Automazic : Borne d’écoute et de dépôt de musique en licences ouvertes

Nous sommes très fiers de vous annoncer la naissance d’un projet que nous avions en tête depuis quelques années :

borne e face

(c) Alchimie

La borne interactive Automazic est un concept original de l’association Musique Libre ! , son design a été réalisé par l’agence Alchimie (Marseille).

Il s’agit d’un point d’accès public à la musique présente sur le site de l’association entièrement piloté par du logiciel libre (Ubuntu, Firefox,…).

Elle sera installée dans les lieux publics de telle sorte que les visiteurs puissent écouter, télécharger ou déposer gratuitement des musiques en licence ouverte sur tout type de périphériques USB 2.0 (en fonction des drivers constructeurs bien sûr) et aussi sur CD/DVD RW.

La borne Automazic a été pensée et étudiée en concertation avec certains responsables des médiathèques de France (ACIM), notamment la médiathèque de Gradignan (33), afin de répondre à plusieurs attentes :

  • Enrichir le catalogue musical existant des bibliothèques musicales avec une archive dense de musique originale ;
  • Procurer une visibilité plus importante aux artistes de dogmazic.net qui ont fait le choix de diffuser leurs oeuvres en licences ouvertes en leur proposant un moyen supplémentaire pour diffuser leurs oeuvres ;
  • Partager un catalogue riche et varié avec un large auditoire au sein de hauts lieux culturels que sont les médiathèques ;
  • Informer le public sur les enjeux de la musique en licence ouverte grâce à une documentation claire, et le sensibiliser sur les potentiels de partage et de création offert par ces licences.

Le premier prototype de borne Automazic sera inauguré à la médiathèque de Gradignan le 3 novembre prochain, toute notre équipe sue en ce moment pour qu’il voie le jour en temps en en heure !

Pour plus d’infos sur Automazic ? suivez ce lien !

Concert LIBRE Chamelier GNU V – Montâgne – Anthurus d’Archer – Genbaku Orchestra – LE MANS (72)

L’AMMD présente :

AVEC :

MONTAGNE
Les Princes des hauteurs orgasmisques

Composé des membres de la compagnie des musiques à ouïr, de Melosolex ou du sacre du tympan, ayant notamment joué avec Arthur H., Brigitte Fontaine, andré Minvielle…, ce collectif trio (!) enchaîne les performances, les morceaux de love punk énervés, les chorégraphies virtuoses, les acrobaties maladroites, les séquences vidéos sophistiquées, le théâtre naïf, la Air Music… Une fable écologique et torses nus !

ANTHURUS D’ARCHER
Les amours bohêmes torturées

Anthurus ne craint pas la technologie, aime envoyer le pâté sur scène, et parce que ses membres jouent assis, sans batterie, des morceaux grotesques et souvent sarcastiques, basés sur le gipsy jazz, Anthurus est le seul groupe de manouche métal au monde ! Anthurus, sans complexe, a déjà ouvert Dilligner Escape Plan et contient des membres du Big Band de Marc Ducret, du Nasal Retentive Orchestra, ou encore de Klone.

GENBAKU ORCHESTRA
Le souffle de l’explosion sentimentale

littéralement l’Orchestre Atomique, Genbaku Orchestra est un collectif d’improvisation dirigée avec les mains et tout ce qui y ressemble dans une certaine mesure, avec ou sans ongle. Genbaku Orchestra est protéïforme, mais sera 17 le 19. Genbaku Orchestra a enchaîné d’une traite une prestation remarquée à l’Europa Jazz Festival 2007

  • Bonus

Bornes de téléchargement d’Arts Libres – Stands Associatifs – Consommations biologique et locales…

  • Entrée Libre – Sortie au chapeau

L’argent ne doit pas être une limite d’accès à la culture, chacun(e) est invité(e) à faire don de la somme de son choix afin de contribuer aux frais d’organisation

  • Arts Libres

Les oeuvres diffusées et/ou exposées au cours de cette soirée sont déposées sous des licences libres, libérant ainsi les spectateur(trice)s en leur donnant des droits, outre l’écoute (enregistrement, copie, diffusion, etc.). Plus d’infos sur les stands sur place.

Orga : AMMD ( infos@ammd.net, info-line : 095 234 72 48 )

[LCL007] Arrogalla : Maner »e imbentai (dub electro-ethnic)

Nouvelle sortie sur le netlabel ‘Les Cristaux Liquident‘ :


Arrogalla : Maner »e imbentai

1- pedra agutza
2- a bisur »e mraxani
3- furriada/revolution v 2.0

> tracklisting & infos

A propos de l’artiste :

Arrogalla produit du dub ethno/electronique depuis 2003. Originaire de Quartu Sant’Elena en Sardaigne, son style est contaminé par la musique populaire sarde et plus généralement méditerranéenne), ce qui lui confère une coloration unique !

Radiohead : pay as you please !

Entendu sur France Inter ce matin.

Le prochain album de Radiohead « In Rainbows » sera disponible en deux versions. Une version accessible via leur site internet où le prix sera « pay as you please » (= payez comme ça vous plaît) et une version « collector » à prix fixe (environ 60 euros).

L’image du site de Radiohead qui annonce leur prochain album.

L’album à prix libre (avec un minimum de 0.65 € de frais) de zéro à ce que vous voudrez y mettre, telle est la stratégie pour « contourner les maisons de disques » dixit un article du Courrier International. N’acceptant pas que Itunes vende ses albums en pièces détachées, le groupe s’est séparé d’EMI, sa maison de disque et distribuera son album exclusivement sur son site. Radiohead considère ses albums comme des oeuvres à part entière.La version collector déjà disponible en pré-commande (il sortira en décembre) contiendra l’album cd, un livret de 40 pages, 2 vinyles et un autre cd.

La chute des ventes de disques mène les artistes vers des expérimentations originales pour vendre leurs albums. Après les morceaux de musique cachés dans les WC des concerts de Nine Inch Nails, la prochaine étape sera-t-elle la libre diffusion sous licences libres ?

Source : Courrier International, France Inter (émission du « sept dix » du 02 octobre 2007 à 13 minutes 50), 01net.

Web-radios, des accords et des prix.

Une actualité très chargée en ce moment, le monde de la musique bouge sur internet.

Pour créer une web-radio avec des titres Sacem, il vous faut des autorisations des sociétés de gestion. Outre la Sacem (droit d’auteur), il vous faut aussi contracter avec les sociétés de gestion de droits des producteurs et interprètes (droits voisins). Lors des débats sur la loi DADVSI, un amendement refusé voulait étendre le système dit de « licence légale » appliqué aujourd’hui aux radio hertziennes et aux tv, aux web-radios.

La licence légale est un système de forfait annuel permettant à une radio hertzienne ou une chaîne tv de diffuser, moyennant finances, les musiques illustrant leurs reportages, leurs émissions, leurs programmations.

Ainsi, tous les sites internet voulant diffuser de la musique gérée par la Sacem doivent contracter avec la Sacem et les sociétés de gestion des droits voisins (producteurs / interprètes). Les cas de non autorisation sont nombreux, le plus célèbre étant celui de Deezer, ancien BlogMuzik, qui n’avait pas d’autorisation des producteurs pour l’ouverture de son service de musique streamée. Selon nos informations, le site est toujours dans l’illégalité puisqu’aucun accord a été conclu avec les sociétés de gestion de droit.

Le 15 septembre donc, des accords ont été annoncés entre Technopol et les sociétés de gestion collective des droits de producteurs de phonogrammes, la SCPP (Société Civile des Producteurs Phonographiques) et la SPPF (Société Civile des Producteurs de Phonogrammes en France). Ces accords ne concernent que les web-radios diffusant des musiques électroniques.

Reste des accords plus larges à conclure pour les différents acteurs.

Après les accords conclus entre les sociétés de producteurs et France-Webradios, la Sacem et et cette dernière (l’Association Nationale des Web-radios) sont parvenues à un nouvel engagement sur les contrats type et les rémunérations prévues.

Extrait :

Par cet accord, les webradios associatives pourront diffuser sur leur site Internet les oeuvres du répertoire de la SACEM, pour leur activité d’écoute en flux continu.

Par cette signature, les auteurs, compositeurs et éditeurs de musique dont les oeuvres diffusées par des webradios associatives seront rémunérés à hauteur de 6% de l’ensemble des recettes avec pour toute webradio dont :
– le budget annuel est inférieur à 20.000€, un minimum de 60€ par mois pour les trois premiers canaux de diffusion,
– le budget annuel est inférieur à 40.000€, un minimum de 120€ par mois pour les trois premiers canaux de diffusion.

Cet accord remplace le contrat précédemment mis en place par la SACEM.

Grille tarifaire

A ces sommes s’ajoutent donc les tarifs négociés avec les producteurs (qui sont à peu près les mêmes que ceux négociés par Technopol, le lien sur le site officiel du SCPP n’étant plus valide), soit : 240€ HT (pour la SCPP) + 120€ HT (pour la SCPF) par an.

Comptez bien, avec les 720€ HT ça nous donne un total de …. roulement de tambours…. 1080€ HT par an pour enrichir Zazie, P.Nègre et leurs copains ! Tout cela reste encore bien cher pour un modeste site perso qui veut se faire sa petite playliste.

radio canard

un exemple de radio canard…

Heureusement qu’avec les modules playlistes de Dogmazic, vous pouvez créer vous-même une liste de musiques, puis la partager avec vos amis, leur envoyer par mail, la publier sur la radio et reprendre les podcast sur vos sites !

Sources : SCPP, Les Catalyseurs Numériques, France-Webradios, Technopol, PC-Inpact, Radio-canard, Et un grand merci à leto_2 du forum Framasoft.

Live CD Linux pour l’audio et la vidéo !

Avec toutes ces nouvelles de l’industrie du disque, on en oublierai presque de faire de la musique !

Voici pour ce faire deux distributions linux orientées sur le travail audio qui compléteront vos choix.

dynebolic en version 2.5.

dynebolic

Une distribution linux entièrement en live-cd (bootable sur PC et X-Box (!)) orientée audio et vj. Traitement des vidéos en temps-réel, du son, reconnaissance de beaucoup de cartes TV, conception de webTV, web-radios… Avec en guest-stars :
Muse, Audacity, Icecast, ReZound, Soundtracker, Kino, Lives, Gimp, Blender, Freej et bien d’autres…

dyne:bolic

Une distribution qui ne s’installe pas et qui a tout d’une grande !
Jacklab en 1.0 finale.

Jacklab

Une distribution en live-dvd basée sur Open-Suse.

  • Kernel 2.6.19 compilé en Real Time.
  • KDE, E17 comme interfaces graphiques.
  • Près de 70 applications audio, dont Jack audio.
  • WineASIO pour la compatibilité avec les plugin VST / VSTi.
  • Les codecs multimedias, les applications basiques de KDE (Kontact, Kopete…), Firefox 2.0

Sources : Linux MAO, Jacklab, Dynebolic (attention site capricieux au fort trafic ^^), LeCollagisteVJ.

J.O. n° 220 : « Oeuvre en partage »

Ça vient de tomber : il faut dire « Oeuvre en partage ». Est-ce suite au rapport de la sous-commission MADOO publié il y a peu ? Il semblait que celle-ci préconisât plutôt « oeuvres ouvertes »… Aucune information là-dessus…

J.O n° 220 du 22 septembre 2007 page 15622
texte n° 90

Avis et communications
Avis divers
Commission générale de terminologie et de néologie

Vocabulaire de la culture

NOR: CTNX0710861X

oeuvre en partage

Domaine : Propriété intellectuelle.

Voir : oeuvre en usage partagé.

oeuvre en usage partagé

Domaine : Propriété intellectuelle.

Synonyme : oeuvre en partage.

Définition : OEuvre que son auteur destine à l’usage commun et dont il abandonne ou concède à titre gratuit tout ou partie des droits d’utilisation, selon certaines conditions.

Note :

1. Une oeuvre en usage partagé peut faire l’objet d’un contrat qui précise la nature et l’étendue des exploitations consenties (simple usage, possibilité de modification ou de transformation).

2. L’emploi de l’expression « Creative Commons », dénomination sociale en anglais d’une organisation qui propose ce type de contrat, est déconseillé.

« Cherchez l’erreur »…

Ce bref billet de Philippe Aigrain, que nous remercions, débusque « l’erreur » dans les chiffres et communiqués de l’industrie du disque. Oh, rien de sorcier, il suffit de mettre en rapport ces chiffres, la « vérité » annoncée se vautrera alors comme baudruche mal fardée : l’erreur est-elle alors la signature reconnaissable d’une faillite stratégique…

Dans la longue série des annonces de chiffres accompagnées d’appels à frapper plus fort les partageurs de fichiers, le SNEP annonce un effondrement de 17% des ventes de disques (en CA) au 1er semestre 2007. Le même document vous apprend que les ventes de disques au détail n’ont baissé que de 8%. Ne croyez pas que c’est que les marges des détaillants se redressent, c’est tout simplement que le premier chiffre n’intègre que les ventes des majors membres du SNEP. Pourquoi ces ventes baissent-elles bien plus vite ? Cherchez plus bas : les majors n’ont commercialisé que 631 albums pendant ce premier semestre, soit un rythme annuel de 1262 à comparer aux 1611 de 2005 et 3200 de 2003.

Voilà donc des acteurs industriels qui annoncent avoir réduit de près d’un facteur 3 en 4 ans leur offre tout en perdant dans la même période 40% de leur chiffre d’affaires. Des esprits mal tournés pourraient souligner que leur chiffre d’affaires par album est passé de 0,31 M€ à 0,41 M€ en 4 ans. Rishab Ghosh a expliqué dans un article essentiel, que la valeur des créations réside dans l’existence de chaque oeuvre, alors que la valeur d’une copie supplémentaire d’information est nulle. Voilà donc quelques acteurs qui fournissent à la société une valeur (culturelle) réduite de plus de 60% mais compensent sur le plan de la capture de valeur économique par la concentration accrue de la promotion sur chaque titre.

N’en déduisons pas que la production d’enregistrements musicaux n’est pas en crise : elle a bel et bien besoin de nouveaux mécanismes de financement, notamment par les mécanismes de mutualisation entre auditeurs et offre musicale. Mais l’un des plus graves problèmes auxquels l’industrie musicale fait face, c’est l’existence en son sein de modèles commerciaux prédateurs qui préférent entraîner dans leur chute les autres acteurs plutôt que d’affronter le monde de la diversité.