Archives de catégorie : Initiatives Libres

Quelques initiatives de nos copains toujours sous licences libres et ouvertes !

Festival « Dub en sauce 2 » – 17 et 18 oct à Montpellier

En partenariat avec Dogmazic, les Cristaux Liquident présentent…

Le festival « Dub en sauce 2 » (recettes méditerranéennes)
vendredi 17 & samedi 18 octobre 2008 – Montpellier

flyer dub en sauce 2

Comme pour la première édition, le festival “Dub en sauce”  s’intéresse à une zone de l’Europe particulièrement créative : le bassin méditerranéen. On y croisera et mélangera pour la première fois sur les terres françaises du dub hispano – argentin, Sarde, et du sud de l’Italie.

::: Artistes :::

Arrogalla (LCL rec. Sardaigne) /// Un « one-man-dub » électronique par un archéologue sonore spécialisé dans l’exploration des musiques traditionnelles Sardes.

Jambassa (AQBMP rec. Italie) /// Un retour futuriste aux sources de la « black music » électronique.

King disciple (Montpellier) /// Des bases reggae et dub roots mariées à l’énergie du steppa dub.

PakuPaku (LCL rec. Montpellier) /// Une session mix généreuse et éclectique, roots, electro, digital laptop reggae, drum’n’dub, curiosités et autres perles…

Peak (AQBMP rec. Italie) /// Une excursion « ambient-dub » dans les ambiances paisibles des montagnes du sud de l’Italie.

Roots ista Possee meets Volfoniq (Paris Montpellier) /// Une performance inédite, l’électro-dub instrumental de Volfoniq face au « digital dub » massif de Roots ista posse.

Volatil (LCL rec. Espagne) /// Une fusion multicolore originale pour ce trio Argentino-hispano-anglais(Mc, machines, Dj)

::: Programmation :::

>>> Vendredi 17 octobre – à partir de 19h00

PakuPaku (LCL rec. – Montpellier) : Dj mix dub, reggae & curiosités
Arrogalla (LCL rec. – Sardaigne) : live folk dub
Volatil (LCL rec. – Espagne) : live d’n’b / dubstep + MC

>>> Samedi 18 Octobre – à partir de 19h00

King Disciple (Montpellier) : live dub roots / steppa
Jambassa (AQBMP rec. – Italie) : live digital roots
Volfoniq meets Roots Ista Posse (MontpellierParis): live dub clash !
Peak (AQBMP rec. – Italie) live ambient dub

dub en sauce 2 gif animé

::: Pratique :::

Le Baloard – 21 Bd Louis Blanc – Montpellier
(Centre Ville / Tram ligne 1 ou 2 – Arrêt Corum)

PAF : 8 euros / soirée
Ouverture des portes à 19h00

+ d’infos :

http://www.dubensauce.org
(compilation sous licence creative commonsen libre téléchargement)

Artischaud, le festival des cultures libres !

On ne va pas se le cacher, organiser des événements c’est lourd, ça demande du temps, des gens et de l’argent… Mais qu’est-ce que c’est bien !!!

Pour mettre en avant les artistes libres et toutes les formes créatives disponibles sous licences ouvertes, l’association Musique Libre! édite le projet Dogmazic, elle soutien activement la démarche du festival Artischaud qui dans la même optique œuvre pour la libre circulation des créations.

L’Artischaud se déroulera du 22 au 27 septembre 2008 à Lyon. Soyez nombreux pour soutenir ce gros projet !

En partenariat avec Jarring Effects, l’Université Lumière Lyon 2, la Mairie de Lyon, Radio Pluriel, Moult’ez Arts, les EPM du Lyonnais et bien d’autres, ce festival sera l’occasion idéale pour voir en chair et en os vos artistes favoris, participer aux événements, vous informer, nous rencontrer.

Vous pouvez modifier les logos, détournez-les comme vous voulez et transmettez-nous vos œuvres sur

artischaud |at| yahoo.fr

Elles seront disponibles en licences ouvertes et s’afficheront sur le site !

Voici le programme détaillé du festival :

// LUNDI 22 SEPTEMBRE //
>> 11h00 : Information sur la culture libre – Maison des étudiants de l’ Université Lyon2 (Bron).
>> 13h00 : Concert Tsunami Wazahari (Bordeaux) Electro-Dub – à l’Amphi Culturel Université Lyon2 (Bron). Entrée Libre
>> 20h00 : Scène Ouverte – au K-Barré.
Espace de téléchargement et d’enregistrement libre et gratuit musiques et Logiciels.
Entrée Libre – Adhésion K-Barré 1€.

// MARDI 23 SEPTEMBRE //
Thème « Internet et les auteurs, un danger ? »
>> 11h00 : Information sur la culture libre – cour du 74 rue Pasteur de l’Université Lyon2 (Quais).
>> 15h00 : Conférence « Les enjeux du copyright et du copyleft » – à l’Université Lumière Lyon II (Quais). Entrée Libre
>> 18h30 : Conférence « La culture libre de sa naissance à nos jours » – à l’Université Lumière Lyon II (Quais). Entrée Libre
>> 21h00 : Projection « Good Copy Bad Copy » & Débat autour du téléchargement – à la Boulangerie du prado. Entrée Libre – Adhésion 1€

// MERCREDI 24 SEPTEMBRE //

Thème « Les cultures par tous? »
>> 11h00 : Information sur la culture libre – Maison des étudiants de l’ Université Lyon2 (Bron) et cour du 74 rue Pasteur (Quais).
>> 15h00 : Conférence « La place de la culture en rapport avec les nouveaux moyens de créer et de diffuser » – à l’Université Lumière Lyon2 (Quais). Entrée Libre
>> 18h00 : Atelier Logiciels Libres pour le graphisme – MJC Vieux Lyon.
>> 19h00 : Vernissage Exposition « Au dela du virtuel » par les EPM du Lyonnais – MJC Vieux Lyon. (Exposition toute la semaine du festival)
>> 20h00 : Trio Led Crush (Lyon) Chanson-Théâtre-Humour – MJC Vieux Lyon.
Entrée à prix libre – Chapeau
Espace de téléchargement libre et gratuit musiques & Logiciels.

// JEUDI 25 SEPTEMBRE //
>> 11h00 : Information sur la culture libre – Maison des étudiants de l’ Université Lyon2 (Bron).
>> 13h00 : Concert show case Godon (Lagraulière (86) Rock from Borrèze– Université Lyon2 Bron(Amphi culturel). Entrée Libre
>> 20h30 : Concert Delgarma (Lyon) Folk-World – Péniche Le Sirius.
>> 22h00 : Concert VS (Paris) Post-Rock – Péniche Le Sirius (cale).
Entrée Libre – Chapeau.
Espace de téléchargement libre et gratuit musiques & Logiciels.

// VENDREDI 26 septembre //
>> 21h00 : Résidence Compagnie Lakim et DJ’s (programmation MJC Perrache).
>> 22h00 : Concert Godon (Lagraulière (86)) Rock from Borrèze
>> 23h30 : Concert Vax Enterpriz (Lyon) Electro Hip-Hop
>> 00h30 : Concert Olip (Besançon) Drum’n’Break
>> 01h30 : Concert Altoclark (Lyon) Electro 8 bits
Ces concerts auront lieu au Marché Gare (fermeture des portes 3H)
Tarifs : 5 à 7€. (tarif réduit précaires et étudiants)
Espace de téléchargement libre et gratuit musiques & Logiciels

// SAMEDI 27 septembre //

>> 21h00 : Concert Tsunami Wazahari (Bordeaux) Dub-Electro featuring DamDi (Grenoble) Hip Hop
>> 22h00 : Concert Volfoniq (Montpellier) Electro-Ethno-Dub
>> 23h00 : Concert Cyber Mudjahedeen (Lyon) Hard Dub’n’Bass
Ces concerts auront lieu au Sonic (péniche le Mascaret)
Tarifs : 5 à 7€. (tarif réduit précaires et étudiants)
Espace de téléchargement libre et gratuit musiques & Logiciels

N’hésitez pas à nous contacter pour toute demande d’information, d’aide sur le festival… Nous serons ravis de vous répondre !

contact |at| festival-articho.org

1/08/2008 – OPA (Paris 12e) – Soirée Fresh poulp records & Radio404

Nous relayons cette info émanant d’un des meilleurs labels présents sur Dogmazic. C’est dans une semaine, alors, si vous êtes dans le coin, ne vous privez pas d’une excellente soirée de musique libre !

freshpoulp.jpg

Le vendredi 1er Août, pour fêter la sortie du court-métrage de JJ Bors, Radio404 et Fresh-Poulp Records organisent une grande soirée electro dancefloor à l’OPA, 9 rue Biscornet à Paris 12° :

2oh3o : Projection du court-métrage El Plan B (vost)
Après avoir subi un accident de la route qui le laisse partiellement amnésique, Bernardo a du mal à accepter une réalité qui ne semble pas lui plaire, et la fuit pour une fantaisie qui l’émeut bien plus, bien qu’elle puisse se révéler dangereuse… « Le Plan B » est une histoire ouverte qui épouse la forme d’un thriller psychologique…

21h : Rafiralfiro Trio (Fresh Poulp Records/dMute)
Electro latinorientale aux accents dub & hip-hop. Sonorités envoutantes, mystiques, une mise à nu rendue possible par la fusion de la musique électronique et acoustique. Un beau et long voyage.
Rafiralfiro (clavier/machines), Icko (batterie), Ertug Tahmaz (basse) + puKiel (vj)
( www.myspace.com/rafrafraf )
( www.myspace.com/pukiel )

23h : Spoonbill (Melbourne, AUS) (Omelette Records)

Electro-groove / Downtempo. Graphiste et musicien reconnu, Jim Moynihan a joué avec les plus grands (Amon Tobin, Kid Koala) et exposé ses œuvres dans les musées du monde entier. Entre funk electrocutée et downtempo mordant, Spoonbill vous accrochera fermement l’oreille pour vous entraîner dans sa jungle sonore!
( www.myspace.com/spoonbillsound )
( www.omelette.net.au/artist/spoonbill )

00h45 : Ecoplan (Ekler’o’shock/Fresh Poulp Records)
Electronica / Dancefloor. Vous le ratez vous vous pendez! Coqueluche des webzines, découverte electro de France info « l’homme qui a le toucher » électronique nous offrira une prestation aussi rare qu’intense!
( www.myspace.com/ecoplan )
( http://ecoplan.hespel.com )

02h00 : Alto Clark + Vj puKiel (1/G /Fresh Poulp Records)
Electronica / 8-bit. Le roi du Diskore ! Eight-bitter fou, membre du collectif 1/G, sera accompagné de puKiel pour une performance audiovisuelle complice.
( www.myspace.com/altoclark )
( www.myspace.com/pukiel )

03h30 : Monkeymarc (Melbourne, AUS) (Combat Wombat/Elefant Traks)
Abstract Hip-hop / Downtempo. Monkeymarc est l’homme aux commandes de Combat Wombat, le très engagé crew hip-hop australien. Il est aussi un fidèle défenseur du hip-hop aborigène. Son nouveau projet solo s’aventure sur les terres de la bass music et du downtempo, entre hip-hop instrumental gonflé aux overdubs et fulgurances dubstep, le tout accompagné d’une pincée de musiques du monde…
( www.myspace.com/monkeymarcbeats )

04h30 : The Indian Guy (Radio404 / Fresh Poulp)

Dj set electro drum’n’bass
( www.myspace.com/mnroy )

http://www.erreur404.org
http://www.fresh-poulp.net

Libre accès -> RMLL ! (Artischaud ?)

Bon, Libre accès, voilou, et revoilou, et t’en re-veux. De la mairie du IIe à la Cantine, en passant par le point névralgique, le Ministère de la Crise du Logement. & Paf, de suite semaine après, Cantine encore dis voir, fête firefox3, y étions aussi, réalisant entre Mexique France la quadrature de l’emploi du temps :

dogmazic est chaud bouillant pour le panda

Cela étant, et toutes choses étant égales par ailleurs, « de commencements en commencements par des commencements qui n’auront pas de fin« , disait Grégoire de Nazianze, on z’y va maintenant à Mont-de-Marsan : tsunamiza-wazarizationn du conglomérat de gnurdz en folie . Oui… désolés… le jeudi 3 juillet au soir, une carnavalesque meute de gnurdz chauds comme des macaques frétillera et moovera son petit corps sur de la musique libre mixée rien que pour eux, chanceux ;^D

Carnaval!!!

A diffuser dans l’artichaut !

 

Libre Accès – Paris le 20/06/2008

libre accès
Le vendredi 20 juin 2008, dans l’enceinte de la Mairie du 2ème arrondissement de Paris :

- Concerts de musiques libres. Des groupes qui autorisent la copie, la diffusion et la modification de leurs morceaux,
- Projection de films, documentaires, courts-métrages librement enregistrables, diffusables et modifiables,
- Installations et performances artistiques libres comme l’air,
- Surprises en vue, ateliers de créations et de re-créations entre artistes et le public libérés du copyright.

Organisé par Bellinux, Dogmazic, Lonah et Ralamax Prod, des associations qui encouragent la création libre issue de l’internet, du numérique et des logiciels libres.

Avec Copyleft Attitude, Parinux, Macaq, T.R.A.C.E.S., In Libro Veritas, Framasoft

Depuis bientôt 10 ans, de nouvelles pratiques de créations artistiques ne cessent de s’affirmer en reformulant le droit d’auteur conventionnel. Elles autorisent la copie, la diffusion et la transformation des œuvres dans le respect du droit des auteurs.

Ni pirate, ni propriétaire exclusif de la création : ouvert au partage !

Venez nombreux découvrir des artistes qui se jouent de l’interdiction de copier leurs oeuvres ! Toutes formes, tous médias, toutes qualités possibles. Plaisir d’offrir et joie de recevoir, l’échange est au rendez-vous de la création libre.

L’accès est libre, la liberté est l’accès à la culture pour tous.

Le vendredi 20 juin 2008, dans l’enceinte de la Mairie du 2ème arrondissement de Paris.

Toutes les infos sont sur LibreAcces.org

Brigade Neurale & Midinette Records remix/cover contest

Puisque c’est la saison des remix, avec par exemple ce site proposant les morceaux d’un artiste assez célèbre 🙂 nous relayons cette info provenant de la Brigade Neurale.
English version below

La Brigade Neurale (http://www.brigadeneurale.org) s’est associée avec Midinette Records (http://www.midinetterecords.net) pour réaliser un concours de remix, reprises, réarrangement de l’ensemble du catalogue Midinette records (les releases MIDI01 à MIDI18 sauf MIDI15). Cela comprend un vaste choix de plus d’une centaine de titres !

Comme d’habitude le concours est ouvert à tous, et l’inscription se fait en nous envoyant un simple mail ! Il est ouvert pour une durée de 6 mois, et fera l’objet d’une netrelease.

Nous pourrons fournir les pistes séparées de certains morceaux (nous ferons une liste), demandez-nous, on verra ce qu’on peut faire ! En tout cas, les pistes qu’on aura à disposition seront accessibles sur notre site donc mettez-le en favori

http://www.brigadeneurale.org/midinette.html

Les Règles :

– La durée du morceau doit être de 3 à 4 minutes
– Utiliser des éléments d’un morceau (ou de plusieurs – ça peut être intéressant) de Midinette Records, et nous indiquer lequel !
– Pas de restriction au niveau du style, ou de la vitesse
– Les titres proposés devront être validés par les artistes remixés pour être distribués.

La Brigade Neurale et Midinette Records distribuent gratuitement leur musique sous licence Creative Commons.

——ENGLISH VERSION——-

La Brigade Neurale (http://www.brigadeneurale.org) associated with Midinette Records (http://www.midinetterecords.net) for a remix,cover, re-edit, re-make contest of the entire Midinette releases (From MIDI01 to MIDI18 except MIDI15). You can choose between almost 100 tunes !
As usual this contest is open to anyone, and registration is as simple a mail, send us your name and a link to your website ! You have 6 month from now and your work will be on a netrelease !
We can provide separate outputs from some tunes (not all of them, we’ll make a list asap), ask us and we’ll see what we can do. All the separate outputs we have will be available on our website, so bookmark us !

http://www.brigadeneurale.org/midinette.html

Rules :

– Length must be 3 or 4 minutes
– Use elements from a Midinette tune (or several ones – it can be interesting) and tell us wich one it is !
– No style or speed restrictions
– The titles you submit will be check by original artists for validation.

La Brigade Neurale & Midinette Records shares their free music under Creative Commons licence.

http://www.brigadeneurale.org

Reporté : Festival Diffuz – Seconde édition

visuel_diffuz.jpg

Les organisateurs et amis du festival diffuz nous ont fait parvenir ce communiqué qui explique les raisons du report de la manifestation :

La seconde édition du festival Diffuz devait avoir lieu à Montpellier du 10 au 17 Mai. La programmation comprenait huit soirées-concerts, quatre séances de projections vidéos, un cycle de conférences sur le mouvement du libre, des installations, des installs partys, des initiations au jeu vidéo, et une présence permanente en centre-ville avec les acteurs du mouvement du libre.

Un budget de 8000 euros et la bonne volonté des acteurs du libre devaient nous permettre de faire un festival dans de bonnes conditions. Malgré le faible coût de l’évènement, les institutions n’ont pu nous répondre dans les temps. A dix jours de celui-ci, nous avons décidé de le remettre à une date ultérieure afin d’assurer un festival de qualité.

C’est pourquoi, nous choisissons dès maintenant un autre modèle de financement et une série d’évènements tout au long de l’année appelés ”preffuz” nous amènerons à relancer le festival car Diffuz 2 aura bien lieu !

Nous sommes profondément désolés pour ce contretemps, tant pour le public que pour les acteurs du festival.

L’équipe du festival.

—————————

La seconde édition du festival Diffuz aura lieu du 10 au 17 Mai 2008 à Montpellier.

Le festival s’inscrit dans la mouvance de la Culture libre.
Il y a aujourd’hui une effervescence chez les créateurs qui choisissent la libre diffusion via le net en particulier. Diffuz s’efforce de propager toute cette production en la rendant visible auprès du public au travers de :

Projections vidéos (documentaires, divertissements, arts…) en début de soirée. Sont attendus : Kino Montpellier, Regarde à vue, (Ralamax),

Concerts quotidiens qui investissent différents lieux de Montpellier en soirée. Concerts d’ouverture et de fermeture sur l’esplanade Ch. de Gaulle. Sont attendus : Feust, Alt F4, Tsunami Wazari, Sam, Dot, Alto Clark, Sebka Chott, Otis, Godon…

Expositions d’arts numériques (installations, performances, …)

Conférences sur le mouvement du libre. Sont attendus entre autres : B. STIEGLER, F.LATRIVE.

Diffuz c’est également une présence permanente en coeur de ville, des petits concerts en journée, un point rencontre entre le public et les différents acteurs du mouvement associatif, communautés, artistes…
Sont attendus : Dogmazic, Montpellier wireless, Stereotype, Boxson…

>La libre diffusion sur laquelle s’appuie le festival se traduit par la possibilité de copier/partager toutes les productions du festival le jour même.

Le festivalier aura ainsi la possibilité d’utiliser des bornes de copie en libre-accès, véritables centres de ressources du festival dans lesquelles seront disponibles les créations des artistes participants (concerts, films…), des contenus audios, vidéos, logiciels, et des documentations…

Pour plus d’informations, vous pouvez consulter le site Diffuz sur http://blog.diffuz.org et nous contacter à contact[AT]diffuz[POINT]org.

Le monde dépendra-t-il de la culture libre ?

blank

Earth

blank

Camera

Depuis Elephants Dream1 en 2005 la scène Creative Commons de la création audiovisuelle aux exigences professionnelles est restée quasi déserte. Deux ans et demi après l’image de synthèse c’est le documentaire qui fait son baptême du feu. En effet, depuis peu un projet présente une série de documentaires professionnels, ayant pour vocation d’être diffusés sous licence(s) Creative Commons, et entièrement réalisés avec des logiciels libres. Ces documentaires sont en cours de production et dureront au total entre 90 et 120 minutes. De nouvelles vidéos font régulièrement leur apparition sur le site, ils traitent des mouvements non-violents récents et historiques en Inde.

  1. Producteur : Ton Roosendaal ; Réalisateur : Bassam Kurdali ; Licence : Creative Commons Attribution ; Durée : 10 minutes 54 secondes ; Budget : 120 000€ ; Site Web.

blank

Elements should be

Mais, si la création libre est quasi inexistante dans le milieu professionnel, n’est-ce pas parce qu’elle est incompatible avec le professionnalisme ? N’est-ce pas justement le volontariat qui caractérise la culture libre ?

Le besoin de culture est une caractéristique fondamentale de l’humanité, comme le besoin de se nourrir, de respirer et de boire. L’intérêt de l’homme pour la culture est instinctif, l’aspect volontaire de la culture est donc inné, inaliénable et primordial. Mais par dessus les caractéristiques de la société humaine s’ajoutent et s’imbriquent une multitude d’activités, parmi elles les activités professionnelles, commerciales et industrielles. Parfois ces activités peuvent avoir des conséquences directes ou collatérales désastreuses sur les domaines auxquels elle s’appliquent. La famine, et la pollution de l’air et de l’eau en sont les sinistres exemples relativement à nos besoins de se nourrir, de respirer et de boire.

blank

Elements are

Puisqu’il est le socle de la culture le volontariat n’est pas en opposition au professionnalisme, mais à travers lui il peut aiguiller le commerce et l’industrie pour éviter un autre désastre, culturel cette fois.

blank

Webcam/DVCAM

Ses activités humaines peuvent s’interconnecter et dépendre d’autres activités. De par son caractère essentiellement basé sur le volontariat la culture libre est dépendante de temps, et d’argent. Elle évolue donc au gré de ses dépendances : le temps libre, la charité, le mécénat, les subventions, etc. Or la dépendance est l’opposé de la liberté, donc contradictoire avec cette culture qui se définie comme libre. Pire que la dépendance avec d’autres activités, elle peut aussi être en conflit, comme c’est le cas avec l’industrie du divertissement. Ce conflit est le résultat d’une oppression législative et technologique liberticide menée contre les internautes par l’industrie. Ça fait donc seconde contradiction avec la culture libre.

Pour être à la hauteur de ses idéaux de liberté, la culture libre doit donc trouver des solutions face à ces interconnexions qui peuvent être handicapantes, voire nocives. En développant des activités pour ce dont elle dépend, ce qui concerne le temps et l’argent la professionnalisation semble être un atout, et en trouvant un système de coexistence avec les activités conflictuelles, voire mieux une compatibilité.

blank

Round/Box

Le modèle économique de l’industrie du divertissement consistait à faire payer l’accès au contenu via la vente de Vinyls et de VHS, et c’est ce qu’elle tente de faire aussi sur Internet. Or avec Internet nous avons déjà cet accès, ce qu’on n’a pas c’est le droit de l’utiliser selon les principes de la culture libre : copie, diffusion et modification sans restriction. À quoi bon vouloir nous vendre un accès qu’on a déjà ? Pourquoi ne nous vendrait-elle pas plutôt ce qui nous manque : le droit de copier, diffuser et de modifier sans restriction ? La culture libre tirerait alors la situation à son avantage car c’est l’industrie qui deviendrait dépendante d’elle. Si cette hypothèse devenait une réalité c’est le monde lui même qui serait alors dépendant de culture libre, c’est pourquoi le présent project de documentaire propose des solutions pour concrétiser cette hyposthèse.

Cette vision est beaucoup moins romanesque que celle de la culture libre underground et du volontariat. Mais elle n’a rien de contradictoire, au contraire, en étendant son influence le socle volontaire de la culture libre éloigne les menaces qui pèsent sur elle. Payer de sa personne sur son temps personnel ou avec son argent revient au même. C’est la même motivation, la même sueur, pour la même liberté.

blank

Cultural bottleneck

Le système traditionnel fait payer pour l’accès au contenu, en aval de sa publication. Or la culture libre ayant pour vocation d’être libre d’accès peut difficilement se permettre ce type d’approche limitant l’accès. Il lui faudrait donc un système qui finance une création en amont de sa publication, pour pouvoir la laisser vivre sa vie sur Internet, sans restriction et pour l’éternité.

C’est pourquoi ce projet de documentaires propose plusieurs méthodes de participation comme la promotion, la traduction, le montage, la programmation, etc. et parallèlement un mode de financement original, nommé « funding and licensing » par l’équipe de Creative Commons. Ce modèle a souvent été théorisé mais jamais appliqué sur un projet de cette envergure. Le budget du film a simplement été divisé en trois paliers, à chaque fois que le cumul des entrées d’argent (dons, partenariats, etc.) franchit un palier, une licence Creative Commons plus permissive est appliquée.

blank

Hollywood shortcuts

Comme toute production professionnelle, ces documentaires engendrent des coûts incompressibles. Mais une réduction significative du coût total de production a été permise par le travail collaboratif, le contournement de nombreux intermédiaires et l’utilisation exclusive de logiciels libres. Le revers de ces économies est que certains contournements éloignent les possibilités de financement traditionnels, comme la redevance, la taxe sur les supports vierges, les droit d’auteurs (e.g. SACEM), bénéfices de la publicité télévisuelle, etc.

blank

Trusted ear

Comme ce projet défend directement le public et ses libertés, l’idée que le public soutienne directement en retour sa viabilité, sa liberté et son indépendance tombe à première vue sous le sens. Public et créateurs faisant directement équipe, chacun y trouverait son compte : une culture libre dans les deux sens du terme, libre d’utilisation par les licences Creative Commons, et libre de parole par l’indépendance des créateurs. Sans compter que les économies réalisées en contournant certains intermédiaires réduiraient aussi les munitions visant à menotter les internautes : moins de fonds pour le lobbying parlementaire (voire directement dans l’Assemblée), et moins de fonds pour développer des technologies comme les DRM.

blank

Ads

Malgré tout le bon sens que ce raisonnement peut laisser transparaître, il y a un hic… celui de la gratuité. En effet, malgré les milliers de publicités1 ingurgités chaque jour par nos cerveaux respectifs, leurs prix répercutés sur nos achats quotidiens (comparables à celui de la TVA2, voire beaucoup plus3), représentant la première dépense mondiale (1 200 milliards d’Euros en 20044), nous avons le sentiment que tout est gratuit. Ce sentiment nous coûte en réalité très cher, ne serait-ce qu’en temps de cerveau disponible pour TF1 et en kilomètres cube de coca5. Car une partie infime de ces milliers de milliards d’Euros annuels — que nous payons tous — est destinée à ce qui nous intéresse, la création.

Paradoxalement donc, accepter l’idée que rien n’est gratuit nous ferait faire de substantielles économies. Mettre la main à la poche ça rapporte ! Ajouté à cela un gain culturel qualitatif et quantitatif, un barrage au financement de la médiocrité universelle vendeuse de coca, tout en nous épargnant des dommages collatéraux liberticides.

  1. « En moyenne 3 000 annonces par jour » aux États-Unis en 2007 ; La publicité est partout (Réseau Éducation-Médias).
  2. 10% à 20% pour des produits d’hygiène et 10% à 15% pour des produits alimentaires en 1999 ; La publicité (Patrick Hetzel).
  3. Jusqu’à 8 653€ de frais publicitaire par voiture vendue en 2006 ; (Autoplus n°939).
  4. (Collectif des déboulonneurs).
  5. Déclaration de Patrick Le Lay, le PDG de TF1 : « Il y a beaucoup de façons de parler de la télévision, mais dans une perspective business, soyons réaliste: à la base, le métier de TF1, c’est d’aider Coca-Cola, par exemple, à vendre son produit. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c’est du temps de cerveau humain disponible. » ; Les dirigeants face au changement (Editions du Huitième jour).

blank

Non-violence in India

Mais qui donc est censé participer financièrement ?

La réponse devrait être : « celles et ceux qui ont une profonde envie de faire exister cette création ». C’est malheureux à dire, mais dans ce cas de la non-violence en Inde cela représente fort peu de monde.

blank

CD

Prenons par exemple l’industrie musicale traditionnelle. Sur dix personnes qui achètent chacune un album, combien l’ont fait par conviction profonde ? Une ou deux, peut être trois ? Un qui n’imagine pas une seconde vivre sans cet album, le « grand fan », et deux grands amateurs, juste fans. Les sept autres l’ont simplement fait pour y avoir accès, mais ayant aujourd’hui accès à l’album sur Internet, ils le pirateraient s’il n’était pas libre, ou ne seraient pas concernées par un financement libre « funding and licencing ». Sans compter des milliers d’autres qui n’auraient jamais acheté l’album même pour y avoir accès. Comme ils peuvent malgré tout le télécharger, ils le stockent parmi quelques autres téraoctets de fichiers, ça tombera peut-être en random sur une playlist un de ces jours… ça s’arrête souvent là.

blank

Concert

C’est donc sur les trois fans qu’il faut compter. Il est difficile de comparer un budget avec un prix de vente dont le nombre est variable, mais faisons une moyenne grossière. Sur un nombre moyen de ventes dans le système traditionnel, en arrondissant généreusement, le salaire des artistes représente 15% du prix de vente1. Et tout aussi généreusement le budget logistique incompressible représente 15%. Comme le démontre le projet de documentaires évoqué les salaires et la logistique suffisent à faire vivre la création, par financement direct. Admettons donc que le prix de vente cet album soit de 20€ dans le système traditionnel, les dix personnes auraient payé un total de 200€. Dans le cas d’un « funding and licencing » libre les trois fans devraient donc assumer 30% soit 60€. Le grand fan est prêt à payer un peu plus que le prix habituel : 30€. Parce qu’il est grand fan, sait que son argent est bien investi, et est en contact beaucoup plus étroit avec son idole. Ce contact peut se traduire par des dédicaces, remerciements sur la pochette, avant-première, etc. Enfin les deux autres fans sympathisants sont prêts à payer, mais un peu moins que le prix habituel : 15€ chacun. Cette approche semble tout à fait raisonnable, et le compte y est.

  1. Détail du prix de revient du CD de Thomas Fersen ; Coût de production : 555 000€ ; Prix de vente : 17,99€ ; (Magazine Epok) :
    • Prise de son : 13 500€
    • Montage : 7 000€
    • Mixage : 19 000€
    • Location de matériel : 450€
    • Repas : 1 625€
    • Fournitures (CD vierges, disques durs) : 3 000€
    • Salaires : 75 230€ (4 musiciens, une chorale, ingénieur son, chanteurs, backliner…)
    • Création graphique : 31 500€
    • Budget de lancement : 12 000€ (mini concerts, déplacements télévision)
    • Achats publicitaires : 140 000€
    • Points de présence magasins : 25 000€ (corners, publicité sur le lieu de vente, points d’écoute)
    • Affichage : 22 000€
    • Communication sur les concerts : 45 000€
    • Clip : 40 000€
    • Spot télévision : 5 000€
    • Photos presse : 3 000€
    • Maison de production : 110 000€ (25% du sous-total de 443 305€)

blank

Soccer

Pourquoi les fans paieraient-ils pour les autres ?

Chacun d’entre nous existe à travers ses goûts, ils font partie de notre chair et de notre identité. On ne paie pas nécessairement pour les autres, mais pour faire exister nos goûts, les faire connaître, les partager et être reconnus en tant qu’individus. C’est une question que l’on se pose pas lorsqu’on est fan. Si on aime le foot par exemple, il est naturel de supporter son équipe préférée, on apprécie le jeu de toutes les équipes mais on ne les soutient pas. On est d’autant plus heureux que les fans d’autres équipent s’intéressent à la nôtre. Les autres équipes sont elles mêmes supportées par d’autre supporters, et tout le monde est d’autant plus heureux de pouvoir profiter du spectacle. C’est une forme de compétition créative, bon enfant : « Qui saura le mieux supporter son équipe ? ». Chacun d’entre nous serait donc prêt à supporter les créations libres, mais seulement celles que l’on aime par dessus tout. Les goûts de chaque individu sont uniques, il faudrait donc une palette de choix très large pour faire vivre un tel système, de façon équitable par rapport à l’ensemble du public, et viable économiquement.

blank

Watering

Or il y a une vraie carence en matière de choix au sujet de la création audiovisuelle libre aux exigences professionnelles. C’est pour ça qu’en l’état actuel des choses la réponse ne peut être « celles et ceux qui ont une profonde envie de faire exister cette création ». Pour que ce choix existe il faut qu’il y ait une demande de liberté, cette dernière étant quasi inexistante il faut la créer. Ce n’est donc pas aux seuls fans mais dans un premier temps à tout ceux qui ne souhaitent plus être les victimes de la répression sur Internet, ne plus gaspiller leur argent, et souhaitent que la culture libre ne soit plus l’exception mais la règle de le faire. Aujourd’hui chacun devrait soutenir les initiatives de créations libres, par delà les goûts. Et ce jusqu’à ce que le choix soit suffisamment vaste pour que l’on ne contribue plus par bon sens, mais instinctivement, en grand fans, pour les seules créations que l’on aime réellement.

blank

Caravan

Lawrence Lessig, fondateur de Creative Commons a soutenu ce projet de documentaires depuis le premier jour, en devenant le premier donateur en ligne. Ton Roosendaal, producteur d’Elephants Dream a fait part des ses encouragements à l’équipe qu’il qualifie de « pionnière ». De même que Mark Shuttleworth, leader d’Ubuntu, qui la qualifiée d’« extrêmement censée ». Et enfin Richard Stallman, parrain du logiciel libre et théoricien de l’encyclopédie libre devenue Wikipédia, a fait part de son intention de promouvoir le projet pour le franchissement des deux derniers paliers, plus libres. De part sa jeunesse le projet ne semble pas encore être bien connu hors du cercle des initiés, cependant la Fondation Wikimedia a fait savoir à l’équipe qu’elle ouvrirait une section dédiée à la promotion de projets de ce type, c’est une piste.

blank

« Tout homme bien portant peut se passer de manger pendant deux jours, — de poésie, jamais ».Charles Baudelaire (Conseils aux jeunes littérateurs, 1846).

blank

Copyright
Combien de temps sans liberté ?

blank

thenyouwin.yooook.org

Un projet de documentaires libres.

blankCamille Harang 2008 Creative Commons License GNU Free Documentation License

Works: Earth, Fruits, Clouds, Water, Starved, Pollution, Factory, Field, Bottleneck, Hollywood, Concert, Stadium 1, Stadium 2, Watering, Caravan.