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Menaces sur la culture libre en Europe

Voici un article en CC BY tiré du blog de Christophe Masutti.

Le 15 mai 2017, l’Electronic Frontier Foundation, célèbre ONG œuvrant pour la libertés des droits sur Internet, a publié une tribune inquiétante sur les menaces que font peser sur la culture libre (les licences libres) certains amendements au projet de Directive Européenne sur le Marché Unique Numérique.

La proposition de directive sur le droit d’auteur dans le marché unique numérique fait l’objet de nombreuses critiques et certaines sont indiscutables comme celle de Ronan Hardouin qui met en lumière les menaces réelles sur la liberté d’expression.

Les amendements en question dans le texte de l’EFF, et qui nétaient alors pas encore rendus publics, sont portés par la CULT, la Commission de la culture et de l’éducation du Parlement Européen. Ils ont ont été revus en septembre 2017, à l’occasion de la publication officielle de l’avis, sans pour autant désamorcer leurs caractères dangereux, et j’ajoute, sous l’article de l’EFF dont je propose la traduction, un focus sur l’amendement à l’article 14.

Voici le texte de l’EFF, publié le 15 mai 2017 sous le titre « Secret New European Copyright Proposal Spells Disaster for Free Culture », par Jeremy Malcolm, (sous licence CC-By).

Une nouvelle proposition secrète sur le droit d’auteur en Europe : un désastre pour la culture libre

L’EFF a pris connaissance d’une nouvelle proposition de loi européenne qui vise les services de streaming en ligne, mais qui portera un coup sérieux aux créateurs et à leurs fans. La proposition, qui interdirait pour de bon aux services de streaming d’héberger des œuvres sous licence libre, pourrait mettre fin à des services comme Dogmazic, qui offre l’accès à de la musique gratuite en ligne, et dresser de nouveaux obstacles à l’offre d’œuvres sous licence libre sur d’autres plateformes.

Tout cela fait partie de la nouvelle directive européenne sur le Marché Unique Numérique(EU), qui fait actuellement l’objet d’un accord entre les trois institutions européennes (la Commission européenne, le Parlement européen et le Conseil de l’Union européenne) qui devront se mettre d’accord sur son texte final. Dans ce processus, des propositions d’amendement au projet initial de la Commission sont présentées par plusieurs commissions du Parlement européen. Nous avons déjà sonné l’alarme à propos d’autres aspects de cette directive, y compris la taxe abusive sur les liens et les projets de filtrage des téléversements, qui font l’objet de négociations en cours.

Mais cette dernière proposition d’amendement, qui provient de la gauche, serait ajoutée à une autre section de la Directive, qui propose de garantir aux auteurs une rémunération équitable pour l’utilisation de leurs œuvres, un objectif que l’EFF soutient par ailleurs. La commission parlementaire qui dirige les négociations est la commission des affaires juridiques (JURI), mais d’autres commissions préparent des avis sur le projet et peuvent également proposer leurs propres amendements. Cette proposition est émise par la Commission de la Culture et de l’Éducation (CULT). Bien que le texte de la proposition ne soit pas disponible en ligne, étant donné qu’il est en cours d’examen par le rapporteur et les rapporteurs fantômes du CULT à huis clos, l’EFF en a obtenu un exemplaire, où l’on trouve :

Les États membres veillent à ce que, lorsque les auteurs et les artistes interprètes ou exécutants transfèrent ou cèdent le droit de mettre à la disposition du public leurs œuvres ou d’autres objets pour des services en ligne à la demande, ils conservent le droit d’obtenir une rémunération équitable découlant de l’exploitation directe de leurs œuvres présentes dans le catalogue de ces services.

Le droit d’un auteur ou d’un interprète d’obtenir une rémunération équitable pour la mise à disposition de son œuvre telle que décrit au paragraphe 1 ne peut être renoncé.

En bref, à l’endroit des œuvres protégées par le droit d’auteur mises à disposition sur les services de diffusion en continu en ligne, cela revient à créer une taxe payable aux sociétés de gestion collective qui gèrent les droits au nom des auteurs et des artistes interprètes ou exécutants (bien que la taxe elle-même soit distincte des droits patrimoniaux du titulaire du droit d’auteur). La taxe ne peut pas être exonérée par les auteurs ou les interprètes eux-mêmes, ce qui signifie que même s’ils veulent rendre leurs œuvres disponibles en ligne gratuitement, la loi leur lierait les mains et l’interdirait. Le site de diffusion serait toujours tenu de mettre de l’argent de côté pour « une juste rémunération » des auteurs et des interprètes, qu’ils le veuillent ou non.

La proposition semble s’inspirer d’un amendement similaire qui a été présenté au Chili l’année dernière et qui a malheureusement été adopté peu après que nous en ayons parlé, sans débat de fond. Il n’est pas rare que des mesures comme celle-là apparaissent en Europe ou en Amérique après qu’un petit pays les ait adoptées. L’agenda de l’industrie du disque en matière de propriété intellectuelle est un agenda mondial, et il est souvent opportun qu’elle établisse un précédent ailleurs dans le monde, là où la résistance à ses propositions pourrait être plus faible, avant de le faire passer dans des économies plus vastes.

Cet amendement éliminerait l’un des rares avantages dont jouissent les petits artistes indépendants pour promouvoir leur travail en ligne : la possibilité de le rendre disponible gratuitement. Pour certains de ces artistes, la mise à disposition gratuite en ligne de leurs œuvres constitue une base de fans pour soutenir les futurs contrats de licence, les tournées de concerts et les ventes de marchandises. D’autres peuvent publier une partie ou la totalité de leur travail gratuitement pour des raisons non économiques, par exemple pour communiquer un message, ou simplement pour l’amour de leur art. Certes, tous les artistes ne le font pas. Mais la loi telle qu’elle existe actuellement leur offre au moins un choix. Soit ils peuvent concéder des licences pour diffuser leurs travaux sur des plateformes de streaming pour de l’argent, soit ils peuvent les mettre gratuitement à la disposition de ces plateformes. Mais si cet amendement est adopté, ce choix leur sera retiré.

Les perdants de cette proposition sont au nombre de quatre. Les plus grands perdants sont peut-être les créateurs eux-mêmes, qui devront affronter de nouveaux obstacles entre leur art et leurs fans et collaborateurs. Les services de streaming seront également perdants, car ils devront faire face à des dépenses plus élevées et ne pourront plus fonctionner de manière non commerciale, même s’ils ne diffusent que du contenu sous licence libre. Les fans, bien sûr, en pâtiront en raison de la réduction de la disponibilité légale de musique et de vidéo gratuites en ligne. Et même l’industrie du droit d’auteur en sera affectée, car l’augmentation des coûts des services légaux de streaming peut inciter les créateurs et les fans à revenir au partage de fichiers en peer to peer, où les œuvres portant atteinte au droit d’auteur sont également échangées.

Dans la mesure où cette proposition bénéficie du soutien d’une majorité des groupes politiques européens au sein du CULT, si rien ne change, il est fort probable qu’elle soit adoptée au moins par cette commission. La prochaine réunion des rapporteurs aura lieu le mardi 16 mai, nous n’avons pas de temps à perdre pour tirer la sonnette d’alarme quant au caractère déplorable et destructeur de cet amendement. Une liste des membres du CULT qui étudient la proposition peut être trouvée ici, avec les coordonnées des contacts par courriel et médias sociaux.

Les partisans européens de l’EFF sont instamment invités à transmettre à leurs représentants un message simple: s’opposer à toute modification de la directive sur le marché unique numérique qui créerait un nouveau droit inaliénable à une rémunération équitable sur les plates-formes de diffusion en ligne. L’avenir de la culture libre en Europe en dépend.


Notes

Attention : l’avis en question a été proposé le 4 septembre 2017 (PE 595.591v03-00), incluant de substantives modifications.

On trouve désormais dans cet avis un amendement à l’article 14bis :

Droit à une juste rémunération pour les auteurs, interprètes et exécutants auquel il ne peut être renoncé

  1. Les États membres veillent à ce que lorsque les auteurs, interprètes et exécutants transfèrent ou cèdent le droit de mettre à la disposition du public leurs œuvres ou autres objets pour leur utilisation par des services de la société de l’information mettant à disposition des œuvres ou autres objets par le biais d’un catalogue sous licence, ces auteurs, interprètes et exécutants conservent le droit d’obtenir une rémunération équitable pour cette utilisation.
  2. Les États membres interdisent la renonciation au droit des auteurs, interprètes et exécutants à une rémunération équitable pour la mise à disposition de leurs œuvres comme décrit au paragraphe1. Le paragraphe 1 ne s’applique pas lorsqu’un auteur, interprète ou exécutant autorise le libre exercice d’un droit non exclusif, à tout utilisateur, pour l’utilisation de son œuvre.
  3. La gestion du droit à une juste rémunération pour la mise à disposition des œuvres d’un auteur, interprète ou exécutant est confiée à la société de gestion collective compétente. […]

Au paragraphe 2 on peut se demander ce que signifie, pour un auteur, que d’accorder l’autorisation du « libre exercice d’un droit non exclusif » pour l’utilisation de son œuvre. En effet l’expression « licence libre » n’apparaît aucunement et ce n’est pas parce que le mot « libre » est mentionné qu’il s’agit pour autant d’une référence à la culture libre.

Rappelons qu’une licence peut être exclusive (le titulaire accorde un droit à une seule personne) ou non exclusive (le titulaire accorde un droit à plusieurs personnes). Mais renoncer à l’exclusivité des droits ne signifie pas pour autant qu’on puisse placer une œuvre sous une licence libre qui, par exemple, suppose que l’œuvre puisse être reproduite, modifiée et diffusée tout en respectant la paternité de l’œuvre mais sans obligation de contrepartie financière, même si une utilisation commerciale d’une œuvre libre est tout à fait fondée. En d’autres termes, le choix d’une diffusion commerciale ou non est de ce fait absolument refusé par cet amendement, comme s’il n’y avait pas d’autre alternative que celle qui consiste à non seulement diffuser de manière commerciale mais aussi, en plus, de devoir conférer à une société de gestion collective la gestion des droits « commerciaux » de l’œuvre. Clairement cet amendement est une manière, pour les sociétés de gestion collective, de « récupérer » le marché de la culture libre qui a l’outrecuidance (malheureux !) de produire des œuvres et les diffuser sans que ces sociétés puissent se faire du blé sur leur dos (déjà en 2010…).

Ainsi, malgré sa révision, l’amendement tue dans l’œuf toute tentative de diffusion d’œuvre sous licence libre :

  • si la diffusion sous licence libre est commerciale, elle doit s’acquitter d’une taxe à la société de gestion collective (mais alors que faire des œuvres dérivée, modifiées, comme le permettent les licences libres, et qui provoquent de ce fait un problème d’identification de l’œuvre et aussi de l’auteur : qui est réputé auteur ? l’auteur originel ? les groupe d’auteurs incluant l’auteur originel et les modificateurs ? etc.),
  • si la diffusion sous licence libre est non-commerciale… elle ne peut plus l’être, vu qu’il faut bien trouver de l’argent pour payer la société de gestion collective,
  • il faut inventer des solutions pour maîtriser la circulation des œuvres de l’esprit de manière à ce qu’elles entrent dans modèle économique imposé, ce qui revient donc, par effet de bord assez immédiat, à aliéner la liberté d’expression.

Éditorial de juin 2017 de linuxmao.org

Éditos
Après un court épisode caniculaire, voici le temps des orages. Vite, on remet en place les batteries des portables, par sécurité, et on patiente un peu pour reprendre l’enregistrement en cours, au micro. Le premier éclat du tonnerre a affolé la capsule hyper-sensible, qui a pulvérisé les vu-mètres du pré-ampli à la première détonation. Et le casque, et l’oreille… aïe ! Le mieux serait encore de tout éteindre mais on a peaufiné tous les réglages, positionné au millimètre le micro, bricolé des pièges à son, créé la piste dans ardour armé sur « record ». Maintenant, on bout d’impatience de graver la prise définitive. Soyons raisonnables. Allons plutôt profiter du son et lumière à la fenêtre. Qui sait, peut-être une future source d’inspiration ?

Quoi de neuf ?

Voici l’éditorial mensuel de linuxmao, concocté par 3 membres. Comme d’habitude, nous faisons ici le tour de ce qui s’est passé ce dernier mois en mettant en avant les informations nous étant apparues comme les plus pertinentes. Deux d’entre eux se sont rendus à la LAC2017, la « conférence audio linux », et un article devrait paraître dans les jours qui viennent.

Depuis la parution du dernier éditorial, nous ont rejoint quelques nouveaux impatients : Kodliber, Amylicae, no-structure, akatus, mimik, DiegoNor, Thibo, GIL71, Kehevin, WitoO, LukeDairecourt, Noe69610, Dav69, martin_wr, quands, Gredin, Maxicore, Tofy, theRealPok, prod1983, FREMO, laffcoop, et DANY73.

Bienvenue à vous toutes et tous !

Musique sur linuxmao

La joute numéro 11 – Rock dans l’ère mythique se termine. Toutes les copies ont été rendue, et vous pouvez encore aller voter/commenter les œuvres Image pendant quelques jours.

Plusieurs morceaux ont été proposés par des membres du site en dehors de la joute #11 :

Pour consulter la musique proposée par les membres de linuxmao, rendez-vous dans la section de forum : 2 – Vos créations.

Musique libre en dehors de linuxmao

farvardin a publié un morceau composé avec LMMS et Dexed, pour l’écouter : cliquez ici Image .

La radio Prun’ continue son émission Musica Libre Image , avec des musiques sous licences libres, tous les 2èmes mardi de chaque mois. Les podcasts des émissions sont disponibles sur le site de Prun’.

137 nouveaux morceaux ont été déposé chez Dogmazic depuis la rédaction du dernier éditorial de linuxmao. Vous pouvez les écouter sur cette liste de lecture Image spécialement créée pour la publication de cet édito.

Nouvelles du monde

La société française Arturia, qui a annoncé (en 2015) une carte son USB compatible Windows, MacOS, Androïd et surtout GNU/Linux semble très proche de toucher au but, les premiers modèles ayant été envoyés aux distributeurs. Ces cartes son devraient donc arriver très prochainement dans vos crèmeries favorites.
À noter qu’elles sont Class-Compliant, ne nécessitant pas de logiciel pilote (sauf sous windowsmrgreen ) et qu’à ce jour, elles ont été testés sous Linux avec Ubuntu Studio et un noyau basse latence et que tout semble fonctionnel.
Le logiciel de contrôle de la carte est en développement (final) pour Linux, et devrait être rapidement disponible d’après Arturia.

Nouveautés sur LinuxMao

Le nombre de visiteurs uniques du mois de Mai 2017 est toujours au top avec 33.450.

D’autre part, nous avons eu 23 nouvelles inscriptions depuis la rédaction du dernier éditorial du site c’est à dire en 34 jours.

Nouvelles pages de documentation wiki :

ycollet nous partage une comparaison de rendu de fichiers SF2 en vidéo plutôt intéressante.

sub26nico est devenu admin-accueil.

La gestion des barres d’édition des différentes parties du site a été revue pour davantage de cohérence. Voir ce fil de discussion pour des informations supplémentaires.

Coté logiciel sur LinuxMAO

Pour voir ce qui se passe du côté du développement de ce qui touche à l’audio sous linux, rendez-vous dans la section de forum :  »7 – Développer/Traduire/Documenter/Annoncer une application‘.

Côté logiciel en dehors de LinuxMao

Depuis la publication du dernier éditorial, sub26nico, Nolwen, et olinuxx ont relevé les mises-à-jour suivantes :

  • pour les mois précédents (mais que nous n’avions pas vu jusque là) :
Tout utilisateur peut aider à la remontée des informations concernant les nouvelles versions en lisant le paragraphe Mettre à jour une version d’un logiciel. Allez, viens nous aider ici !

Post scriptum

Merci à allany, olinuxx et sub26nico pour l’écriture de cet édito, et on se retrouve le mois prochain pour une revue de l’actualité du mois écoulé !

Note : le billet originel se trouve ici.

Musique Libre en FM !

Vous connaissez peut être la (web) radio parisienne Libre@toi, qui se consacre aux cultures libres, aux communs et au partage !

Il se trouve que notre asso est en relation avec eux… Et que depuis peu, ce n’est plus une simple webradio ! Grâce à tout ceux qui ont signé son appel, elle s’est vu octroyer une fréquence radio FM partagée ! Oui oui oui je ne plaisante pas, une fréquence FM vraie de vraie que les chauffeurs de taxi pourront mettre quand leur client monte dans la voiture, une vraie fréquence FM consacrée aux cultures libres !

On en appelle donc à vos contributions ; je m’explique :

Libre@toi a besoin de musique libre ; il lui faut 20% de prog francophone là dedans (obligation légale sur la FM) ; l’asso Musique Libre en appelle donc à ses sympathisants pour monter via notre propre site des playlists qu’on pourra repasser à Libre@toi pour diffusion.

Le pré-requis si vous voulez participer est de savoir créer une playlist publique sur notre archive http://play.dogmazic.net

Ensuite vous postez dans le fil du forum l’adresse vers la playlist, en indiquant si elle est soit :

  • à 100% francophone

OU

  • à 100% non francophone (ce qui inclut les instrumentaux)
  1. Pour créer une playlist, rendez-vous sur une page album ou une page titre, et cliquer sur « ajouter à une playlist existante ».
  2. Là pour le tout premier morceau vous pouvez choisir « créer une nouvelle liste » ; appelez là par exemple « libre@toi francophone » ou « libre@toi non francophone » !
  3. Là vous y êtes presque il faut encore rendre la playlist publique ;
  4. Rendez vous sur, dans le menu du bandeau de gauche, ‘listes de lecture’. La votre devrait être tout en haut de la liste ;
  5. Allez tout au fond à droite, vous verrez une icône d’engrenage, une roue dentée, qui vous permettra de la passer publique.
  6. Vous n’avez plus qu’à vous rendre sur la page de la playlist pour ensuite venir en poster l’adresse dans ce fil de forum ici !

On compte vraiment sur vous pour faire la sélection de la prog de la radio Libre@toi ! Chaque playlist compte ! N’hésitez pas, vraiment, n’hésitez pas à faire partager vos découverte dans les 55000 morceaux de Dogmazic.net !

Appel à don ! RMLL 2017 !

Que sont les RMLL 2017 ?

17ème édition des Rencontres Mondiales du Logiciel Libre 2017

RMLL 2017 Rencontres Mondiales du Logiciel Libre 2017 from MANGIN on Vimeo.

Présentation du projet

Les Rencontres mondiales du logiciel libre (RMLL) se déroulent chaque année, depuis 2000, au début du mois de juillet.

Les  conférences, ateliers et le village associatif rassembleront près de 700  festivaliers chaque jour et nous avons pour objectif de dépasser les  5000 visiteurs sur la semaine.

Ces rencontres rassembleront les plus  grands spécialistes du mouvement du logiciel libre à travers le monde et  permettront de débattre des grands enjeux de demain comme les logiciels  libres dans l’éducation ou les collectivités, ainsi que leur place dans  le monde hyper-connecté qui s’ouvre à nous.

D’accès  totalement libre, ouverte à tous les publics, dans le  prolongement de   la démarche scientifique et de partage des connaissances, cette   manifestation est aujourd’hui devenue l’un des  moments forts de  l’année  dans le domaine du Logiciel Libre.

Événement d’ampleur internationale, des conférenciers viennent de l’autre bout du monde présenter leurs projets et discuter de leurs évolutions avec un public attentif et nombreux.
Les conférences et les thèmes de cette édition seront orientés autour du fil rouge « LIBRE ET CHANGE ».  Ce fil rouge est à la fois un jeu de mots sur le ‘libre échange’  (économique) et une interrogation des concepts de liberté et de  changement.
Au delà du logiciel, d’autres domaines seront aussi représentés comme les matériels libres (free hardware) et la création artistique sous licences libres (graphisme, musique, cinéma…).
Plus d’information sur le site https://2017.rmll.info

A quoi servira l’argent collecté ?

Le budget de cette édition étant conséquent (notamment dû au coût de la sécurisation des lieux)  et malgré le soutien de collectivités, nous faisons appel aux dons pour réussir cet événement et pour que celui-ci reste accessible au plus grand nombre.

Avec l’argent collecté nous mettrons tout en œuvre pour :

  • Participer au financement de la venue de conférenciers du bout du monde
  • Ajouter des sous-titres (anglais et français) aux conférences enregistrées pendant l’événement
  • Traduire les conférences importantes en langue des signes
  • Participer au financement des soirées du libre (cachet des artistes, location matériels,…)

Notre équipe

Cette édition est organisé par l’association ALOLISE qui est l’association pour la promotion des logiciels libres de la région stéphanoise et est soutenue dans cette organisation par d’autres associations de la communauté du libre.

Éditorial de mai 2017 de linuxmao.org

Éditos

En mai, fais ce qu’il te plaît !

Cet éditorial pourrait vous sembler plus court que les précédents, et c’est logique car il porte sur 2 semaines alors que d’habitude, c’est 1 mois. La raison est que nous souhaitons publier l’éditorial dans les premiers jours de chaque mois alors que les 2 derniers éditoriaux ont été publié aux alentours du 15. Le « retard » est donc rattrapé avec cet édito !

Quoi de neuf ?

Un sujet était passé dans les forums, ici, qui interrogeait sur la place faite au logiciel libre dans les programmes des candidats à la présidence. Ceci avait donné lieu à une rapide synthèse qui semble conclure que, dans les programmes des deux finalistes, le sujet n’est pas évoqué.

Dans ces mêmes forums, ces derniers mois, de nombreuses questions sont postées concernant des configurations travaillant en MIDI, gérant des périphériques connectés et des greffons de synthèse sonore voire un séquenceur pour batterie, tout ceci au sein d’une unique session ardour.
Il y a peu, le même projet aurait nécessité les lancements séparés de 4 ou 5 applications différentes et la gestion de leurs inter-connexions.
Si l’on ajoute à ces facilités des outils tels que ceux de KXStudio : cadence ou catia par exemple, je m’interroge sur la persistance de ce que nous nommions « modularité », qui caractérisait la pratique de la MAO sous linux, il y a moins de dix ans.
La tendance semble donc être à l’intégration et les distributions « clefs en main », souvent opérationnelles dès le premier démarrage, est une autre illustration de cette évolution.
Il demeure néanmoins, parmi nous, des fous de la milliseconde capables de se compiler un noyau sur mesure, de mettre de l’ordre dans leurs interruptions-système et de savoir précisément quelle incidence aura, sur leurs benchmarks, le nombre des périodes qu’ils affecteront à un échantillon.

Et ce dynamique microcosme pousse un jour ou l’autre la porte de la maison linuxmao, du zicos le plus impatient au geek le plus exigeant, sans se soucier d’encouragements officiels ou de directives administratives.
Alors en mai, comme le suggère le dicton, fais ce qu’il te plaît, pourvu que ce soit libre, rythmé, mélodique et sonore !

Depuis la parution du dernier éditorial, nous ont ainsi rejoint : Kausal/Koson, gambero, jbm, MOSY, mojokeeoper, et arcencia2a. Bienvenue à vous toutes et tous !

Musique sur linuxmao

Des compositions ayant été réalisées et présentées sur linuxmao.org depuis le dernier éditorial :

La joute n°11 vient de se terminer mais vous pourrez bientôt participer aux votes en notant et surtout en commentant les morceaux. À suivre sur ce fil où vous pouvez d’ores et déjà écouter les ouvrages réalisés par les membres de linuxmao.org : yruama, olof, r1, eazymaogeek, tenryu, zebassprophet, bluedid29, sub26nico et Samuel.

Pour consulter la musique proposée par les membres de linuxmao, rendez-vous dans la section de forum :  »2 – Vos créations‘.

Musique libre en dehors de linuxmao

87 nouveaux morceaux ont été déposé chez Dogmazic depuis la rédaction du dernier éditorial de linuxmao. Vous pouvez les écouter sur cette liste de lecture Image spécialement créée pour la publication de cet édito.

Nouvelles du monde

Comme chacun le sait, nous sommes en pleine élection présidentielle, et la place des logiciels libres dans les programmes a été discutée dans ce fil de forum.

La Linux Audio Conférence a lieu ce mois ci, du 18 au 21 mai, pour la première fois en France à l’Université Jean MONNET à St Étienne (42).
Pour prendre connaissance du programme c’est par ici Image . Pensez à vous inscrire si vous souhaitez y assister.

Nouveautés sur LinuxMao

Le nombre de visiteurs uniques du mois d’Avril 2017 se maintient dans les plus haut historiques avec 32.598. D’autre part, nous avons eu 6 nouvelles inscriptions depuis la rédaction du dernier éditorial du site c’est à dire en 13 jours.

Nouvelles pages dans la partie « portail des logiciels » de la documentation wiki : Amplitube et Reaper

Coté logiciel sur LinuxMAO

Pour voir ce qui se passe du côté du développement de ce qui touche à l’audio sous linux, rendez-vous dans la section de forum :  »7 – Développer/Traduire/Documenter/Annoncer une application‘.

Côté logiciel en dehors de LinuxMao

Depuis la publication du dernier éditorial, olinuxx, Nolwen, et sub26nico ont relevé les mises-à-jour suivantes :

  • pour ce mois-ci :
  • pour les mois précédents (mais que nous n’avions pas vu jusque là) :
    • qloud en version 1.2 en septembre 2016
    • polyphone en version 1.8 en novembre 2016

Nous avons également relevé des informations concernant lkjb-plugins Image , un éditeur de greffons pour Windows et Mac, qui vient de passer le code de ses greffons sous JUCE et sous licence libre GNU GPL v2, les sources sont disponibles ici Image . Le portage sous GNU/Linux est désormais possible pour ces greffons pour tout développeur motivé smile.

Tout utilisateur peut aider à la remontée des informations concernant les nouvelles versions en lisant le paragraphe Mettre à jour une version d’un logiciel. Allez, viens nous aider ici !

Post scriptum

Merci à olinuxx, sub26nico et allany pour l’écriture de cet édito, et on se retrouve le mois prochain pour une revue de l’actualité du mois écoulé !

Note : le billet originel se trouve ici.

Fond d’écran « Musique libre ! » et quelques autres trucs !

Parce qu’on utilise souvent ce genre d’outils pour nos besoins personnels, nos interventions ou nos représentations on vous les propose pour que vous en fassiez de même !

Attention, puisque nous sommes super gentils, on vous les file en ultra haute résolution ! (réduisez à votre convenance)

Un fond d’écran « Musique libre! »

Musiquelibre-wallpaper

Un fond d’écran « Dogmazic »

Dogmazic-wallpaper-logo

Notre logo

Logo-Dogmazic-HQ

La police de caractère est la police libre « Pacifico » sous licence GPL.

Dogmazic sur la Tour Eiffel !

On voulait vous en parler avant mais nous préférions vous révéler la surprise dès que nous avions plus d’informations. Lors de notre voyage à Paris pour rencontrer le CSPLA, ce 29 mars, nous avons pu nouer des contacts étonnant, notamment celui de la Société d’Exploitation de la Tour Eiffel (SETE).

Ils ont été très intéressés par la musique libre, d’ailleurs, un de leurs artistes qui s’occupe de toute la partie sonore des événements de la Tour Eiffel est présent sur l’archive ! (nous tairons son nom car la SETE nous a demandé de ne pas le divulguer)

Ils nous ont proposé un contrat de prestation de service comprenant la sonorisation du lieu avec de la musique libre, pour les événements suivants : la fête de la musique et le feu d’artifice du 14 juillet. Ils reviendront vers nous si d’autres événements venaient à demander de la musique libre. D’autre part, la sonorisation des lieux a été également évoquée. Le site va fournir des playlistes de musiques pour les visiteurs de la Tour.

C’est une opportunité immense pour la musique libre ! La Tour Eiffel est un des monuments les plus visités au monde et les artistes gagneront une visibilité mondiale avec tout ce que ça implique. D’autre part, ils vont sélectionner des artistes de l’archive et paieront directement des droits pour la diffusion de leurs œuvres (sans passer par la Sacem !!). Notre association profitera d’une rémunération à hauteur de 200 000€ /an pour la fourniture technique des flux musicaux.

Nos efforts continus depuis 2004 pour la promotion des artistes et des licences libres portent enfin leurs fruits !

Festival Comme Une Envie ! (MAJ)

L’association Musique Libre a été présente sur le festival « Comme une Envie » le 24 septembre 2016 !

Un stand aux couleurs de l’association a été présent et une participation au débat sur le forum, l’occasion de nous rencontrer en vrai !

Une conférence en partenariat avec Culture Portes de Gascogne dans le cadre du 3eme cycle des « Rencontres Numériques » :  » Musiques libres, téléchargement, et propriété intellectuelle : les nouveaux contours de la musique  » retransmis sur Radio Fil De l’Eau avec la participation active de Duval MC qui apportera une vision rafraîchissante sur cette problématique des droits d’auteur et de la propriété intellectuelle, SavoirsCom1, Musique Libre!

MAJ : Voici le débat enregistré lors de ce festival.
http://commeuneenvie.com/2016/10/03/table-ronde-musique-libre-telechargement-et-droit-dauteur-les-nouveaux-contours-de-la-musique/

En partenariat avec Radio Fil de l’Eau
Dans le cadre du 3eme cycle des premières Rencontres Numériques du Pays des Portes de Gascogne

Présenté par deux co-présidents de l’association Des Gens Qui Font Des Trucs, organisateurs du festival Comme Une Envie : Laurent Lefebvre et Jérémy Collot, lui-même membre du Parti Pirate Occitanie qui milite notamment pour une réforme du droit d’auteur.

Avec :

  • Aurélie Bégou, chargé de Culture Pays Portes de Gascogne,
  • Duval MC, rappeur altermondialiste marseillais,
  • Kévin et Lilial, du groupe Graines de Sel,
  • Alain Imbaud, président de l’association MusiqueLibre / Dogmazic
  • Marc Lavastrou du collectif SavoirsCom1