Archives par mot-clé : éditorial

Éditorial de LinuxMAO de février 2016

Éditos
Depuis le dernier éditorial de Janvier 2016, il a du s’en passer des choses pour chacun d’entre vous. Pour le site de linuxmao, et en vrac, les nouveautés sont une joute musicale (la sixième) en cours, un nouvel admin’ pour l’accueil des nouveaux arrivants, un record historique du nombre d’utilisateurs uniques ayant visité linuxmao.org, quarante-deux nouvelles inscriptions (ça va faire sourire les geeks ça :-) ), une mise à jour de Tiki Image (le SGC Image qui sous-tend le site linuxmao.org)… et pas mal d’autres choses à lire plus en détail ci-dessous.

Quoi de neuf ?

Et oui, 42 nouvelles inscriptions sur le site, et donc un gros coucou à  vous 42 : crapette, lili0809, Aynil44, blyzzard, Dubix, Airlen, Djachoum, DocOlivier, Soileh, papypom, kmouflages, kisimba, Dim, Wil, acces, tenryu, oviri, Ergory, Tabayo, Arkadi, cassius36, Lutin, Aks, Do14Qc, anarchlinux, Lme59, PATOUCH84, jp4662, Sooncacq, dadoudidon, rosbif, nicodudo, philippeg, File7, KMOMIX, mostagaga, dechichulien, eldritch, bissohm, Danychou, doc et Jimmy-S !

En parlant de nouveaux utilisateurs, Linuxmao a, depuis quelques jours, intégré une nouvelle personne dans les rangs de l’équipe d’administration. Plus précisément, un nouvel admin-accueil qui se nomme « alfybe » et qui prend donc en charge une partie de l’accueil des nouveaux arrivants sur le site. Bravo alfybe !

Musique sur linuxmao

Il est à noter que la joute musicale #6 est en cours : [Joute 6] Danse de minuit et qu’elle se finit dans une semaine, le 14 Février à minuit. Toute participation est la bienvenue !

Autre chose plutôt très intéressant côté musique, Samuel vient de finir la production d’un album réalisé sous linux et explique dans ce fil de discussion des éléments techniques et/ou artistiques qu’il a utilisés au niveau enregistrement, mixage et mastering. À lire de toute urgencetranquillité.

Et aussi, quelques morceaux ont été publiés, comme :

Musique en dehors de linuxmao

Voici une liste de lecture des morceaux déposés en Janvier chez Dogmazic : Dogmazic Janvier 2016. Le mois de Janvier a été productif chez Dogmazic puisque nous parlons là de 73 nouveaux morceaux déposés dans l’archive.

Pour lancer la lecture, cliquez en haut à gauche sur « Ajouter tout » puis sur le triangle de lecture dans le cadre qui apparaît sur la droite.

Nouvelles du monde

La conférence Linux Audio (LAC) prévue n’aura finalement pas lieu dans sa forme habituelle cette année. Elle sera remplacée par une mini-LAC prenant place en Allemagne à Berlin entre les 8 et 10 Avril 2016.

Sur linuxmao

pianolivier et moi-même (olinuxx) avons mis Tiki (le logiciel SGC Image qui sous-tend le site linuxmao.org) à jour. Voir [FAIT] Mise à jour du CMS Tiki 12.2 -> 12.5.

Côté « documentation sur les matériels », le site et sa partie « Portail matériel », s’enrichit d’informations des interfaces audio et/ou MIDI : Asus Xonar DGX, Mackie Onyx 1620i, Edirol UM 2, Yamaha AW1600, Terratec Phase 88 Rack FireWire, Yamaha AG06 et Focusrite Saffire 6 USB. Merci à tous les rapporteurs d’information de participer à ce portail ! Cela permet à de plus en plus de personnes de se faire une idée du matériel audio et/ou MIDI qui fonctionne, ce qui fonctionne à moitié, et ce qui ne fonctionne pas du tout sous GNU/linux.

Les chiffres habituels pour les curieux, pour le mois de Janvier 2016, linuxmao.org a eu : 27 650 visiteurs uniques (c’est le record officiel depuis le début de l’aventure de ce site, le précédent record était de 26 093 visiteurs uniques pour le mois de Janvier 2010), 527 350 pages servies, 2 220 832 hits, et 27.83 Go de bande passante utilisée.

Coté logiciel sur LinuxMAO

  • Le synthétiseur 6PM de m2v2 est passé en version 0.80.1.
  • À noter également la sortie officielle de LibraZiK qui est un projet de distribution audio pour débutant et en français.
  • Création et partage du logiciel et de sa page dédiée MidiTool4LazyPeople qui est développé par un membre de linuxmao : RoKN.
  • J’ai (olinuxx) réalisé une petite veille logiciel. Merci aux rapporteurs d’informations : jams, balthazar et pierrotlo entre autres.
  • Un gros, gros, gros travail en cours d’ardoisebleue sur les différentes pages de ZynAddSubFX. Il nous en dit :
    ardoisebleue : au départ, je souhaitais réaliser un titre pour la joute 6 en utilisant exclusivement ZynAddSubFX pour créer des sons, mais, en explorant le logiciel, je me suis aperçu qu’un support technique en français serait le bienvenu. Je me suis donc décidé à approfondir les pages ZynAddSubFX Moteurs et ZynAddSubFX prise en main. D’ici quelques semaines, ces ajouts devraient être terminés ; laissant çà et là des commentaires à voir concernant les commandes et paramètres que je n’ai pu décrypter. À ce moment, je compte bien sur les utilisateurs avertis de ZynAddSubFX pour aller rectifier et augmenter cette documentation. À très bientôt. Ardoisebleue.

    C’est bien l’esprit de linuxmao ça, merci ardoisebleue !

Côté logiciel en dehors de linuxmao

Quelques mise à jour (parmi d’autres, certainement), dont certaines sont intéressantes par la fait qu’elles arrivent plusieurs années par rapport à la précédente, spécifiquement Tuxguitar qui s’offre une nouvelle version après 7 ans !

Post scriptum

Merci aux petits coups de main de ardoisebleue, programLyrique et sri_raoul pour la rédaction de cet éditorial.

Et bonne musique libre à vous !
olinuxx

Note : article original publié sur linuxmao.

Éditorial de LinuxMAO de janvier 2016

Voici l’éditorial de Janvier 2016 parce que bah, vl’a t’y pas qu’y paraît qu’on aurait changé d’année !! Alors, à la bonne vôtre et qu’elle soit chouette celle-là !

Depuis le mois dernier, j’imagine que nous avons tous trop mangé, et peut être même que certains d’entre nous ont trop bu (bouh ! l’alcool, c’est mal ™ ). Et oui, les fêtes de fin d’années sont passées et l’on se rapproche de l’été même si nous avons encore le temps. Cet éditorial sera relativement court n’ayant pas le temps de faire un gros travail de recherche et de rédaction, ça sera donc peut être un peu brut de décoffrage, mettez votre casque de chantier ! cool

Quoi de neuf ?

Depuis le dernier éditorial publié de Décembre 2015 quelques morceaux de musique ont été proposés (voir ci-dessous), l’idée d’une non-joute non-officielle avait été lancée mais malheureusement l’idée ne s’est pas concrétisée. Plusieurs messages également concernant des ateliers linux et MAO ou des démonstrations ou bien encore, un appel à musiciens pour participer à un album par Gilles, tout cela dans le forum Concerts/assoces/événements.

Musique sur linuxmao

Deux morceaux ont été déposés lors du mois de décembre dans le forum des créations. Il s’agit d’un morceau de Phaelencey, dans un genre noise-pop-electro-décalé-… je pourrai en ajouter encore mais je ne crois pas aux descriptions des styles musicaux, le mieux étant donc pour vous d’aller écouter ce morceau :-), et l’autre morceau étant un morceau de Bluedid29 : Noyeladidreg plutôt joyeux et léger. Tous deux des morceaux à écouter de toute urgen tranquillité car oui, c’est bien aussi d’avoir le temps et de prendre le temps dans ce monde de sur-énervement !

À noter côté musique que la joute musicale numéro 6 est sur le point de démarrer d’ici quelques jours. En avant la zic !

Musique en dehors de linuxmao

Petit spécial pour xaccrocheur qui n’a pas publié ici mais ailleurs :

et également bravo à be1 pour http://brouits.free.fr/music/various/Norah.ogg fait avec musescore.

Sans oublier la production musicale (pas forcément faites avec des logiciels libres sous linux) chez Dogmazic.

N’hésitez pas, tous les deux, à venir montrer vos morceaux dans le forum Vos créations !

Nouvelles du monde

Et une nouvelle info pour des postes de développement liés à l’audio-numérique car, oui, définitivement, linuxmao devrait être subventionné par Paul Emploi : Boulot de chef de projet / ingénieur électronicien / informaticien à Grenoble pour une boîte fabriquant des matériels compatible linux » ! Ahhh … si j’étais codeur !

Sur linuxmao

Les quelques chiffres habituels : presque trente nouveaux inscrits (27 il me semble), 24 206 visiteurs différents pour le mois de Novembre, 52 568 visites, 452 073 pages servies, 1 962 852 « hits » et tout ça représente une bande passante d’un peu moins de 24Go. Un chouilla plus faible que le mois dernier (sauf pour les nouveaux arrivants, bienvenue à vous ! ) dans l’ensemble, mais alors, juste un chouilla car le site reste à la même vitesse de croisière.

Coté logiciel

Certainement parmi d’autres, nous pouvons noter les mises à jour de Vee One suite, de qtractor et de mcpdisp. Image

Post scriptum

Allez hop, j’avais dis un édito relativement court, alors je m’arrête là. Bon mois de janvier à toute et à tous ! Et en musique :-)

Trois quatre !
olinuxx

PS : article publié sous CC-BY-SA 2.5 .
PPS : l’éditorial originel sur linuxmao : Éditorial de janvier 2016.

19 mai Dossiers de l’Écran : Musique Libre

Rencontre avec Alain IMBAUD aka Aisyk, président de l’Association Musique Libre ! (Soirée en deux parties)

LE MARDI 19 MAI à 19h30 dans l’Espace ALTNET

1ère partie: projection d’une conférence de Lawrence Lessig.
Nous découvrirons son plaidoyer pour la résurrection de notre culture de la créativité.

Lawrence Lessig est un juriste américain de notoriété internationale et professeur de droit à l’Université Harvard où il a fondé le Center for Internet and Society. Il est également fondateur et président du conseil d’administration de l’organisation Creative Commons. Il est l’une des voix les plus écoutées dans les débats sur les questions du droit d’auteur et un défenseur réputé de la liberté de création et d’expression sur Internet.

2ème partie: Dogmazic, le retour !
Après 2 ans et demi de blackout, le site Dogmazic revient en ligne.
Dogmazic contient environ 50 000 titres sous licence libre ou de libre diffusion, émanant de presque 5000 groupes.

Nous présenterons ce nouveau site et parlerons de la musique libre en général. L’association a eu 10 ans l’année dernière, et cet anniversaire a été l’occasion de mettre en lumière nos actions et les avancées pour la musique libre.

Entrée libre, adhésion libre à prix libre. Vous êtes bienvenus!

Espace ALTNET

7, place Louis Chazette, Lyon 69001

DE_ML

Sortie du nouveau Dogmazic le 14 mai !

Ça y est, on le tient notre nouveau Dogmazic, que dis-je, VOTRE nouveau Dogmazic !

Tout est en place, encore une dernière remise à niveau et nous pourrons fêter cela comme il se doit !

Ampache

Pour cette version 4 du site, plein de nouveautés.

  • Interface en html5,
  • Visualisations en direct,
  • Équaliser, replay gain,
  • Playlistes, commentaires importés de l’ancienne base,
  • Tous les comptes artistes, labels sont revenus, par contre il faudra redemander un nouveau mot de passe en mentionnant votre adresse mail,
  • Toutes les licences de Dogmazic (de la LAL aux Creative Commons…),
  • Écoute en continue des morceaux,
  • Plein de liens vers plein d’activités parallèles des artistes (lastfm, recherches web, wikipedia…)
  • Synchronisation avec la base de Musicbrainz (on alimente, ils nous alimentent),
  • Interface qui peut avoir des thèmes différents (on en a pas encore développé)…

Et plein d’autres trucs sympas, pour le coup on a pas chômé pour vous proposer ce nouveau site, alors enjoy dès le 14 mai !

Faites passer le mot, faites du bruit, nous allons en faire nous aussi, mais si vous vous y mettez en plus, ça en fera plus !

Si vous voulez tester en primeur, n’hésitez pas à nous demander !

Quelques images pour vous faire patienter un peu plus  …

ampache-dgz

interface utilisateur dogmav4

Dogmazic V4-02

Dogmazic V4 : un point sur le développement

Quand certains ferment sur injonctions des « ayant-droit » (donc héritiers, rentiers, producteurs, éditeurs, les artistes sont rarement consultés dans ces cas là), d’autres continuent leur développement.

« Un arbre qui tombe fait beaucoup plus de bruit qu’une forêt qui pousse ». Grooveshark ferme, et le nouveau Dogmazic arrive !!!

Dogmazic V4

Dans notre jargon, nous l’appelons « V4 » car c’est en fait la quatrième version du site. On ne va pas refaire un historique complet, mais juste sachez que le nouveau site est juste énorme. Presque tout ce que vous aviez connu sur l’ancien site est revenu (recherche géographique, messages privés, commentaires…). On dit presque car bien entendu nous sommes encore en phase de tests et qu’il manquera certainement quelques trucs par ci par là…

Nouveautés ?

Ce ne serait pas drôle si en plus, on ne vous réservait pas de surprises !

  • Possibilité de visualiser les morceaux de musique
  • Commentez à la seconde près (à venir)
  • Et… une feature que beaucoup nous demandaient sur l’ancienne interface, la possibilité de faire des dons directement aux artistes ! (via leur liens paypal ou flattr).interface utilisateur dogmav4

Et d’autres trucs pour les audiophiles fans de qualité sonore…

Ni Pigeons Ni Espions !

Nous, acteurs du numérique, sommes contre
la surveillance généralisée d’Internet.
#NiPigeonsNiEspions

Naturellement, il n’y avait pas moyen de savoir si, à un moment donné, on était surveillé.

George Orwell, 1984
Nous, acteurs du numérique français,

Sommes contre la surveillance généralisée d’Internet qui est inefficace et dangereuse.

  • inefficace : les personnes motivées utiliseront facilement des outils de chiffrement pour y échapper.
  • dangereuse pour la croissance : nos clients internationaux perdront confiance dans nos entreprises numériques.
    • Les hébergeurs français, qui connaissent une croissance de 30% par an, se verront obligés de délocaliser leurs datacenters et leurs emplois à l’étranger pour que leurs clients internationaux continuent à leur confier leurs précieuses informations.
    • Nos champions de l’internet des objets, véritables fers de lance, devront expliquer à leurs clients étrangers que l’objet connecté installé dans leur salon n’est pas un espion (alors qu’il le sera).
    • Les éditeurs de solutions SaaS devront convaincre leurs clients que non, malgré les dispositifs algorithmiques sous scellés (les « boites noires ») dans leur datacenter, ils n’ont pas à craindre l’espionnage industriel.
    • Les entreprises de conseils et service, alors que la France compte plusieurs acteurs internationaux, vont se retrouver décrédibilisées par cette exception sécuritaire française.
    • L’ensemble de notre écosystème de R&D s’en trouvera ainsi pénalisé alors que justement nous avons besoin de créer des cercles vertueux.
    • Les entreprises du numérique créent de l’emploi et sont le relais de croissance dont la France a besoin. Mettre Internet sous surveillance, c’est sacrifier l’avenir numérique de la France, ses emplois et sa contribution à l’économie française.

Mettre Internet massivement sous surveillance, c’est ouvrir la porte à un espionnage incontrôlable, sans aucune garantie de résultat pour notre sécurité.

Mettre Internet massivement sous surveillance, c’est nous décrédibiliser vis-à-vis de nos clients et nous pousser à une délocalisation progressive pour continuer à offrir un service similaire à celui de nos concurrents internationaux.

Mettre Internet massivement sous surveillance, c’est aussi sacrifier l’avenir numérique de la France, ses emplois et sa contribution à l’économie française.

De ce fait, nous demandons une révision en profondeur du projet de loi sur le renseignement, à commencer par le retrait pur et simple du dispositif nous imposant l’installation des « boites noires ».

Vous êtes un acteur du numérique français ? Signez cette déclaration et rejoignez les 224 signataires sur la liste #niPigeonsNiEspions.

Dogmazic V4 : un point sur le retour en ligne de l’archive

Bonjour à tous et à toutes,

Nombreuses sont les personnes qui attendent encore la remise en ligne de l’archive Dogmazic.net, depuis son passage hors-ligne fin 2012. Elle contient environ 50 000 titres sous licence libre ou de libre diffusion, émanant de presque 5000 groupes. Notre association Musique Libre, qui l’édite, se veut non commerciale et a toujours refusé toute publicité sur le site, se finançant exclusivement par le biais des dons des auditeurs et des musiciens, et par les adhésions annuelles (10 euros).

2010-2012, le début des problèmes

Les premiers soucis avec l’archive ont commencé à apparaître car l’association ne comptait plus aucun bénévole administrateur pour maintenir l’architecture du site, qui était très complexe, répartie sur plusieurs serveurs (et donc coûteuse), et reposant sur des technologies obsolètes, en particulier le gestionnaire de portail que nous utilisions, qui comportait de si nombreuses failles de sécurité que ses développeur ont abandonné son suivi et en ont créé une nouvelle version en partant de zéro, sans possibilité de migration.

De toute manière, celui-ci ne disposait pas d’une architecture de module, et pour en faire un gestionnaire de portail de musique, les bénévoles de l’époque avaient abondamment modifié son code directement, sans documenter leurs actions, rendant toute mise à jour impossible.

Malheureusement ces bénévoles ont fini par partir vers d’autres aventures, et pendant plusieurs années le site est resté à l’abandon au niveau de la maintenance technique, ce qui a conduit à de nombreuse pannes :

  • À partir de 2010, le programme qui s’occupait de parcourir à intervalles réguliers les nouveaux morceaux inscrits pour en remplir les « tags » (meta-données incluses dans les fichiers audio) et transcoder dans les deux formats que nous utilisions, ogg et mp3, est tombé en panne. Cela a eu comme conséquence que la plupart des morceaux n’étaient plus disponible qu’au format mp3 (format majoritairement utilisé par les musiciens utilisateurs du site), mais aussi que si ceux-ci n’avaient pas pris la peine de remplir eux mêmes les tags de leur fichiers, les auditeurs téléchargeant le morceau le trouvaient dans leur bibliothèque classé sous « Artiste inconnu », sans le titre, sans les indications de licence etc .
  • À partir de 2011, l’architecture complexe du site a connu de nombreuses pannes, que nous corrigions au coup par coup, mais qui ont entraîné de nombreuses indisponibilités des morceaux, certaines ayant durées plusieurs mois.
  • En 2011 toujours, un pirate a utilisé les failles de sécurité de notre gestionnaire de portail, bien connues et documentées dans les bases de données spécialisées, pour injecter des publicités sur le site. Lister ces failles et modifier le code pour les combler a été possible, mais cela a pris plusieurs mois, durant lesquels nous passions notre temps à supprimer le code malicieux injecté pour quelques semaines, jusqu’à ce que le pirate s’en rende compte et l’injecte à nouveau.
  • Enfin, fin 2012, une panne généralisée a à nouveau rendu l’archive indisponible. Cela faisait deux ans que nous faisions du traitement « symptomatique » au cas par cas, ce qui s’était avéré terriblement chronophage et avait conduit certains d’entre nous a quitter l’équipe faute de temps. Il apparaissait alors comme évident que nous ne pouvions plus continuer ainsi, et il a fallu prendre la dure décision de ne pas tenter une énième réparation de fortune, mais de passer l’archive hors ligne, avec dans l’idée de tout reprendre de zéro et de mettre en place un nouveau site, plus moderne, plus pérenne.

2013-2014, le développement de Dogmazic V3

Dès lors, un de nos bénévoles s’est libéré pour travailler à plein temps sur le développement d’une nouvelle version de Dogmazic.

En parallèle, l’équipe du bureau a fait un énorme travail de rationalisation de l’infrastructure, qui était répartie sur de nombreux serveurs et donc très coûteuse. Nous avons changé d’hébergeur à plusieurs reprises, jusqu’à trouver un hébergement associatif suffisamment fiable pour propulser blog et forum. Le forum a été migré vers le CMS Vanilla, plus moderne que l’ancien PHPbb. Bien entendu tous les comptes utilisateurs ont été préservés et l’immense masse de messages, qui fournissent un fond documentaire exclusif sur les enjeux et les interrogations des acteurs de la musique sous licences libres et ouvertes a été conservé.

Le développement de Dogmazic V3 avançait bien, et nous pensions initialement pouvoir rouvrir le site un peu avant la mi-2013. Cependant, une fois que nous avons tenté de le mettre en production, nous nous sommes heurtés à de très nombreux problèmes, pour la plupart très complexes, de configuration coté serveur… Une version de test a été mise en ligne mais elle s’est avérée non fonctionnelle. Après des mois et des mois à batailler pour rendre celle-ci utilisable, notre bénévole chargé du dev, suite à des divergences quant à la ligne suivie par l’asso, a finalement annoncé qu’il quittait le projet.

2014-2015 : Impasse, puis nouvel espoir

Nous étions alors complètement dans l’impasse. Dogmazic V3 était basé sur le langage Python, une compétence plutôt rare dans le monde du bénévolat qui gravite autour de nous. Nous n’avions personne parmi les bénévoles pour reprendre le développement.

Fort heureusement, à la toute fin du printemps 2014, nous avons été contacté par Afterster, développeur principal d’Ampache.

Ampache est un logiciel libre qui a presque une quinzaine d’années. On l’installe sur un serveur web pour pouvoir profiter de sa bibliothèque musicale sur n’importe quel appareil disposant d’un navigateur web.

Il se trouve qu’Afterster, qui travaillait sur la future version 3.8, ajoutait des fonctionnalités pour permettre d’utiliser Ampache comme portail pour site de musique.

En relation constante avec le bureau, il s’est occupé d’ajouter une fonction d’upload des morceaux, de suppression des morceaux uploadés précédemment, une gestion complète des licences libres ou de libre diffusion, le streaming et le téléchargement étant déjà gérés par le logiciel.

Ces améliorations étaient disponible dans la branche « dev » du projet, jusqu’au mois de février 2015 ou elle ont été considérées comme suffisamment testées pour être admise dans la branche « beta », Ampache 3.8.

Dans l’état, Ampache est actuellement au point pour propulser la nouvelle version de Dogmazic, que nous appelons entre nous « Dogmazic V4 ».  Streaming, téléchargement, gestion des licence et suppression possible des morceaux par leur propriétaires sont les « cores features » dont nous avons besoin. Cependant, il reste encore quelques fonctionnalités à implanter pour fournir une expérience utilisateur qui soit du niveau de celle de Dogmazic V2 avant ses pannes :

  • Une gestion des labels
  • Une gestion des annonces concert
  • Une gestion des pages artistes permettant à ceux-ci de présenter leur projet avec un texte libre
  • Des modules en page d’accueil permettant de voir rapidement les nouveaux post du blog et du forum
  • Et bien sûr, un bouton « faire un don/adhérer à l’asso »

Et alors, pourquoi ne voit-on rien venir ?

Il y a encore, hormis ces fonctionnalités à ajouter, deux importants points à gérer, l’import des données depuis la sauvegarde de l’archive V2, et la question de l’hébergement.

Les scripts de migration

Un point capital pour permettre de rendre l’archive à nouveau accessible est le codage des scripts de migrations qui permettront à Ampache de propulser l’archive :

  • Il faut bien entendu importer les utilisateurs depuis l’ancienne base de données, pour que chacun reste propriétaire de ses morceaux et puisse les effacer si tel est le choix fait
  • Ampache se base sur les metadonnées des morceaux pour afficher les titres, noms d’artistes, etc. Comme je le disais précédemment, le robot de Dogmazic V2 qui s’occupait de remplir ces champs si ceux-ci n’avaient pas été pré-remplis par l’artiste étant tombé en panne en 2010, il faudra écrire un script pour remplir ces « tags » en fonction des informations que nous avons dans l’ancienne base de donnée
  • Également, à cause de la panne du robot, mais cette fois ci au niveau du transcodage, nous nous retrouvons avec un panachage de morceaux : certains à la fois en ogg et mp3, d’autres (nombreux) uniquement en mp3, d’autres (une poignée) uniquement en ogg. Il faudra faire un choix de format – Ampache transcode les morceaux à la volée pour un format lisible dans la machine client, il n’est donc pas utile d’en proposer plusieurs – et transcoder les morceaux dans cet unique format, à nouveau à l’aide d’un script
  • Enfin, un point capital, notre sauvegarde des fichiers musicaux est « brute » : quand un fichier était supprimé de Dogmazic, soit que l’auteur ne souhaitant plus qu’il soit publié, soit qu’il ait été supprimé par l’équipe de modération car ne pouvant être placé sous licence libre (contenant des samples sous copyright, reprise d’un groupe sous copyright…), il n’était pas supprimé physiquement des disques dur, mais simplement noté comme ‘invisible’ dans la base de donnée, et ne s’affichait plus sur le site. Il va donc falloir écrire un script qui recherchera dans la base de données ces morceaux supprimés, pour qu’il ne soient pas publiés dans la nouvelle version du site.

Et alors, ça en est où ?

Afterster, en sus du travail formidable qu’il fait déjà avec Ampache, s’est porté volontaire pour s’occuper de cette problématique de scripts de migration. Mais nous sommes toujours à la recherche de bonnes volontés ! Ampache est écrit en PHP, un langage très répandu et maîtrisé par de nombreux développeurs. Si vous voulez nous donner un coup de main, vous pouvez nous rejoindre sur notre salon IRC (#dogmazic sur le réseau Freenode.net) où il y aura quasi tout le temps quelqu’un pour vous répondre. Vous pouvez également, si l’ajout des fonctions supplémentaires dont nous avons besoin pour Ampache vous intéresse, vous rendre sur GitHub où le code source est hébergé, et proposer des « pull request ». Télécharger Ampache 3.8 beta pour tester les fonctions d’upload et de gestion des licences et débusquer d’éventuels bugs peut également être une manière de participer.

La question de l’hébergement

Pour parler un peu technique, notre hébergement actuel pour le blog que vous lisez en ce moment et notre forum est sur ce que l’on appelle une « machine virtuelle », c’est à dire qu’un seul serveur héberge plusieurs de ces machines qui partagent ses ressources. Une telle solution est suffisante pour propulser avec de bon résultat un blog ou un forum ne contenant que des textes et des images, mais l’audio est beaucoup plus lourd à gérer. Il faut garder à l’esprit que lorsque l’archive sera à nouveau en ligne, il faut s’attendre au fait qu’au bout de quelques mois ou années elle retrouve une fréquentation similaire à celle qu’elle connaissait avant sa panne. L’héberger sur notre VM n’est pas une option, cela conduirait à un site beaucoup trop lent pour permettre une expérience utilisateur agréable.

Nous venons donc de louer un « serveur dédié », c’est à dire une machine unique dont toute la puissance sert à propulser le site qu’elle héberge. La configuration du serveur pour qu’il puisse accueillir Ampache est en cours.

Heureusement, ce poste de dépenses est déjà prévu dans le budget de l’asso, qui est de 700 euros par an. L’année dernière nous avons dépensé moins que prévu, et les dons (merci à vous) ont été au rendez-vous début 2015. Le budget de l’année est donc pour ainsi dire presque bouclé, et nous pouvons nous permettre de louer ce dédié qui servira de plate-forme de développement, puis,  à terme, hébergera Dogmazic.net.

En conclusion

Pour finir ce billet, qui est un peu long mais cela faisait bien longtemps que nous n’avions pas communiqué de manière exhaustive sur les actions entreprises, Dogmazic est plus que jamais à une période charnière de son histoire. Elle deviendra ce que nous tous en ferons. N’hésitez pas à participer, que ce soit en diffusant des infos, en commentant ce billet, en postant sur notre forum (qui est hélas devenu bien désert), en adhérant à l’asso ou en faisant un don, en participant aux développements et au débugguage lié à Ampache… On compte sur vous tous, pour qu’une certaine vision de la musique libre perdure encore longtemps !

Le streaming ! L’eldorado promis n’a pas lieu.

Dans cet article du Point, l’ADAMI s’insurge contre les rémunérations du streaming.

Sur un abonnement standard de 9,99 euros par mois, les artistes ne touchent que 0,46 euro alors que 6,54 euros vont aux « intermédiaires ».

infographie streaming
Et une infographie vaut mieux qu’un discours…

Le streaming ! L’eldorado promis (pour les artistes) n’a pas lieu.

Le milieu de la musique est un monde à part. Je crois que je n’ai jamais autant vu d’intermédiaires entre un artiste et son public, et tous, bien évidemment veulent en vivre. Si Mano Solo définissait son métier comme un petit artisan chef de sa PME qui faisait vivre plein de gens autour de lui, et dénonçait à la fois les pratiques des Majors et le téléchargement, force est de constater que les intermédiaires se sont multipliés avec Internet.

Entre les agrégateurs de contenus, les sites de streaming, de vente de morceaux… ce sont tout autant d’intermédiaires en sus des plus anciens à rémunérer, quand ils ne se font pas racheter par des Majors. Le travail d’un petit label se résume parfois à de longues listes de lignes de données à traiter pour savoir quelles stratégies adopter avec les additions des 0,0001 centimes reversés à untel ou à d’autres.

Et aux États Unis on s’interroge toujours sur le poids du streaming…

Mais quand on voit que Taylor Swift, n°1 du top albums 2014 aux Etats-Unis, décide de retirer ses titres de Spotify, on se fait du souci pour la viabilité du modèle économique. Le label de la chanteuse dit qu’elle a gagné environ 500.000 dollars en un an grâce à Spotify aux Etats-Unis.

Sur une plateforme moins puissante, Pandora, Pharrell Williams a gagné 2700 dollars en royalties pour 43 millions de streams de Happy, en trois mois. On peut imaginer les clopinettes que cela représente pour un petit artiste. Grosso modo, il faut environ 1500 streams pour gagner l’équivalent d’une vente d’album.

Portishead avec 34 millions de streams… c’est 2500$ par an

Si aux États Unis le poids du streaming ou « musique en continu » (ici dans un article canadien) est devenu si important qu’il a dépassé les revenus du disque.

Les récents articles sur le streaming sont très démonstratifs. Ce sont des chiffres américains (à la hauteur d’un marché important), imaginez ce que c’est pour les artistes français avec une Sacem qui les ponctionne encore plus au profit d’un système pyramidal !

En France, avec les revenus du streaming, on parle aussi de celui des abonnements…

Mr Mo du Label Jarring Effect :

A propos des 0,46 € perçus par l’artiste, cela ne veut pas dire grand chose, car ce que vous écoutez n’est pas directement rémunéré par votre abonnement. Votre abonnement fait parti d’un pot commun, on additionne les revenus puis on divise par le nombre d’écoutes, donc en fonction de la part de marché. Votre abonnement peut rémunérer Universal tout en écoutant des productions de petits indépendants… Pour un streaming d’avenir, équitable, et rémunérateur, je vous renvois sur 1D touch, dont la nouvelle version arrive dans quelques semaines. Un écosystème original et innovant. Une présentation d’une autre répartition : le modèle centré sur la consommation par utilisateur, qui consiste à répartir le montant généré par l’abonnement d’un utilisateur en fonction de son nombre d’écoutes mensuelles et des artistes qu’il a écoutés Jour4_KeynoteQ&A !

On le voit bien ici, à part des initiatives alternatives, le streaming ne rémunère pas les artistes, il rémunère, surtout, les intermédiaires. Des alternatives existent, notamment en France avec CD1D, plate-forme subventionnée par les collectivités territoriales (Régions notamment). Cela montre que l’éco-système musical n’est viable pour des artistes ayant peu de visibilité que s’il est subventionné, que si l’État (ou les collectivités) participe à la diversité culturelle.

La question pour les artistes est bien de travailler avec ses intermédiaires, et d’en limiter au plus possible leur nombre.

Les plate-formes de streaming ne sont rien sans les artistes qui composent l’attractivité de leur offre. Mais au vu des sommes que rapportent le streaming aux artistes, de l’immensité des catalogues (on parle de 35 millions de titres) et de cette démesure entre revenus et quantité, de nouvelles formes de revenus semblent non seulement résister (concerts), mais avoir plutôt tendance à se développer (vinyle). Ne serai-ce pas au final par là qu’il faudrait aller ? Vers une plus grande interaction entre les publics et les artistes ? Les licences libres ne permettraient pas ceci au final ?