Archives de catégorie : Initiatives Libres

!!!!POCHETTE SURPRISE!!!!

Laissez le hasard vous faire découvrir de nouveaux artistes en téléchargeant une pochette surprise.

Régulièrement, notre robot fabrique des pochettes surprises, des compilations regroupant des morceaux sélectionnés au hasard parmi le catalogue de plusieurs netlabels.

Vous pouvez les obtenir en clickant autant de fois que vous le souhaitez sur http://www.pochette-surprise.net/download.php

avec la participation des netlabels

abyssa netlabel http://abyssa.netlabel.free.fr/
antisocial netlabel http://www.antisocial.be
da heard it records http://www.daheardit-records.net/
dogmazic http://www.dogmazic.net
egotwister netlabel http://www.egotwister.com/
earsheltering netlabel http://earsheltering.free.fr/
french dub released http://www.french-dub-released.org/
john colinco records http://colinjohncorecords.free.fr/
insubordinations netlabel http://www.insubordinations.net
hak netlabel http://h.a.k.free.fr/
laptitemaison netlabel http://www.laptitemaison.com/
proot records http://prootrecords.free.fr/
antiblues http://www.antiblues.net
chase records http://chaserecords.free.fr/
les christaux liquident http://www.lescristauxliquident.org/

conception : jkp et makam ( http://www.waak.info )

RMLL 2009 : Culture Libre à l’honneur !

GNU

nous avons cette année l’honneur de nous occuper du thème « Culture et Art Libre » des 10èmes Rencontres Mondiales du Logiciel Libre (RMLL), à Nantes du 7 au 11 juillet prochain.

Dans le cadre des « Assises de la Culture Libre« , vous pourrez savourer :

Vous pourrez aussi nous retrouver au stand Dogmazic, dans le village associatif.
En tout cas, une bonne occasion de se rencontrer et de refaire le monde, qui en a grand besoin…

ARTISTES LIBRES, CELA VOUS CONCERNE, NOUS VOUS ATTENDONS !
IL Y A TANT À DIRE ET À FAIRE POUR L’AVENIR DE LA CULTURE LIBRE !

Tous les détails sont sur le site officiel des RMLL :

http://2009.rmll.info/-Culture-et-Art-Libre-.html

Appel à projet : make art 09

Lors d’un précédent article je vous avais parlé de cette association poitevine, Goto01, qui met en lumière les créations avec des logiciels libres (tournant sous OS libre), l’open-source, et la culture libre, en créant des événements, animant des ateliers de formation… Nous venons de recevoir cet appel à projets pour leur festival « Make Art 09 ».

Que la force créatrice soit avec vous !!!


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du
7 au 13 
DECEMBRE 09 

english version

MAKE ART 2009
"What The Fork?!" pratiques distribuées et ouvertes en art FLOSS

APPEL A PROJETS


make art est un festival international dédié à l'intégration des
Logiciels Libres et Open Source (FLOSS*) dans l'art numérique.
*FLOSS = Free/Libre/Open Source Software

La quatrième édition de make art – "What The Fork?!" pratiques
distribuées et ouvertes en art FLOSS – se déroule à Poitiers (FR),
du 7 au 13 décembre 2009.

make art propose des performances, des présentations, des
ateliers et une exposition, centrés sur la rencontre entre l'art
numérique et le logiciel libre.

Nous recherchons actuellement des projets récents, innovants, basés
sur des logiciels libres et open source : performances musicales et
audiovisuelles, présentations, démonstrations de logiciels et
installations.

Cette année make art sera centré sur les pratiques distribuées
et ouvertes en art FLOSS. Dans 'What the fork?!' il est
question de décentralisation. Le fork c'est le bien.
La pratique du Fork, qui consiste à copier le code source d'un projet
puis de continuer à travailler sur une copie plutôt que l'original,
a souvent eu mauvaise réputation. Car cela engendrerait une scission
au sein du projet et de l'équipe de développeurs, et conduirait à des
projets différents et souvent incompatibles. Efforts gaspillés,
rivalités et querelles de développeurs, autant de concepts qui y sont
associés. Tout ça c'est de l'histoire ancienne et créer le fork
d'un projet dans l'intention de rivaliser est encore une autre
histoire.
La liberté de faire un fork permet la mise en oeuvre rapide
de nouvelles fonctionnalités et de personnalisations, en contournant
la nécessité d'acquérir le statut de celui qui dépose et valide (le
"committer"), en contournant les protocoles de corrections de bug ou
de demandes de nouvelles fonctionnalités, en travaillant de manière
distribuée, ensemble avec d'autres sans être obligé de suivre le même
et unique objectif, tout en travaillant depuis la même source, mais en
opérant par fertilisation croisée, en insufflant, en copiant, en
patchant, en améliorant, en expérimentant, en changeant de direction
et en fusionnant.
Cette pratique est largement boostée par les outils décentralisés de
développement de logiciel tels que Darcs, Mercurial ou Git. Il ne
s'agit pas de hacks faits à la va-vite, mais la création d'une
chambre d'expérimentation, qui laisse de côté la copie unique du
travail et qui démultiplie les idées.

Avant de proposer votre projet, veuillez lire attentivement les
consignes ci-dessous. Vous devrez télécharger le formulaire et nous
le retourner rempli à l'adresse makeart2009 =at= goto10 =dot= org
avant le 15 juillet 2009.

http://makeart.goto10.org
http://goto10.org

Calendrier
15 juillet             – Date limite de réponse à l'appel à projets
Début septembre        – Notification des projets sélectionnés
7-13 décembre 2009     – make art 2009

Consignes pour le dépôt de candidature
1. Téléchargez le formulaire de candidature ici. Le fichier est
au format OpenOffice .odt. Veuillez laisser le document dans ce
format lorsque vous nous le retournez.

2. Seuls les projets conçus intégralement avec des logiciels libres
et open source (FLOSS) et tournant sur un système d'exploitation (OS)
libre seront acceptés. Par conséquent : PAS de Windows, OSX, MaxMSP,
Reaktor ou Ableton Live !

3. Pour la proposition de tout projet d'installation, de performance
ou de présentation, veuillez nous faire parvenir les éléments
suivants :
- performance : 2 photos en haute résolution et 1 fichier audio
ou vidéo de haute qualité
- installation : 2 photos en haute résolution et 1 fichier vidéo de
haute qualité
- présentation ou démo : 2 photos en haute résolution (ou copies
d'écran dans le cas d'une présentation de logiciel)

Si la taille des fichiers dépasse 3 Mo, veuillez nous indiquer un lien
internet au lieu de les attacher à votre message.
Nous préférons recevoir les documents utilisant des formats ouverts.

4. Pour la proposition de tout projet d'installation ou de performance,
veuillez joindre à votre candidature une fiche technique complète en
détaillant la mise en place technique, le matériel que vous apportez
vous-même et le matériel dont vous avez besoin que le festival vous
fournisse. Soyez précis et spécifique !

5. Toute demande incomplète ne sera pas traitée.

Types de projet recherchés
Nous sommes à la recherche d'installations, de performances et de
présentations dont le sujet correspond au centre d'intérêt du
festival. Le thème du festival 'What The Fork?! pratiques distribuées
et ouvertes en art FLOSS' ne doit pas être restrictif, il peut être lié
au contenu tout comme à la réalisation technique de l'oeuvre.

Pour un aperçu des précédentes éditions, veuillez visiter le site des
éditions passées :
make art 2008, make art 2007 et make art 2006

Financement
make art est un petit festival, nous fournirons aux auteurs
des projets sélectionnés l'hébergement, le transport et un modeste
cachet. Nous ne sommes pas en mesure de financer le développement de
projets.

english version

make art est propulsé par GOTO10

Source : http://makeart.goto10.org/call/index.fr.html

L.A. 2013, une compilation de soutien à Dogmazic.

L.A. 2013, une compilation de soutien à Dogmazic.

par l’association Taenia Solium [avril 2009]

 »L.A. 2013 », une compilation de soutien au site Dogmazic.net et à l’association Musique Libre. C’est une cassette 13 titres tirée à 300 exemplaires avec pochette sérigraphiée et livret, diffusée à prix libre. Les bénéfices iront soutenir Dogmazic, site de téléchargement gratuit et légal de musiques placées sous licences ouvertes (copyleft).
Cette cassette est disponible auprès des groupes, dans différentes distros et en envoyant un peu d’argent et un mot gentil à notre adresse. Si vous souhaitez la diffuser, contactez-nous.
La compilation est sur la page disques. Ci-dessous, plus de détails.
A bientôt.

FACE A 1. Le Temps des Mobylettes – Laws of destiny /// 2. Dure-Mère – Quien La Mato A Lulu /// 3. Sex Drugs & Rebetiko – Kaigomai /// 4. Fast Arbeit Babies – Nécromancie /// 5. Revengers – N’être humaine /// 6. Unhinged – Personne ne sourit plus FACE B 1. Stanok’n’roll – 4 minutes mortelles /// 2. No Shangsa – Running on mars /// 3. Parpaing – 35 mm /// 4. Scarb – Génisse matrice /// 5. Headwar – Sick Mr /// 6. Marylin Rambo – Bouine Bouine /// 7. Louise Mitchels – Massilia Sauce Guindou

Pour les férus de propriété intellectuelle, voici les licences des morceaux (les utilisations pour lesquelles vous avez l’accord explicite des auteur-e-s) : ici pour Dure-Mère, Scarb, Stanok, No Shangsa, pour les Louise Mitchels et pour Unhinged. Pour Sex Drugs & Rebetiko, Marylin Rambo, Headwar, Parpaing c’est ici, mais pour Le Temps des Mobylettes ça se passe . Enfin, c’est ici pour les Fast Arbeit Babies et pour Ze Revengers.

Pour la commander :

Taenia Solium
10 rue Yves Farge
38600 Fontaine
taenia-solium.net

Une compile K7.
Depuis que l’association taenia solium édite des disques, on a toujours cherché à subvertir les règles du commerce. Comment faire circuler des objets qui ne sont pas des marchandises? On a tenté plusieurs manières : compilations gratuites, disques à prix libre. Aucun de nos disques n’est soumis au copyright classique : la musique est faite pour circuler. C’est donc logiquement qu’on a mis tous les morceaux de nos disques en téléchargement gratuit sur taenia-solium.net et dogmazic.net. Légal, gratuit, associatif, militant : le téléchargement sur Dogmazic est une bonne alternative au réseau social-commercial Myspace.
Mais nous ne sommes pas un ‘net label’. L’existence d’objets physiques qu’on peut prêter, donner ou perdre est très importante pour nous, et nous prenons grand plaisir à fabriquer nous-même les pochettes en nous mettant de l’encre sur les doigts, et à donner ces disques à nos amis ou à des inconnus. Le numérique permet la copie à l’infini sans perte de qualité, mais l’aspect abondance du téléchargement est aussi plein d’effets pervers. On se souviendra toute notre vie du vinyle que notre grande soeur nous a offert à 12 ans, alors qu’un mp3 parmi 25000 autres est vite oublié. Les cadeaux dématérialisés, copiés en 1/4 de seconde ont sûrement moins de valeur qu’un bon vieux bout de plastique et de carton emballé dans du papier-cadeau à fleurs. Sans parler que sous l’image idyllique qui présente internet comme synonyme de Liberté, et le téléchargement comme la transmission planétaire de toute notre production ârtistique, Internet est un réseau farci à la pub, où Big Brother is also downloading you, et où la richesse cesse d’exister sur simple caprice : demain mon disque dur meurt, et les 15 giga de musique que j’avais dessus aussi. Alors je me rabattrais sur mes vinyles, mes cassettes et mes disques!
Bref, nous sommes un peu défiants quant à la dématérialisation de la musique… mais nous sommes sur Dogmazic. Alors une manière que nous avons trouvé de soutenir l’action de Dogmazic et de l’association Musique Libre !, c’est d’éditer cette compilation paradoxale. Une compilation de soutien car même si Dogmazic c’est gratuit ça coûte des sous pour l’entretien et la bande passante (environ 650 euros par mois), et au lieu d’agir en simple consommateur de truc gratuit, et bien là on participe, on soutient.
Une bonne vieille cassette. Analogique. Avec une pochette et un livret. Qui pourra fondre au soleil. Qu’on peut mettre dans un autoradio. Qu’on peut offrir à ses parents. Un bout de plastique fabriqué à Lyon, une pochette imprimée à Grenoble. Un objet vrai dans mes mains, avec du vrai son, pas du mp3 qui supprime une fréquence sur deux sous prétexte que mon oreille fait pas la différence (mais mon coeur si!). En plus si ‘le cd c’est dépassé’ alors la cassette plus personne ne s’en souvient ! Pourtant la cassette c’est bien, c’est solide et ça ne saute pas dans mon vieux camion sur les petites routes. Et enfin une cassette ça à deux faces, pour fabriquer une ambiance de compil, ça change tout !
Finalement, c’est un beau paradoxe de ressortir ce format du passé pour soutenir une association technophile.

Prix Libre ?
Cette cassette coûte environ un euro à la production. 300 exemplaires : 300 euros avancés par taenia solium. Au dessus de 1 euros, les sous sont reversés en soutien à Dogmazic. On s’est dit que ça serait pas mal du coup de vendre cette cassette 3 euros ou 4 euros, peut-être 5. Puis on s’est dit, démerdez vous, soutenez comme vous voulez et pouvez, on ne va pas encore vous imposer un truc! On vend donc cette cassette à prix libre, et les sous récoltés iront dans les caisses de Musique Libre pour continuer l’aventure.

Licences libres et temps de cerveau disponible.
Les licences libres, on peut s’en foutre royalement, soit parce qu’on préfère adhérer à la sacem et assumer la propriété intellectuelle (ainsi que de financer les boites de disques), soit parce qu’on s’en fout de la légalité et que la liberté d’une œuvre n’attend pas l’autorisation de ceux qui font des lois. Quand on est dans ce deuxième cas, il peut arriver qu’en se réveillant un matin on aille sur intenet et qu’on trouve ses morceaux sur un site qui fait du pognon et de la merde. On s’en fout moins d’un coup. Le but n’est pas tant de savoir si les licences libres sont  » la solution  » à un système commercial liberticide, mais de faire des choix : entre partage universel et lutte contre la récupération, entre gratuité désintéressée et gratuité qui permet de rendre ton cerveau disponible à la pub, entre donner ta musique à des mercenaire du Web 2.0 ou la mettre à disposition sur un site où il y a une charte et une éthique claire. Qui a dit que mettre ses morceaux en téléchargement était plus simple que de faire un disque ou une cassette ? En tout cas, ça vaut le coup de soutenir des gens qui font qu’on a encore le choix, comme Dogmazic.

Punk et cie ?

Le choix des groupes qui sont sur cette compilation s’est fait un soir de réunion au vin rouge chez Romain suite à une discussion monumentale sur Los Angeles 2013, et un débat sur son sens profond. Autrement dit on n’a pas tergiversé pour savoir si les groupes qu’on avait envie de mettre c’était du punk ou pas (il paraît que le punk c’est dans ton coeur pas sur ta tête) si c’était uniquement des gens d’un même mouvement ou d’une même famille. En général ces groupes ne recherchent pas la professionnalisation, vendent leur disques pour trois cacahuètes quand ils ne les donnent pas, traversent l’Europe (et même plus) pour un micro-défraiment. Ils évoluent dans les circuits do-it-yourself (alias fais le toi-même ton concert ton disque ton bar ta sécu etc.), Et ça leur plaît, oui, oui, et à nous aussi. Tous les groupes de cette compile ont une page sur Dogmazic.

Los Angeles 2013.

Los Angeles 2013 (Escape from L.A.) est un film américain réalisé par John Carpenter, sorti en 1996. Le débat est donc lancé, film de merde ou film culte ? Pour ma part j’ai un faible pour les films de SF des années 80/90 avec des héros un brin loosers, genre Johnny Mnemonic ou Madmax, alors à Los Angeles 2013, je dis oui !
Mais quel rapport avec cette cassette me direz-vous ?
Et bien c’est simple. Je crois qu’il est possible et même probable que nous voyons de nos yeux le déclin de cette débauche de technologie qui sert d’arme au quotidien. Plus d’internet, plus de satellite, plus de portable donc, ton disque dur te fait un joli serre livre, et là, tu t’aperçoit d’un coup, que t’as plus d’amis parce qu’il étaient sur Faceback et Meetoc, t’as plus de musique car tes 1230 morceaux étaient sur ton i-truc et qu’il marche plus, t’as plus de photos, t’as plus de lettres, etc. Le mot ‘virtuel’ prend donc tout son sens et le mot ‘réalité’ qui lui est juxtaposé parait bien décalé tout d’un coup. La jolie réalité, avec un brin d’indépendance dans le mode de fabrication, un petit objet d’une richesse incroyable qui peut aller de ma main à ta main… Allez Snake, fait plaisir à l’incroyable romantique obscurantiste que je suis, tape 666… et bienvenue chez les humains !

Merci aux groupes, à Olive pour le mastering et à Sylvain pour le lapin.

Association taenia solium, avril 2009.

Libre Accès. Loi Internet et Création : Est-il encore permis de réfléchir et discuter ?, une contribution

Enregistrement intégral des conférences débat de Libre Accès, juin 2008 – février 2009

A l’approche du débat de la loi Olivennes, non Hadopi, non Internet et Création à l’Assemblée nationale, projet sur lequel l’urgence a été déclarée, les esprits s’échauffent, la colère et l’incompréhension généralisée montent devant cette « mauvaise réponse faite par des gens désemparés ».

Hors les industries culturelles quémandant cette loi et leurs habituels supplétifs aux arguments approximatifs comme cette fois-ci Luc Besson, hors l’Elysée et le ministère de la Culture, enfermés dans un autisme jusqu’auboutiste donnant lieu à des surenchères absurdes et dangereuses comme le projet de liste blanche pour les accès wifi publics, forme de censure radicale qui n’est pratiquée nulle part dans le monde, si tous sont d’accord sur l’objectif affiché de soutenir la création, personne n’est en faveur de ce texte.

Que ce soient les spécialistes techniques, des chercheurs étudiant les réseaux le P2P et les usages numériques jusqu’aux fabricants de matériels de filtrage, que ce soient les FAI, les associations d’internautes, les nombreuses sociétés ou organismes officiels français ou étrangers, comme la CNIL, l’ISOC et son chapitre français, le Contrôleur européen des données, la Commissaire Vivianne Reding, le Parlement européen, des ministres britannique, suédois, allemand, ce texte est critiqué sur le fond et de toutes manières ; jusqu’à Matignon semble-t-il, qui se tait éloquemment, mais n’en penserait pas moins.

LibreAccesPour tenter d’apporter un peu de recul, sérénité et profondeur au débat, Libre Accès propose les enregistrements de trois conférences débats qui se sont tenues à Paris, en juin 2008 lors du premier événement Libre Accès à la Mairie du IIe, en octobre 2008 pour le lancement du livre de Philippe Aigrain « Internet et Création – Comment reconnaître les échanges sur internet en finançant la création ?« , et enfin en février 2009 lors des Assises « Liberté Internet et Création« , permettant de comprendre les enjeux autour de la loi HADOPI.

Ce qu’ont de remarquable ces trois documents, outre cette distance et longueur dans le temps, est de témoigner d’une tentative de dialogue entre toutes les parties : on peut y entendre les points de vues de députés de différentes familles politiques, d’acteurs de la filière musicale, d’artistes, d’auteurs, de représentants des ayant-droits de la SACEM à l’ADAMI et la SPEDIDAM, de chercheurs, de juristes, de prestataires techniques, d’un médiathécaire…

Ces tables rondes permettent de cerner la complexité des débats à venir, de leurs enjeux et de leur impact sur nos libertés, l’avenir d’internet, l’avenir de la production et la diffusion des oeuvres culturelles, ainsi que la transformation radicale de l’univers culturel, passé définitivement d’un mode de distribution verticale à des modes de découverte et de partage.

Deux de ces tables rondes ont été co-organisées avec la Quadrature du Net et le soutien de l’APRIL sur les questions liées aux libertés.
Voici l’intégralité des enregistrements de ces conférences débats : à vous de vous faire une opinion sur libreacces.org

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http://libreacces.org/

Comprendre HADOPI : Tables rondes du 20 juin 2008 organisées par Libre Accès
[pour le moment fichiers en MP3]

Comprendre HADOPI : Assises Internet et Création du 12 février 2009
[Pour le moment fichiers vidéo en .flv – bientôt aussi .ogg]

Comprendre HADOPI : Débat organisé lors de la parution du livre Internet & Création de Philippe Aigrain
[Pour le moment fichiers vidéo en .flv – et aussi la totalité en .ogg]

Affaire étrangère, opéra de V. Villenave et L. Trondheim, en Libre Opera License

C’est poppins, du parti pirate, qui nous a alertés : un événement inédit dans la musique libre, ces jours-ci du 1er au 5 février 2009, est donné en création mondiale à Montpellier l’opéra de Valentin Villenave et Lewis Trondheim, Affaire étrangère. Valentin Villenave a écrit la partition avec Lilypond, logiciel libre sous GNU GPL, sur un livret de Lewis Trondheim, et l’ensemble de l’opéra, je cite aKa qui fait écho à l’événement sur le framablog, « est placé sous une licence originale, créée m’a-t-il semblé pour l’occasion, la Libre Opera License v.0.2, savant mélange de GNU GPL et de Creative Commons by-nc-sa ».

affiche de Jochen Gerner - Affaire étrangère en création mondiale à MontpellierAllez lire sur le blog de Valentin l’histoire de cette oeuvre, de sa rencontre avec Trondheim, et  toute l’aventure : « Alors, voilà. J’avais vingt ans ; je voulais écrire un opéra. Et changer le monde… ». Le très clair et sobre site de l’opéra donne tous les éléments, on peut y télécharger la partition, le code source, réserver sa place pour ce soir 5 février, dernière de la création mondiale en attendant d’autres représentations.

Pour finir voici trois paragraphes de la note d’intention de Valentin Villenave, sur les raisons de la publication sous licence libre, d’une splendide pertinence et impertinence à la fois en temps d’Hadopisme, et en belle résonance avec les prochaines Assises « Liberté création et internet » : mille bravi, messer Villenave !

Pour un renouveau des modèles de création.

Nous nous trouvons aujourd’hui face à une situation inédite et merveilleuse : les données immatérielles sont potentiellement accessibles à tous et en tous lieux. Cet immense progrès pourrait être pour les citoyens du monde la promesse de se réapproprier la culture et la connaissance ; au lieu de quoi une poignée d’intérêts privés font de la technologie un outil d’asservissement et de propagation des inégalités. En particulier, l’escroquerie baptisée Propriété Intellectuelle consiste à nous vendre des idées comme l’on vendrait des saucisses.

Hélas ; sans-doute suis-je d’une génération qui ne peut plus se satisfaire d’impostures, à commencer par le terrifiant processus qui conduit aujourd’hui les citoyens à se voir privés de leurs libertés fondamentales, au nom d’une prétendue « protection » des auteurs. Il importe d’agir, non seulement pour que la culture puisse continuer à vivre et à se diffuser, mais également pour préserver notre démocratie même.

Pour ces raisons, Lewis Trondheim et moi-même avons voulu faire un geste symbolique en publiant notre ouvrage sous une licence alternative, qui autorise tout un chacun non seulement à le reproduire, mais également à le diffuser et à le modifier à volonté. La partition est entièrement conçue au moyen du logiciel libre GNU LilyPond, développé depuis treize ans par une communauté de bénévoles enthousiastes, qui constitue pour les musiciens du monde entier l’espoir immense d’accéder librement à toutes les musiques écrites ; plus simplement, c’est pour moi la garantie que les partitions que j’écris sont et demeureront libres et adaptables par tous les interprètes, enseignants, élèves, qui y trouveront le moindre intérêt.

Allongement des droits = NON répond l’Electronic Frontier Foundation

L’allongement des droits, vaste question à laquelle peu savent répondre. Tout simplement parce que ces questions sont compliquées à appréhender. Alors soyons didactiques voire « pédagogiques »…

Aujourd’hui, quand on crée une œuvre, l’auteur (à partir du moment où il prouve le lien qu’il a avec cette œuvre, on parle d’antériorité) a des droits dessus. Les droits moraux et les droits patrimoniaux. Les droits moraux sont des droits inaliénables, incessibles et perpétuels qui sont la base du droit d’auteur « à la française » et qui vous protègent contre une utilisation contraire à la volonté de l’auteur (telle œuvre dans un meeting de parti politique, telle modification de l’œuvre qui la dénature complètement…). Les droits patrimoniaux, enfin, sont tous les droits qui permettent de faire du commerce avec vos œuvres (vente (cd, k7…), représentation (scène), diffusion…).

Ce sont ces derniers droits qui sont limités dans le temps.

Un projet de loi européen basé sur un rapport indépendant (mais bien sûr… indépendant de qui ? du paysan breton ?) commandité par l’industrie du disque va bientôt être soumis au vote à la commission européenne. ce projet de loi va allonger la durée des droits. Pourquoi faire ? Pour faire en sorte que nos amis Johnny Hallyday et leurs maison de disque puissent continuer à avoir l’exclusivité sur les ventes de leurs œuvres créées il y a plus de 50 ans.

CC-By-Sa / La quadrature du net

CC-By-Sa / La quadrature du net

Un article du Framablog a récemment traduit l’appel lancé par l’Electronic Frontier Foundation par le biais de leur projet Sound Copyright. En voici la retranscription exacte (merci à eux pour la traduction en licence CC-By-SA !).

Faites passer et n’oubliez pas de visiter le site Sound Copyright pour signer la pétition !

Prolongement des droits d’auteur dans l’UE : aidez les eurodéputés à entendre un autre son de cloche

EU Copyright Extension: Help MEPs Hear the Other Side

Danny O’Brien – 20 janvier 2009 – Electronic Frontier Foundation
(Traduction et sous-titrage Framalang : Olivier, Don Rico, Xavier et Yostral)

À la lecture de la documentation officielle de la Commission européenne sur la directive prévoyant l’allongement du copyright, on pourrait croire que porter la durée des droits des artistes à 95 ans au lieu de 50 en Europe est une décision généreuse sans aucun effet néfaste. C’est sans doute l’image que souhaite en donner le membre de la commission Charlie McCreevy, lui qui incite le Parlement à mettre au vote cette directive au mois de mars de cette année.

Mais les législateurs de Bruxelles n’entendent qu’un seul son de cloche de la part de ce commissaire. C’est pourquoi, dans le cadre de la campagne contre l’allongement de la durée des droits d’auteur, une réunion va être organisée à Bruxelles où vous et vos eurodéputés êtes cordialement conviés.

Les experts en droits d’auteur européens les plus réputés affirment eux-mêmes que la Commission induit en erreur les Conseil et Parlement européens. Nul n’a encore expliqué aux eurodéputés en quoi cette mesure coûterait des milliards d’euros aux consommateurs européens, alors qu’elle ne rapporterait à la plupart des artistes concernés guère plus de trente euros par an, le plus gros des bénéfices revenant aux plus grosses maisons de disques, les majors. Ils ne se sont pas non plus inquiété des dégâts qu’elle infligerait à un domaine public solide et à l’accès démocratique à l’héritage culturel des pays membres.

En tant qu’acteur de la campagne Sound Copyright, l’Open Rights Group organise une réunion publique le 27 janvier à Bruxelles pour fournir aux eurodéputés des informations objectives sur l’allongement de la durée des droits d’auteur. Écrivez à votre eurodéputé pour lui demander d’y assister, ou mieux encore, faites le déplacement et venez donner vous-même votre avis sur la question.

Si vous désirez connaître davantage de détails sur les dangers de l’allongement de la durée des droits d’auteur, rendez-vous sur le site Sound Copyright, ou regardez le guide vidéo ci-après. Envoyez ensuite ces liens à vos amis européens, et écrivez sans plus tarder à votre eurodéputé.

En bonus, une vidéo sous-titrée expliquant très bien les enjeux du projet de loi européen.

Sources : Framablog, Linuxfr.org, Code de la Propriété Intellectuelle, La quadrature du net.

12 ans de l’APRIL = playlist dogmazic :-)

L’APRIL fête ses 12 ans demain soir, et à cette occasion (à la demande de Frédéric Couchet), notre cher bituur esztreym a mitonné une playlist de derrière les fagots, qui nous l’espérons contribuera à animer la soirée !
el bituur :-)
Écouter la playlist (ogg) :
Télécharger les titres (podcast/ogg) :
Nous en profitons pour témoigner notre soutien à la campagne d’adhésion organisée par cette association indispensable pour la reconnaissance et la défense du logiciel libre.