light ToolKit) dont l’objet est de créer des interfaces de contrôles OSC, et qui se veut -à terme- relativement grand public, les interfaces pouvant être créées grâce à fluid, l’outil de création de GUI lié à fltk, sans aucun recours à C/C++.

Leur musique proprement dite est diffusée au format FLAC 24 bits qui présente le double avantage d’être un format de compression non destructif contrairement à l’ogg vorbis, et de proposer un encodage sur 24 bits qui permet de rendre plus de nuances qu’un CD audio encodé sur 16 bits.

Les fichiers de mixage de toutes les œuvres des groupes de l’AMMD sont téléchargeables sur archive.org. Il s’agit d’une sorte de mise à disposition des sources assez inédite dans le monde de la musique et qui n’est pas imposée par la licence art libre dans laquelle seule la copie de l’œuvre est concernée.

La dernière innovation qui doit émerger à l’occasion du nouvel album de Sebkha-Chott est le projet de net album « Spider Jessica ». Les arrangement de la musique évoluant au cours du temps, l’idée de Spider Jessica est de proposer un site qui sache gérer les différentes versions d’un même morceau, laissant la possibilité à l’utilisateur de proposer ses propres remixes et de composer son album personnalisé avec ses versions favorites.