Allongement des droits = NON répond l’Electronic Frontier Foundation

L’allongement des droits, vaste question à laquelle peu savent répondre. Tout simplement parce que ces questions sont compliquées à appréhender. Alors soyons didactiques voire « pédagogiques »…

Aujourd’hui, quand on crée une œuvre, l’auteur (à partir du moment où il prouve le lien qu’il a avec cette œuvre, on parle d’antériorité) a des droits dessus. Les droits moraux et les droits patrimoniaux. Les droits moraux sont des droits inaliénables, incessibles et perpétuels qui sont la base du droit d’auteur « à la française » et qui vous protègent contre une utilisation contraire à la volonté de l’auteur (telle œuvre dans un meeting de parti politique, telle modification de l’œuvre qui la dénature complètement…). Les droits patrimoniaux, enfin, sont tous les droits qui permettent de faire du commerce avec vos œuvres (vente (cd, k7…), représentation (scène), diffusion…).

Ce sont ces derniers droits qui sont limités dans le temps.

Un projet de loi européen basé sur un rapport indépendant (mais bien sûr… indépendant de qui ? du paysan breton ?) commandité par l’industrie du disque va bientôt être soumis au vote à la commission européenne. ce projet de loi va allonger la durée des droits. Pourquoi faire ? Pour faire en sorte que nos amis Johnny Hallyday et leurs maison de disque puissent continuer à avoir l’exclusivité sur les ventes de leurs œuvres créées il y a plus de 50 ans.

CC-By-Sa / La quadrature du net

CC-By-Sa / La quadrature du net

Un article du Framablog a récemment traduit l’appel lancé par l’Electronic Frontier Foundation par le biais de leur projet Sound Copyright. En voici la retranscription exacte (merci à eux pour la traduction en licence CC-By-SA !).

Faites passer et n’oubliez pas de visiter le site Sound Copyright pour signer la pétition !

Prolongement des droits d’auteur dans l’UE : aidez les eurodéputés à entendre un autre son de cloche

EU Copyright Extension: Help MEPs Hear the Other Side

Danny O’Brien – 20 janvier 2009 – Electronic Frontier Foundation
(Traduction et sous-titrage Framalang : Olivier, Don Rico, Xavier et Yostral)

À la lecture de la documentation officielle de la Commission européenne sur la directive prévoyant l’allongement du copyright, on pourrait croire que porter la durée des droits des artistes à 95 ans au lieu de 50 en Europe est une décision généreuse sans aucun effet néfaste. C’est sans doute l’image que souhaite en donner le membre de la commission Charlie McCreevy, lui qui incite le Parlement à mettre au vote cette directive au mois de mars de cette année.

Mais les législateurs de Bruxelles n’entendent qu’un seul son de cloche de la part de ce commissaire. C’est pourquoi, dans le cadre de la campagne contre l’allongement de la durée des droits d’auteur, une réunion va être organisée à Bruxelles où vous et vos eurodéputés êtes cordialement conviés.

Les experts en droits d’auteur européens les plus réputés affirment eux-mêmes que la Commission induit en erreur les Conseil et Parlement européens. Nul n’a encore expliqué aux eurodéputés en quoi cette mesure coûterait des milliards d’euros aux consommateurs européens, alors qu’elle ne rapporterait à la plupart des artistes concernés guère plus de trente euros par an, le plus gros des bénéfices revenant aux plus grosses maisons de disques, les majors. Ils ne se sont pas non plus inquiété des dégâts qu’elle infligerait à un domaine public solide et à l’accès démocratique à l’héritage culturel des pays membres.

En tant qu’acteur de la campagne Sound Copyright, l’Open Rights Group organise une réunion publique le 27 janvier à Bruxelles pour fournir aux eurodéputés des informations objectives sur l’allongement de la durée des droits d’auteur. Écrivez à votre eurodéputé pour lui demander d’y assister, ou mieux encore, faites le déplacement et venez donner vous-même votre avis sur la question.

Si vous désirez connaître davantage de détails sur les dangers de l’allongement de la durée des droits d’auteur, rendez-vous sur le site Sound Copyright, ou regardez le guide vidéo ci-après. Envoyez ensuite ces liens à vos amis européens, et écrivez sans plus tarder à votre eurodéputé.

En bonus, une vidéo sous-titrée expliquant très bien les enjeux du projet de loi européen.

Sources : Framablog, Linuxfr.org, Code de la Propriété Intellectuelle, La quadrature du net.

Philippe Aigrain, un auteur InLibroVeritas censuré ?

Nous reproduisons ici un article de notre confrère Mathieu Pasquini, gérant d’InLibroVeritas qui est en quelque sorte à la la littérature ce que Dogmazic est à la musique. Cet article démontre encore une fois la volonté des instances culturelles et gouvernementales à n’entendre qu’un seul discours sur le sujet épineux du téléchargement : celui de l’industrie du divertissement. Juge et partie ! voilà ce que nous propose le gouvernement comme réponse (graduée ?), et introduction à la future loi « création et Internet ». En effet, outre Philippe Aigrain, honteusement évincé au dernier moment de ces « assises du de la création sur internet », aucun acteur de la culture libre n’a bien entendu daigné être invité à s’exprimer sur le sujet…
Après le livre « un taureau dans l’arène » que l’ex-ministre de culture RDDV avait tenté de faire rentrer dans le rang (voir ici), voilà que Philippe Aigrain, l’auteur de « Internet & Création », homme de talent et de probité vient à son tour de faire les frais de la pensée unique.
Le 16 janvier prochain aura lieu au palais Bourbon des « assises du piratage », à sens unique comme le titre parfaitement Libération, autour du projet de loi « Création & Internet », aussi nommé HADOPI. Source sur LibérationD’emblée je réfute vigoureusement le terme de Piratage. Je rappelle que le pirate est celui qui vole le bien d’autrui par la violence. Un pirate ça prend des bateaux par le feu, un internaute ça télécharge au pire illégalement de la musique via Internet, sans que la le fichier soit enlevé à l’un par l’autre.Des « assises du de la création sur internet » aurait été un titre bien meilleur. Las, il y’a pire. La liste des invités est unidirectionnelle on y retrouve encore les même SACEM, SACD et autre pourfendeurs comme Michel Thiollière ou Pascal Rogard. Ces assises jugeront seulement à charge et sans aucune chance de plaider une autre cause, une autre vision, une autre intelligence. Qu’on le veuille ou pas, qu’on soit d’accord ou pas le monde de la culture a volé en éclat, et tout est différent et ne sera jamais plus comme avant. Le corbeau sur le buste de Pallas l’a dit déjà.

Fort heureusement Philippe Aigrain, l’auteur du livre « internet et création, comment reconnaître et rémunérer la création sur internet » était invité à ces assises afin de faire entendre une autre voix, et montrer une autre voie. Malheureusement il fut retiré de la liste des intervenants le lendemain même de l’annonce de sa participation.

C’est purement et simplement scandaleux ! comment peut on débattre dans ces conditions ? comment peut on oser faire un « coup » pareil à un homme qui se bat depuis des années pour un art libre, et qui propose des solutions concrète de rémunération des artistes ne peut il pas être invité à cette mascarade réunion.

Et ce n’est pas en renommant aujourd’hui le colloque en « Monde culturel et internet : vers une réconciliation ? » que nous allons être dupés.

En tant qu’éditeur et ami de Philippe Aigrain je m’insurge contre cette pratique malodorante qui vise à inviter un homme à une réunion important pour le congédier le lendemain. Et comme je ne suis pas homme à ne faire que parler je vais également agir, à commencer par ce billet et par vous demander de diffuser l’information autour de vous.

Et qu’on vienne par argumenter sur la non pertinence du modèle économique des licences libres, demandez à Nine Inch Nails ils en rigolent encore http://www.laquadrature.net/fr/ecransfr-nine-inch-nails-gratuit-et-best-seller

Restez libres et ne renoncez jamais…

Nouveau Guarapita en exclusivité une semaine sur dogmazic

Guarapita revient en force !
Guarapita: Far far west lineEt c’est du riche : nouveau site guarapita.net , nouveau bloguarapita.net

Et, déjà présents depuis longtemps sur dogmazic (et pragmazic ), voici de plus leur nouveau maxi 4 titres Far far west line, qu’ils nous font l’amitié de mettre en exclusivité pendant une semaine sur dogmazic, trouvable ensuite partout bien sûr, sous CC by-nc-sa. Sans parler de Like a huele pega au complet !
Merci à eux et merci à vous tous.

Yo no les voy a platicar de los temas del ep , ¡solo escuchalos, que es bien paaadre!

12 ans de l’APRIL = playlist dogmazic :-)

L’APRIL fête ses 12 ans demain soir, et à cette occasion (à la demande de Frédéric Couchet), notre cher bituur esztreym a mitonné une playlist de derrière les fagots, qui nous l’espérons contribuera à animer la soirée !
el bituur :-)
Écouter la playlist (ogg) :
Télécharger les titres (podcast/ogg) :
Nous en profitons pour témoigner notre soutien à la campagne d’adhésion organisée par cette association indispensable pour la reconnaissance et la défense du logiciel libre.

Rendez-vous Culture libre à la médiathèque de Biarritz

Nous relayons cette information en provenance de la médiathèque de Biarritz (64) :

La Médiathèque de Biarritz propose un nouveau rendez-vous mensuel, pour s’informer, échanger, partager autour des logiciels libres et la culture libre de manière plus générale. Le premier rendez-vous se consacre à la musique et sa diffusion.
Sous forme de table ronde ouverte, il se veut d’abord un moment d’information pour découvrir le principe et le fonctionnement des licences libres dans le milieu musical. Celles-ci proposent gratuitement, des contrats flexibles de droits d’auteurs pour protéger et diffuser ses créations.


Qu’est ce que la musique libre, ses enjeux pour le musicien, comme pour l’auditeur?  – Quelles sont les differents types de licences et comment s’appliquent-elles? – Comment diffuser sa musique? – des réponses lors de ce rendez-vous, avec des témoignages et des exemples d’artistes diffusant leurs musiques librement.

 

Samedi 20 décembre à 16h au Département Image de la médiathèque. Entrée libre.

Abenduaren 20an, larunbata, 16:00etan Biarritzeko Mediatekan. Sartea dohainik.

 

Egun on,

 

Biarritzeko mediatekak hilabeteroko hitzordu berri bat proposatzen du, software libreei eta orokorki kultura libreari buruzko informazioa ukaiteko, trukatzeko, partekatzeko.
Lehen hitzordua musikari eta bere hedapenari emana izanen da.

Mahain baten inguruan, denei idekia, lehen hitzordua informazioa biltzeko parada izanen da eskubide libreek musikaren munduan nola funtzionatzen duten jakiteko. Baimen libre horiek eskubiderik gabeko kontratu malguak, autore baten obrak babesteko eginak izan direnak, proposatzen dituzte dohainik.
Zer da musika librea ? Zein dira bere desafioak musikariarentzat hala nola entzulearentzat ? Zein dira eskubide mota desberdinak eta nola aplikatzen dira ? Nola hedatu bere musika ? Galdera horiei erantzutera entseatuko da aipatutako hitzordu horretan, zeinean artista zenbaitek, beren musika libreki hedatzen dutenak,  lekukotasunak eta adibideak emanen baitituzte.

Affiche des rendez-vous : rendezvous_affiche.pdf 

 biarritz.jpg

Médiathèque de Biarritz

Tel: 05.59.22.28.86

courriel: info.mediatheque@biarritz.fr

www.mediatheque-biarritz.fr

Rencontres LinuxMAO sur Paris

Le site LinuxMAO a la bonne idée d’organiser des rencontres de musiciens utilisant Linux pour la création Audio. Vous êtes donc conviés à 2 rencontres.

Le week-end du 27 et 28 décembre 2008 (pour tester vos cadeaux musicaux de Noël ?)

Le week-end du 11 et 12 janvier 2009 (pour dire la bonne année à plein de gens)

Les inscriptions sont ouvertes par le biais de formulaires accessibles aux inscrits sur le site.

Animations, démos de logiciels, tutoriels, mini-concerts un petit programme qui va se constituer avec les inscriptions des membres et leurs suggestions. Une belle initiative à soutenir, surtout si vous passez sur Paris pendant ces périodes !

Karaoké sous linux !

Pour ceux pour qui la musique rime trop souvent avec des fausses notes, voici un petit logiciel de karaoké sous linux, bien évidemment, après vous n’aurez plus d’excuse !

Voici la nouveauté du moment, Performous.

Ce fork (développement annexe d’un logiciel à partir d’un autre logiciel) de Ultrastar (logiciel du même type mais dont le développement s’est arrêté) est donc un logiciel de karaoké. Vous branchez un micro, votre voix est analysée par le logiciel, et vous chantez. Le logiciel est pourvu d’un détecteur de pitch (vitesse, justesse) pour évaluer les notes que vous ferez. Le rythme est également pris en compte dans les évaluations.


Et vous savez quoi ? Grâce aux commentaires de cet article, je me dis que les musiciens qui sont intéressés par ce type de logiciel pourraient y contribuer en créant les fichiers nécessaires à la lecture de leurs œuvres par ce logiciel. Ainsi c’est une autre manière de découvrir de nouveaux artistes libres avec un logiciel libre pour le public. Allez, je suis sûr que vous avec tous rêvé un jour de chanter « que tuuuu sooooiiiis moonn aaaaaaaarrrrrrrbre ! » (Delgarma – Mon arbre).

Pour les artistes qui seraient intéressés pour collaborer avec leurs musiques et chansons, ce tutoriel vous permettra de concevoir des fichiers textes que le logiciel pourra lire. Très utile ! Bien évidemment, si vous connaissiez auparavant Ultrastar, les fichiers que vous utilisiez sont toujours compatibles avec Performous.
Entraînez-vous dur, les prochaines versions incluront les instruments avec la possibilité de brancher ceux des jeux Guitar Hero et Rock Band…

Dépôt de marque – L’incompréhension la plus totale

Je reprends ici mon post (http://sam-lesite.fr/blog/27/), sur une triste affaire qui est arrivée à l’association Les Grandes Roues et moi-même.

Je me souviens avoir expliqué, dans le court texte introduisant mon album l’engrenage , mon incompréhension la plus totale face au monde moderne et son confort social. Nous (l’association Les Grandes Roues et moi) en avons fait les frais dernièrement.

Lundi 3 Novembre 2008, l’association reçoit un courrier avec avis de réception de Mise en demeure pour contrefaçon de marque de la part de Xxx. Ce dernier nous y apprend qu’il a déposé le 9 Octobre 2008 la marque Sam pour une exploitation internationale auprès de l’INPI pour des usages de diffusion de sa musique (spectacle vivant, cd, web …). Il nous y demande de retirer sous 15 jours toute référence à sa marque Sam . On croit rêver.

Xxx aurait pu nous contacter par téléphone avant de nous envoyer ce recommandé. En effet, sur le site web de notre association (http://lesgrandesroues.free.fr/ ), sous l’adresse qu’il a recopiée sur son petit colis, est toujours indiqué le numéro de téléphone de la présidente. Mais, aussi courageux qu’un vaillant chevalier du monde moderne, il ne l’a pas fait.

Nous avons donc répondu à Xxx, par l’intermédiaire d’un avocat, en lui demandant de retirer son dépôt de marque. Tout simplement parce que sam est aussi le diminutif de Samuel , mon prénom de naissance, que je fais de la musique depuis très longtemps, bien avant son dépôt de marque, que celle-ci est diffusée publiquement (festivals, radio hertziennes, web http://www.sam-lesite.fr, reportages télé …), … (nous n’avons pas ajouté que mon professeur de piano m’appelait déjà sam lorsque j’avais 5 ans, en 1983).

Sans cette lettre recommandée, comportant des menaces de procédure avec avocats, si nous avions été contacté de manière normale et courtoise, nous aurions pu organiser un concert commun, faire jouer Sam et sam , et une collaboration artistique aurait pu naître de cette rencontre.
En quoi être un Sam et un sam dans le milieu de la chanson peut déranger l’un ou l’autre, précisément lorsque nous n’avons pas la même vision des rapports humains et que nous ne partageons pas les mêmes valeurs ?
Demandez la réponse auprès de certaines structures d’aide à la professionnalisation d’artistes : celles qui ne répondent jamais, qui occupent leurs poulains en manque de développement à remplir des formulaires, et sur lesquels elles espèrent trouver un retour sur investissement : une visibilité accrue pour elles-mêmes et toucher les fonds publics qui vont avec.

Sinon, sam , moi, reste flatté que Xxx (alias Sam ), dans le système de valeur qui est le sien (et qu’il nous a démontré par son envoi recommandé), considère sam comme un ennemi gênant pour sa carrière. Nous espérons que la carrière (commerciale) de Xxx ne sera pas entachée par une trop large diffusion de ce communiqué. Nous lui conseillons par ailleurs de changer de pseudo et de déposer à tout hasard ‘Jules’, qui n’est pour l’instant qu’une marque de vêtements, qui pourrait le sponsoriser.

Je reste dans l’incompréhension la plus totale face à cette démarche : pourquoi avoir entamé directement une procédure, pourquoi nous avoir menacé directement de remettre l’histoire entre les mains de la justice ?
Je n’ai aucunement l’intention de nuire à la carrière d’un autre ou de marcher sur ses plates bandes, qu’il soit plus connu ou moins connu que moi. Je ne veux pas attiser le feu, faire preuve d’animosité ou d’esprit de vengeance, ce pourquoi j’ai remplacé son nom par Xxx. Je ne suis en compétition avec personne, je n’ai aucune envie de défendre une marque (mais une démarche artistique et esthétique).
Je ne suis pas en guerre, et dans notre monde libre, je ne me protège que du vrai danger. Xxx s’est trompé de cible et s’est trompé tout court. Je sais que le monde de la musique n’est pas plus beau que le reste du monde, mais je crois encore en la vraie beauté d’un geste artistique qui tout seul et sans artefact peut nous élever.

Cela dit, je ne suis ni un perdant, ni résigné (bien au contraire aujourd’hui), et je dois pouvoir continuer à exister artistiquement et défendre mes intérêts professionnels musicaux.

sam

PS : si commentaires il y a sur ce billet, merci de ne pas mettre de lien vers la personne en question.