Chronique – I


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Nouvellement arrivé sur l’archive I, le premier album des normands de Sons Of Apache, nous présente un trio de rock stoner majoritairement instrumental.

On commence avec « Haze Or Grass », très bon titre qui dépeint un son bien rodé, qu’on pourrait qualifier de déjà entendu, mais qui, pour ma part, m’a convaincu dès la premier minute d’être devant un excellent groupe. Une impression confirmée sur le très bon « Mammoth », titre mid-tempo bien construit, comportant de très bon riffs. Ainsi qu’une incursion vocal, assez heu… brut.
« Symphonia Of The Continuum » est quant à lui pourvut de bon solos de gratte et d’un pont contemplatif simple et sans fioritures.
S’en suit « Buried Alive », dont l’intro fait bien le taff à faire monter la sauce. La basse est à l’honneur sur ce morceau, se permettant même quelques harmonies très « borderlines » avec la guitare. Et si le titre est finalement assez lent, l’envolée épique à la fin nous permet de tout pardonner.
Voici venir « Karma », mon morceau préféré, ultra groovy, ultra trippant, ultra répétitif et hypnotique, et pourtant tant de bon riffs enchaînés, le pont avec du chant rappé qui va bien, des petites pointes funk à droite à gauche, un super solo. Bref que du bonheur pour les oreilles. Ce qui nous amène au dernier titre : « Amnesty For The Green Sun », balade rock faisant la part belle aux solos et à un travaille sur l’ambiance un peu plus prononcé que sur les autres morceaux.

Un peu plus de 35 minutes de musique pour ce premier EP, et de réels qualités chez Sons Of Apache se dévoilent. Il y a cependant de la place pour de l’amélioration, dans certains placement de la gratte, mais surtout dans la production. En effet la batterie est en retrait, la guitare trop en avant (surtout sur les aigus), le chant est lui aussi en retrait et paraît moyennement maîtrisé.
Ceci étant dit I est déjà un album solide et ses quelques défauts n’entachent en rien son écoute. L’ambiance et le feeling sont là, les bases sont bonnes !

Lien Dogmazic
Site Officiel

Une compilation collaborative par le netlabel A Whale Lantern

En 2017, sur le réseau Mastodon est né un projet de musique collaborative. Portée par le netlabel A Whale Lantern, il permet de financer aussi le projet Mastodon.

Mastodon ?

Mastodon est un réseau décentralisé concurrent de Twitter. Apparu depuis avril 2016, il rassemble aujourd’hui près de 1,2 Millions de personnes. Le logiciel est libre (GPLv3), il est possible de créer des instances localisées (comme Framapiaf de Framasoft). Bref, cette alternative aux réseaux privateurs et pompeurs de libertés est à regarder de plus près. Et vous savez quoi ? Musique Libre y est aussi (et ce billet de blog, comme les autres, enrichi ce réseau).

mastodon-logo

A Whale Lantern ?

C’est un netlabel berlinois que nous suivons depuis quelques temps. En 2016, une compilation de 4 titres est née d’un projet collaboratif sur Mastodon.

Everything Is Made Of Smaller Parts

C’est la nouvelle compilation née sur Mastodon ! Cette fois, ce sont 11 titres qui sont proposés !

N’hésitez pas à rejoindre le mouvement, rejoignez Mastodon, suivez le compte de Musique Libre, celui de A Whale Lantern et à vous les machines/micros/guitares/instruments !

Éditorial de Juin 2018 de linuxmao.org

Éditos

Un certain mois de mai, il y a cinquante ans, une génération lâchait la bride à son imagination, libérant un flux continu d’idées neuves et colorées dans une époque grisâtre. En politique, certes, mais aussi dans ses rapports sociaux, ses mœurs ou sa musique.
Quelques éclats de ces pensées traversent encore certaines strates de notre planète, depuis massivement régie par les règles impitoyables du marché.
La vertigineuse somme d’intelligences, de savoirs et d’énergies, partagée dans cette distribution Linux que je viens de télécharger librement, me ramène au souvenir de cette tempête imaginative qui repoussa bien des limites, il y a un demi-siècle.
Offrir à tous la possibilité de créer, mettre à la libre disposition de chacun les outils dignes de ses talents, partager les savoirs, autant de concepts qui me rappellent une vieille bande-son : celle des slogans du mois de mai 68.

Quoi de neuf ?

Depuis la parution du dernier éditorial, nous ont rejoint : Benn170, micksemenai, loop45, Atriase, Mandragore77, aim_true, FredChamps, superludwig, JeanPierreDubois, Sainteamanite, Hearstyx, dude2000, decacq, lgr, quinou007, JC92, vanda55 et hurukan.
Bienvenue à vous toutes et tous !

Musique sur LinuxMAO

Musique libre en dehors de LinuxMAO

Liste de lecture des nouveautés pour le mois d’Avril 2018 chez les copains de Dogmazic Image .

Nouvelles du monde

La Linux Audio Conférence 2018 Image qui se déroulera à Berlin (Allemagne) du 7 au 10 juin 2018 vient de mettre en ligne les premières informations sur le programme, que l’on peut consulter sur cette page Image .

Nouveautés sur LinuxMAO

Des chiffres :

Le nombre de visiteurs uniques du mois d’avril 2018 est de 31524. linuxmao.org, c’est à ce jour, 5955 utilisateurs inscrits (oui, c’est moins que le mois dernier puisque des comptes-inutiles ont été supprimé), 2311 « pages de documentation », les > 86000 messages dans les « forums », et d’autres fioritures.

D’autre part, nous avons eu 18 nouvelles inscriptions depuis la rédaction du dernier éditorial du site c’est à dire en 30 jours.

Nouvelles pages :

Coté administration :

olinuxx a :

  • supprimé d’environ 421 comptes de membres inutiles. Il y avait eu des demandes d’ouverture pour ces comptes, mais ils n’avaient jamais été activés. Voir forumthread85549 pour les admins,
  • ajouté une tâche annuelle de maintenance à faire (suppression des comptes non-validés). Voir forumthread85549 pour les admins,
  • supprimé les majuscules non nécessaires dans le menu du haut ainsi que dans le menu d’administration (accompagné de quelques petites améliorations pour celui-ci),
  • passé les liens wiki externes en https,
  • mis en cohérence les admins affichés dans la page Administration du manuel du site (voir forumthread83761 pour les admins) : pianolivier passe en admin-ancien et gilles passe de admin-système à admin-général.

r1 a fait la chasse aux pages disparues (erreur 404) et aux pages ne répondant plus (timeouts) sur les pages des catégories du Portail des Logiciels. Il ne devrait plus y avoir de liens cassés vers des URL externes sur les pages en question.

L’ensemble de l’équipe d’administration a opté pour la typographie définitive du nom du site. Désormais, nous écrirons : LinuxMAO.

Coté logiciel sur LinuxMAO

Côté logiciel en dehors de LinuxMAO

Depuis la publication du dernier éditorial, r1, olinuxx, sub26nico et Houston4444 ont relevé les mises-à-jour suivantes :

  • pour les mois précédents (mais que nous n’avions pas vu jusque là) :

Note : Harrison débute une nouvelle collection de greffons multi-plateformes et multi-formats avec l’égaliseur AVA Mastering EQ Image .

Post scriptum

Merci à allany, olinuxx, r1 et sub26nico pour l’écriture de cet édito, et on se retrouve le mois prochain pour une revue de l’actualité du mois écoulé !

Chronique – I Sing The Body Electric


CC by-nc-sa 2.0

3ème album du one-man-band bordelais I’Dawn, I Sing The Body Electric est sorti en 2009. Et non je ne suis pas en train de faire les fonds de tiroir de l’archive, j’essaie d’attirer votre attention sur des trucs sympas moi !

Donc cet album, il reste dans la lignée des précédents sur bien des points, on retrouve la prod minimaliste et le son caractéristique, la voix fantomatique, la basse ronde, la batterie en retrait couverte par les guitares. Coté composition on retrouve aussi nos marques, le rock sombre et dépressif est toujours là, avec une intro un peu surprenante à la clarinette (« Lovely Bones »), les interludes, les morceaux plus punks, comme « Station A : Dead-end » et ceux plus introspectifs et/ou puissants (« The Lovely Sound Of Your Absence »).

Mais les différences se font aussi sentir, car si « The Last Hours Of Light » (le précédent album), marquait déjà un virage vers des morceaux plus lumineux et hargneux, celui-ci confirme cette direction plus post-rock avec des titres comme « Sunny Sunny Shitty Sound », morceau particulièrement bien titré, ou encore le titre final de l’album.

I Sing The Body Electric est ainsi toujours dans le même délire, celui qu’on aime depuis « They Shine With All The Past We Share », et cela se voit dans des titres comme l’excellent « Wood And Withered Bones ». Et simultanément on se rend compte à l’écoute que toutes les variations de la formule ne fonctionnent pas avec la même intensité, le moindre sursaut, même furtif, suffisant à rendre l’exercice glissant.

Finalement n’est-ce peut-être que la nostalgie qui parle ? Et que la claque ressentie à l’époque du 1er album est maintenant passée ? Rien de grave en somme…

I Sing The Body Electric reste un album de 16 titres bien écrit, bien construit, avec assez de fragilité pour qu’objectivement ça marche bien. On a plus eu d’album de I’Dawn depuis celui-là, donc en cas de manque on se rabat dessus régulièrement.

Lien Dogmazic