Archives de catégorie : Association

Festival « Dub en sauce 2 » – 17 et 18 oct à Montpellier

En partenariat avec Dogmazic, les Cristaux Liquident présentent…

Le festival « Dub en sauce 2 » (recettes méditerranéennes)
vendredi 17 & samedi 18 octobre 2008 – Montpellier

flyer dub en sauce 2

Comme pour la première édition, le festival “Dub en sauce”  s’intéresse à une zone de l’Europe particulièrement créative : le bassin méditerranéen. On y croisera et mélangera pour la première fois sur les terres françaises du dub hispano – argentin, Sarde, et du sud de l’Italie.

::: Artistes :::

Arrogalla (LCL rec. Sardaigne) /// Un « one-man-dub » électronique par un archéologue sonore spécialisé dans l’exploration des musiques traditionnelles Sardes.

Jambassa (AQBMP rec. Italie) /// Un retour futuriste aux sources de la « black music » électronique.

King disciple (Montpellier) /// Des bases reggae et dub roots mariées à l’énergie du steppa dub.

PakuPaku (LCL rec. Montpellier) /// Une session mix généreuse et éclectique, roots, electro, digital laptop reggae, drum’n’dub, curiosités et autres perles…

Peak (AQBMP rec. Italie) /// Une excursion « ambient-dub » dans les ambiances paisibles des montagnes du sud de l’Italie.

Roots ista Possee meets Volfoniq (Paris Montpellier) /// Une performance inédite, l’électro-dub instrumental de Volfoniq face au « digital dub » massif de Roots ista posse.

Volatil (LCL rec. Espagne) /// Une fusion multicolore originale pour ce trio Argentino-hispano-anglais(Mc, machines, Dj)

::: Programmation :::

>>> Vendredi 17 octobre – à partir de 19h00

PakuPaku (LCL rec. – Montpellier) : Dj mix dub, reggae & curiosités
Arrogalla (LCL rec. – Sardaigne) : live folk dub
Volatil (LCL rec. – Espagne) : live d’n’b / dubstep + MC

>>> Samedi 18 Octobre – à partir de 19h00

King Disciple (Montpellier) : live dub roots / steppa
Jambassa (AQBMP rec. – Italie) : live digital roots
Volfoniq meets Roots Ista Posse (MontpellierParis): live dub clash !
Peak (AQBMP rec. – Italie) live ambient dub

dub en sauce 2 gif animé

::: Pratique :::

Le Baloard – 21 Bd Louis Blanc – Montpellier
(Centre Ville / Tram ligne 1 ou 2 – Arrêt Corum)

PAF : 8 euros / soirée
Ouverture des portes à 19h00

+ d’infos :

http://www.dubensauce.org
(compilation sous licence creative commonsen libre téléchargement)

Sacem – « droits internet réservés » = libre attitude ?

albatel.jpg

Depuis quelque jours, c’est l’effervescence dans le monde de la musique en ligne : le groupe « Petit Homme » aurait signé le premier accord avec la SACEM pour rester maître de sa diffusion sur internet.

Et ce serait le moyen pour ce groupe de diffuser via une licence ouverte : ce qu’il a fait sur Jamendo avec la licenceCreative commons by-nc-sa 2.5.

Mazette ! La SACEM serait donc compatible avec les licences ouvertes !

Alors, info ou pipeau ?

Prenons les choses dans l’ordre. La possibilité de se réserver les droits internet, n’est pas une nouveauté (n’en déplaise à certains) et je doute que le groupe en question soit pionnier en la matière, mais passons sur ce détail.

Pour comprendre, il faut se référer à l’article 34 des statuts de la SACEM.

Article 34

Nonobstant toute autre disposition des Statuts et du Règlement général, les règles suivantes sont applicables aux auteurs, auteurs-réalisateurs, compositeurs et éditeurs ainsi qu’à leurs ayants droit :

I – Admission à la société – Apport.
L’apport à la société, qui résulte de l’adhésion aux Statuts, peut être :

— Soit conforme aux dispositions des articles 1 et 2 ci-avant et s’appliquer en
conséquence à la fois au droit d’autoriser ou d’interdire en tous pays l’exécution publique et au droit d’autoriser ou d’interdire en tous pays la reproduction mécanique de toutes leurs oeuvres dès que créées ;

— Soit limité à l’une ou plusieurs des catégories de droits ci-après précisées ou à certains territoires pour l’une ou plusieurs de ces catégories de droits, lorsque la gestion de la ou des catégories de droits auxquelles ne s’applique pas l’apport est confiée pour tous pays à une ou plusieurs autres sociétés d’auteurs et lorsque les territoires non couverts par l’apport sont confiés à la gestion d’une ou plusieurs autres sociétés d’auteurs, étant précisé que les territoires de gestion directe de la société hors de l’Union Européenne ou de l’Espace Economique Européen où la société fait des investissements et où les difficultés de gestion rendent l’unité du répertoire indispensable
– tels que le Canada et le Liban – ne sauraient être dissociés de l’apport sauf accord de
la société.

Les catégories de droits sont les suivantes :

1° Le droit de représentation ou d’exécution publique général y compris le droit de représentation des oeuvres cinématographiques et audiovisuelles ;

2° Le droit de radiodiffusion y compris le droit de retransmission simultanée et intégrale des programmes radiodiffusés par tous moyens de télécommunication et le droit de réception publique desdits programmes ;

3° Le droit de reproduction sur supports de sons y compris le droit d’usage public de ces supports licités pour l’usage privé ainsi que le droit d’exécution publique au moyen de ces supports ;

4° Le droit de reproduction sur supports de sons et d’images y compris le droit d’usage public de ces supports licités pour l’usage privé ainsi que le droit d’exécution publique au moyen de ces supports ;

5° Le droit de reproduction des oeuvres dans des films destinés à la projection dans les théâtres cinématographiques et pour lesquels ces oeuvres ont été spécialement écrites ;

6° Le droit de reproduction sur des oeuvres préexistantes pour la reproduction desdites oeuvres dans les films destinés à la projection dans les théâtres cinématographiques ;

7° Le droit de reproduction mécanique et le droit de représentation ou d’exécution publique pour l’exploitation des oeuvres dans le cadre de services interactifs fournis au moyen de réseaux électroniques avec ou sans fil utilisant les protocoles Internet (IP), WAP (SMS ou MMS notamment) ou autres protocoles similaires ;

8° Le droit de reproduction mécanique et le droit de représentation ou d’exécution publique pour l’exploitation des oeuvres dans le cadre de services non interactifs fournis au moyen de réseaux électroniques avec ou sans fils utilisant les protocoles Internet (IP), WAP (SMS ou MMS notamment) ou autres protocoles similaires ;

9° Les droits d’exploitation résultant du développement technique ou d’une modification de la législation dans l’avenir.

Cet article définit 9 catégories de droits et précise que l’on peut limiter à une ou à plusieurs catégories l’apport que l’on fait à la SACEM. C’est donc ce que fit le groupe en question en se réservant les catégories de droits 7 et 8.

Cette possibilité de se réserver les droits internet, Mr Petitgirard nous en avait déjà rebattu les yeux et les oreilles (deuxième table ronde : les nouvelles libertés du droit d’auteur), donnant l’image d’une société à l’écoute de ses jeunes pousses qui rêvent de succès mais aussi de liberté ! Haro sur les plate-formes musicales all over the world 2.0…

Toutes les plate-formes ? Même Jamendo, qui prétend aussi que cette compatibilité existe ?

Liberté liberté chérie… un bel argument pour attirer les nouveaux arrivants dans cet Eldorado numérico-musical déjà bien encombré d’intermédiaires de tous poils promettant monts et merveilles. Mais qu’en est-il de la liberté accordée à ceux qui téléchargent ? Car c’est bien ce dont s’occupent les licences ouvertes comme les Creative Commons. Ce « droit internet réservé » est-il soluble dans la licence CC… ou inversement ?

La réponse est NON, bien sûr.

Pour s’en convaincre, il suffit de reprendre une à une les catégories de droits qui restent gérées par la SACEM. Sont-elles compatibles avec les droits accordés par une licence libre même la plus restrictive comme la CC by-nc-nd …? Je vous laisse jouer chez vous à la maison : imaginez la diffusion de l’œuvre téléchargée dans différentes circonstances : fête de l’école où les enfants vont reprendre à tue-tête le titre phare de notre « groupe pionnier » (bien sûr cela vous rappelle quelque chose…), la diffusion sur les baffles de la bodega des 20 ans pendant les fêtes du village, une compilation produite par un netlabel fan de notre groupe, … et confrontez-la à ces 9 autres catégories de droits (nb : le point 5 ne nous concerne pas).

Résultat : si vous arrivez à la même conclusion que moi vous pouvez éliminer toutes les catégories restantes.

Autrement dit, il faudrait se réserver tous les autres droits et dans ce cas l’inscription à la SACEM serait comment dire…. nulle et non avenue, à moins que ce soit le choix d’une licence libre qui le soit ! Cela dit, c’est parfaitement cohérent avec l’opposition de la SACEM aux licences ouvertes, et aux dernières nouvelles cette position n’a pas changé (voir en bas de page le paragraphe intitulé : Partie relative à la SACEM – Informations relues par la SACEM, octobre 2005-).

En résumé : choisissez votre camp, camarades !

Voilà ! Tout ce bruit pour rien, ou presque … de la publicité à peu de frais pour les différents protagonistes de cette affaire : notre petit groupe, la gentille SACEM et la consensuelle plate-forme de téléchargement Jamendo.

Ok, donc on est d’accord : pas de compatibilité avec les licences ouvertes pour les adhérents de la SACEM même si elle leur accorde un brin de liberté en les autorisant à gérer leur droits sur internet.

Mais, qu’en est-il des droits accordés aux braves gens qui téléchargent les titres en « droits internet réservés »… sans licence ?

Si vous reprenez les catégories de droits conservées par la SACEM, vous vous rendrez bien vite compte que hormis la copie privée, il ne reste pas grand chose. En effet, certains usages non commerciaux sont soumis à rémunération. Et c’est là LA grande différence avec les licences ouvertes.

Et même la diffusion en podcast sur un quelconque site, perso ou pas avec ou sans pub est soumis à l’autorisation préalable du groupe, qui devra rédiger une licence sur mesure : bon courage les gars !

Dernier point, la lecture des commentaires sur l’annonce de cette avancée révolutionnaire sur le blog de PhilAxel est pour le moins édifiante. On a la sensation que l’on veut forcer la main à la SACEM, peu importe le flou juridique et l’absence d’information donnée aux utilisateurs. Les auteurs et les intermédiaires de la musique qui s’y expriment font peu de cas des droits de ces utilisateurs et interprètent les clauses des licences Creative Commons, au gré de leurs intérêts personnels des plus subjectifs.

Or, il y a déjà des cas de réclamations à des sites réels ou virtuels qui pensaient diffuser de la musique libre et qui se sont vus taxés au forfait car un artiste de la liste faisait partie du répertoire d’une société de gestion collective des droits.

Apparemment cela ne pose aucun problème de conscience à ces « révolutionnaires » … eux ne seront jamais inquiétés. Au contraire, ils seront chouchoutés par la SACEM qui (malgré un discours parfois inverse, de type « les auteurs du dimanche »… on n’en est pas à une contradiction près) aura besoin dans le monde concurrentiel dans lequel elle entre, d’affirmer sa suprématie par le nombre de ses adhérents : « voyez combien ils sont nombreux ! »

Rappelons juste que lors d’une intervention pas si ancienne, Mme Kerr Vignale (Direction des Relations Clientèles de la SACEM) a qualifié les licences Creatives Commons de « dangereuses. »

Ici, nous ne cesserons donc pas de répéter encore et encore : tant que la SACEM ne modifie pas sa volonté et donc ses statuts, la compatibilité avec les licences ouvertes, même les plus restrictives, n’existera pas !

Nous ne cherchons pas à forcer la main de la SACEM dans ce sens, en tous cas pas au détriment des utilisateurs. Néanmoins nous apprécierions grandement que l’information donnée par la SACEM à ses membres soit bien plus claire et argumentée, quelque soit le choix des auteurs pour la gestion de leurs droits internet.

Un widget Radio Dogmazic !!

JosephK codeur émérite es ITheora, format ouvert qui est à la vidéo ce que le ogg vorbis est à l’audio, à créé un superbe widget permettant d’écouter Radio Dogmazic sur son blog/site. Nous l’en remercions vivement !

Ce lecteur vraiment complet permet d’utiliser différents plugins de lecture (plugin multimedia du navigateur, plugin multimedia du système, plugin java…). Il peut aussi se détacher sous la forme d’un popup, afin de ne pas vous gèner dans votre navigation.

Alors, qu’attendez-vous pour l’installer sur votre espace ? Le seul effort que vous aurez à faire sera de copier ces quelques lignes de code…

Pour obtenir ceci :

L’essayer, c’est l’adopter, non ?

Linux audio pro : les solutions !


Quand on parle linux, on pense de plus en plus à produire, enregistrer dans des conditions vraiment professionnelles avec le matériel dont les qualités sont au rendez-vous.

Le site LinuxMao nous sauve la vie et nous donne sa sélection de liens concernant le matériel professionnel supporté sous linux pour la production audio. Du beau monde en perspective pour que les productions sous linux aient véritablement la qualité qu’elles méritent !

Source : LinuxMao

Musix 1.0

Quand les argentins se mettent à produire une distribution audio pro cela donne, Musix ! La dernière version de cette distribution est de sortie, préparez vos graveurs de dvd, c’est du lourd.

Avec une interface unifiée entre Gnome et KDE, toutes les applications auront la même apparence, cette distribution basée sur la Knoppix (elle-même basée sur Debian) se veut créative jusqu’au bout des octets avec les logiciels pour l’audio (Ardour, Rosegarden, Jack…), ceux pour la vidéo (Cinerella…), pour le graphisme (Gimp, Inkscape…), pour la 3d (Blender…)… une distribution à tout faire pour, dixit le site, « éliminer Windows » et « arrêter d’acheter du matériel sous DRM ».

Les objectifs de la distribution :

Nous avons aujourd’hui atteint tous les objectifs définis il y a deux ans pour le système:

  • Logiciel 100% libre (donner conscience de l’importance des libertés face à la technologie)
  • Dédié à des tâches éducatives et didactiques
  • Qu’il serve également de support de démonstration (la caractèristique « Live CD » aide beaucoup en ce sens)
  • Simple d’utilisation pour tous-tes utilisateur-trice, expérimenté-e ou non
  • Offrir une documentation claire et à jour sur les applications (en espagnol et anglais pour l’instant), des introductions pour les novices, des textes philosophiques
  • Doit être utilisable également comme distribution GNU/Linux de bureau (Internet, office, graphisme, jeux, etc.)
  • Contenir sur le disque des instruments MIDI; de cette manière l’utilisateur-trice peut commencer à l’utiliser sans avoir besoin de chercher des sons et des instruments sur internet
  • Parfaitement adapté aux utilisateur-trices de diverses langues
  • Compatible avec les dépôts libres du système Debian
  • Instalable sur le disque dur
  • Utiliser un Kernel dédié au multimédia (et pouvoir le lancer comme utilisateur normal, non-adiministrateur)

Source : Musix, Musix en FR

Bonne productions libres !

Net-Labels en force (bis)

Deuxième petite série d’articles sur mes trouvailles du net concernant les Net-Labels en licences ouvertes.

BeepBeep, jeune Net-Label hollandais (petit clin d’œil à nos amis). Ils ont sorti récemment une compilation intéressante de leur catalogue. Au menu production maîtrisée, du bon indie-rock sympatique. Ce jeune Net-Label compte pour le moment 7 groupes mais gageons qu’il grandira avec le temps.

(Cliquez sur l’image pour aller sur le site du Net-Label)

Deuxième petite trouvaille, le Net-Label suisse, Alpinechic. Ici c’est plutôt de l’électro qui les anime, entre la minimale 8bits (G & S), la techno-pop (Pureape), voire parfois du rock psyché des inclassables Dead Living Boys. Ce Net-Label surprend par la qualité de ses productions originales et souvent inattendues. Trois compilations sont présentes sur le site pour vous permettre de mieux cerner les productions.

Bonnes écoutes !!!

1/08/2008 – OPA (Paris 12e) – Soirée Fresh poulp records & Radio404

Nous relayons cette info émanant d’un des meilleurs labels présents sur Dogmazic. C’est dans une semaine, alors, si vous êtes dans le coin, ne vous privez pas d’une excellente soirée de musique libre !

freshpoulp.jpg

Le vendredi 1er Août, pour fêter la sortie du court-métrage de JJ Bors, Radio404 et Fresh-Poulp Records organisent une grande soirée electro dancefloor à l’OPA, 9 rue Biscornet à Paris 12° :

2oh3o : Projection du court-métrage El Plan B (vost)
Après avoir subi un accident de la route qui le laisse partiellement amnésique, Bernardo a du mal à accepter une réalité qui ne semble pas lui plaire, et la fuit pour une fantaisie qui l’émeut bien plus, bien qu’elle puisse se révéler dangereuse… « Le Plan B » est une histoire ouverte qui épouse la forme d’un thriller psychologique…

21h : Rafiralfiro Trio (Fresh Poulp Records/dMute)
Electro latinorientale aux accents dub & hip-hop. Sonorités envoutantes, mystiques, une mise à nu rendue possible par la fusion de la musique électronique et acoustique. Un beau et long voyage.
Rafiralfiro (clavier/machines), Icko (batterie), Ertug Tahmaz (basse) + puKiel (vj)
( www.myspace.com/rafrafraf )
( www.myspace.com/pukiel )

23h : Spoonbill (Melbourne, AUS) (Omelette Records)

Electro-groove / Downtempo. Graphiste et musicien reconnu, Jim Moynihan a joué avec les plus grands (Amon Tobin, Kid Koala) et exposé ses œuvres dans les musées du monde entier. Entre funk electrocutée et downtempo mordant, Spoonbill vous accrochera fermement l’oreille pour vous entraîner dans sa jungle sonore!
( www.myspace.com/spoonbillsound )
( www.omelette.net.au/artist/spoonbill )

00h45 : Ecoplan (Ekler’o’shock/Fresh Poulp Records)
Electronica / Dancefloor. Vous le ratez vous vous pendez! Coqueluche des webzines, découverte electro de France info « l’homme qui a le toucher » électronique nous offrira une prestation aussi rare qu’intense!
( www.myspace.com/ecoplan )
( http://ecoplan.hespel.com )

02h00 : Alto Clark + Vj puKiel (1/G /Fresh Poulp Records)
Electronica / 8-bit. Le roi du Diskore ! Eight-bitter fou, membre du collectif 1/G, sera accompagné de puKiel pour une performance audiovisuelle complice.
( www.myspace.com/altoclark )
( www.myspace.com/pukiel )

03h30 : Monkeymarc (Melbourne, AUS) (Combat Wombat/Elefant Traks)
Abstract Hip-hop / Downtempo. Monkeymarc est l’homme aux commandes de Combat Wombat, le très engagé crew hip-hop australien. Il est aussi un fidèle défenseur du hip-hop aborigène. Son nouveau projet solo s’aventure sur les terres de la bass music et du downtempo, entre hip-hop instrumental gonflé aux overdubs et fulgurances dubstep, le tout accompagné d’une pincée de musiques du monde…
( www.myspace.com/monkeymarcbeats )

04h30 : The Indian Guy (Radio404 / Fresh Poulp)

Dj set electro drum’n’bass
( www.myspace.com/mnroy )

http://www.erreur404.org
http://www.fresh-poulp.net

Netlabels en force !

Nos (d)ébats en France nous feraient presque oublier la musique !

On peut compter sur l’excellent site Phlow-magazine pour nous le rappeler avec ses compilations de leurs trouvailles du net. Du bon, du très bon, de l’excellent comme à leur habitude d’ailleurs. Une source en découvertes musicales toujours renouvellées.

Their Finest Hour #1

Their Finest Hour #2

Their Finest Hour #3

Un petit jeu au passage, retrouvez les artistes présents sur Dogmazic et donnez-les dans les commentaires. Je commence, Volfoniq (facile) sur la première compilation.

Bonne découvertes !!!

P.S : Si d’autres sites font des compilations de musiques libres (au hasard Les Lâcheurs de Temps), n’hésitez pas à nous en informer !

A partir de combien de mécontents vote-t-on ou amende-t-on une loi ?

En réaction à l’appel des artistes contre le piratage paru dans le Journal Du Dimanche nous lançons un contre-appel, car les artistes, ce n’est pas qu’eux, et qu’il est inquiétant de légiférer pour si peu de gens !

Les stars dont le nom suit (source JDD) approuvent* la loi Olivennes, qui si elle passe instaurera la riposte graduée comme réponse au piratage :

Etienne Daho, Christophe Maé, Kery James, Sinik, Francis Cabrel, Patrick Bruel, Jean-Jacques Goldman, Jenifer, Stanislas, Raphaël, M Pokora, Keren Ann, Thomas Dutronc, Eddy Mitchell, Isabelle Boulay, Maxime Le Forestier, Martin Solveig, Marc Lavoine, Calogero, Gérard Darmon, Pascal Obispo, Jacob Devarrieux, Elie Seimoun, Alain Bashung, Bernard Lavilliers, Rachid Taha, Bob Sinclar, Psy4delarime, Abd Al Malik, Anis, André Manoukian, Charles Aznavour, Alain Souchon, Mademoiselle K, Soprano, Arthur H, BB Brunes, Liane Foly, Emmanuelle Seigner, Ridan, Renan Luce, Zita Swoon, Johnny Hallyday, Empyr, Kenza Farah, Shine, Camaro, Diam’s, Renaud, Romane Cerda, Cali et la Grande Sophie.

Voici le texte de la L’Appel des Artistes Ouverts au Partage (Version 2 du 11/09/08). Pour que cela fonctionne, nous vous encourageons à le relayer le plus largement possible :

Nous sommes inquiets, très inquiets, nous aussi. Ce n’est pas que nous craignons d’être pillés, spoliés, ruinés, non… Mais l’État français s’apprête à défendre sans discernement le lobby de ceux qui ne sont pas adaptés à la nouvelle économie de la connaissance et du partage. Et qu’importe si c’est au détriment de ce qui se développe d’utile ou d’intelligent sur internet !

Au lieu de miser sur la créativité qui n’a jamais été aussi vigoureuse, riche et dynamique, certaines Industries en situation de monopole prétendent que seuls leurs choix sont les bons, alors qu’ils sont en réalité catastrophiques ! Qu’il faut aller vers toujours plus de répression, de criminalisation des usages du citoyen, plus de taxes ! Tout ça pour retrouver coûte que coûte les profits envolés, sans jamais se demander si la cause du déclin n’est pas ailleurs…

Et qu’importent les créateurs ! On ne leur demande jamais rien, alors qu’on se permet de parler en leur nom… C’EST CELA QUI EST LE PLUS GRAVE !

L’ activité artistique a de tout temps été fragile, mise en péril, persécutée, incomprise. La plupart de ceux qui ont apporté à la musique, à la culture en général, géants sur les épaules desquelles nous nous tenons, sont morts dans la misère, parfois humiliés et moqués par leurs contemporains…

Et au XXIè siècle ? Toujours autant de d’artistes vivent bien en dessous du seuil de pauvreté, dans l’indifférence totale. C’est ça la vie des saltimbanques, elle n’a jamais été rose.

La cause du déclin de l’industrie culturelle est une série d’erreurs stratégiques et économiques monumentales commises à la fin du XXè siècle, dont certaines sont irréparables.

Alors pourquoi imposer au citoyen ces lois contraires au droits de l’homme, coûteuses à mettre en œuvre, et dans le fond inapplicables ? Il est trop tard pour enrayer le phénomène du téléchargement, vraiment trop tard… Enfin, ce n’est pas un problème pour nous au contraire, puisque nous sommes ouverts au partage !

Il faut admettre que le public, grâce à Internet, dispose désormais durablement d’une offre culturelle sans limite. Faut-il s’en offusquer ? Il faut admettre aussi que toute tentative de contrôle des échanges virtuels n’aura pour effet que d’intensifier les méthodes de contournement, les portes dérobées, et donc de multiplier les contrefaçons, les excès, les dérives. C’est ça que vous préconisez comme avenir proche ?

Faciliter l’accès aux œuvres, libérer les esprits, ouvrir à la connaissance, éduquer… Voilà des bases plus saines, tellement plus faciles à mettre en œuvre !

C’EST POURQUOI NOUS ENCOURAGEONS LE PUBLIC À TÉLÉCHARGER NOS ŒUVRES, À LES PARTAGER, À LES DÉCOUVRIR, ET MÊME LES MODIFIER. Oui, nous avons confiance en nos concitoyens, qui savent être reconnaissants de la générosité qu’on leur témoigne. Non, nous ne défendons pas la gratuité, mais le bien commun, socle de toute culture civilisée.

Et nous ne nous contentons pas de défendre ces principes fondamentaux, nous réfléchissons au nouveau visage de l’économie de la musique, débarrassée de certains intermédiaires dont l’attitude nous a durablement convaincu de malhonnêteté.

Le projet de loi, proposé par la Ministre de la Culture, issu de la mission menée à l’automne dernier par Denis Olivennes, nous donne de très bonnes raisons de penser qu’internet risque de se transformer en tombeau de la liberté d’expression, et de la diversité culturelle.

C’est pourquoi nous nous engageons à combattre la loi HADOPI avec toute notre énergie, dans le respect des droits d’auteur, par l’utilisation des licences libres et ouvertes, et par toute forme d’opposition démocratique à sa mise en œuvre.

NOUS SOMMES LES PREMIERS CONCERNÉS, NOUS AVONS NOTRE MOT À DIRE, NON ?

Nous refusons les verrous, la criminalisation des usages culturels et les milices privées… Nous refusons que la loi s’en prenne au citoyen sous de si fallacieux prétextes.

Arrêtons de marcher sur la tête ! La loi doit être la même pour tous, et donc aussi pour tous les artistes. Si elle est votée, ce sera pour aider les plus riches d’entre eux. Mais que feront-ils si le boycot de leurs disques devient la règle ?

Se couper du public (et d’une grande majorité des artistes) est une si grave erreur, que nous avons du mal à comprendre comment des multinationales aussi puissantes ont pu oublier ce détail…

Voilà pourquoi nous sommes inquiets : les bêtes blessées sont dangereuses…

Liste des signataires de l’Appel