Archives par mot-clé : Droits d’auteur

Vous avez dit « musiques libres ?!? »

Nous étions passés un peu à côté de cette actualité, mais nous nous rattrapons ! 😉

Inciter les gens à découvrir la musique libre n’est pas forcément évident. Le meilleur moyen restant de la faire écouter, la diffusion des 11 titres de la sélection peut être une façon d’interpeller les usagers d’une bibliothèque. Mais cela n’est au final que de la musique enregistrée, que l’on a un peu habitude d’entendre un peu partout dans les différents lieux que l’on fréquente. Pour éveiller l’intérêt, rien ne remplace l’humain… que ce soit tout un chacun via une discussion chaleureuse, des individus gesticulant lors de conférences, des artistes en concert…

Pour cette édition 2017, plusieurs médiathèques ont profité de ce temps de mise en valeur de la musique libre pour proposer une rencontre live avec cette dernière :

La tournée de Ben Cozik

Au moment de sortir son premier EP, Ben Cozik ne s’est pas trop posé de question. Bibliothécaire à la médiathèque de Fougères et adepte de Ziklibrenbib et des licences de libre diffusion, il savait depuis longtemps que The Storm sortirait sous licence Creative Commons (la CC-BY-NC-SA). Et pour fêter l’événement, quoi de plus naturel que de promener sa voix chaude et sa folk gracile de médiathèque en médiathèque pendant l’élection Ziklibrenbib ?

Il sera donc sur les routes du 15 au 25 mai pour vous rencontrer :

  • 15/05 à Nantes (44) (concert privé)
  • 16/05 à la médiathèque de Saint-Georges-des-Coteaux (17) (qui avait déjà accueilli a Singer of Songs en 2015)
  • 17/05 à la médiathèque de Gradignan (33)
  • 18/05 à la médiathèque d’Aire-sur-l’Adour (40)
  • 20/05 à la médiathèque de La Seyne-sur-Mer (83)
  • 23/05 à la médiathèque de Manosque (04)
  • 24/05 à Nogent-sur-Vernisson (45) (concert privé)

Quelques liens : FacebookSoundcloudBandcamp

La tournée de l’animation « Vous avez dit musique libre ? »

Vous voulez en savoir un peu plus sur la musique libre ? Vous trouvez les conférences souvent longues et ennuyeuses ? Alors l’animation « Vous avez dit musique libre ? » est faite pour vous ! Garantie sans diaporama PowerPoint, alternant explications et reprises de chansons libres à la guitare, voilà de quoi passer une heure agréable en compagnie d’un des co-fondateurs de Ziklibrenbib 😉

Rendez-vous du 29 avril au 10 mai :

  • 29/04 à 16h à la médiathèque de Gradignan (33)
  • 02/05 à 18h à la médiathèque de Mimizan (40)
  • 03/05 à 18h à la médiathèque Mériadeck de Bordeaux (33)
  • 04/05 à 18h au Pôle Sud à Saint-Vincent-de-Tyrosse (40)
  • 05/05 à 17h30 à la médiathèque intercommunale André Labarrère de Pau (64)
  • 06/05 à 11h à la médiathèque d’Anglet (64)
  • 06/05 à 17h à la médiathèque de Tarnos (40)
  • 10/05 à 19h à la médiathèque de Broons (22)

Si elles ont lieu près de chez vous, ne manquez surtout pas ces deux animations !! 😉

De la musique libre en live dans vos médiathèques !

Festival « Comme une envie »

Festival « Comme Une Envie »
pour un moment d’échange, de partage et de loisir !

« Comme Une Envie », c’est l’association  » Des gens qui font des trucs « ; un collectif local motivé par l’envie de faire vivre le territoire.

« Comme Une Envie », c’est un projet soutenu et accompagné par des structures partenaires et des associations amies qui donnent leur temps et leurs compétences pour un moment partagé, familial, festif et citoyen.

« Comme Une Envie », c’est surtout une journée de partage, de découvertes, d’échanges, de rencontres entre amis ou en famille. Ce sont aussi des concerts, des spectacles, un bon repas à partager et des discussions ouvertes à tous.

« Comme Une Envie », c’est aussi une ouverture vers la culture numérique, vecteur de l’émancipation des populations en milieu rural, et un pas vers plus de réflexions, de débats en résonance avec les aspirations actuelles.

Et « Comme Une Envie » de permettre au plus grand nombre d’en profiter : l’accès aux animations, spectacle, concerts est libre et gratuit, seul le repas et les boissons sont payants à des prix accessibles : repas à 10€ par adulte et 5€ pour les moins de 12 ans !

Rendez-vous le 24 septembre à Touget – dans le Gers- le 24 septembre 2016 !

Et au programme cette année, sont prévus :

  • Des animations tous publics, du partage, des ateliers, des rencontres !
    • des jeux en bois,
    • du recyclage artistique,
    • une sculpture commune,
    • un mix-ado par et pour les ados,
    • des ateliers pâtisserie,
    • une install-party de logiciels libres,
    • et de nombreuses autres animations !
  • Cycle « Rencontres Numériques »
    • Une conférence en partenariat avec Culture Portes de Gascogne dans le cadre du 3eme cycle des « Rencontres Numériques » :  » Musiques libres, téléchargement, et propriété intellectuelle : les nouveaux contours de la musique  » retransmis sur Radio Fil De l’Eau avec la participation active de Duval MC qui apportera une vision rafraîchissante sur cette problématique des droits d’auteur et de la propriété intellectuelle. De nombreux autres intervenants seront annoncés par la suite ! Stay Tuned !
  • Du spectacle vivant !
    • Un spectacle de danse pour jeune public,
    • Un apéro-jam pour partager la musique,
    • Et deux concerts live !
      • « Struts »

        Subtil mélange des ingrédients qui donnent sa saveur épicée aux musiques de la Nouvelle-Orléans. Struts, c’est surtout la voix énergique et électrisant de Kamik, accompagnée de quatre musiciens qui délivrent un alliage de grooves minimalistes, de Jazz et de Funk vintage; en bref, un potion magique sonore revigorante aussi efficace pour les  oreilles que pour les pieds !
      • « DuvalMC »

        « Duval Mc est un rappeur atypique mariant allègrement l’écologie politique, l’anticolonialisme et l’humour marseillais. On peut le voir depuis dix ans dans de nombreuses salles ou à l’occasion d’événements de grande ampleur (Sommets anti-nucléaire, ZAD, contre-sommet de l’OTAN…). Auteur de deux albums auto-produits, diffusé dans des émissions telles que « Là-Bas si J’y suis » sur France Inter ou M.A.R.C.E.L sur Radio Fil de l’Eau. Il est également l’auteur de deux livres pour enfant et animateur d’ateliers et de stage de rap pour des jeunes de quartiers. »
  • Et toujours autour d’un bon repas
    • un vrai repas, bon et à prix accessible,
    • des produits frais et préparés avec amour,

Ils recherchent des financements grâce Ulule, n’hésitez pas à les soutenir !
https://fr.ulule.com/comme-une-envie/

 

Remixer Kraftwerk, faire disparaître le Louvre, miner Minecraft…

Une petite émission que nous vous soumettons ici !

L’épisode 4 de Freezone traite des actualités suivantes:

  • Evénement : En Allemagne, la Cour suprême a considéré que la reprise d’un sample du groupe Karftwerk ne constituait pas une violation du droit d’auteur, au nom de la liberté de création. En quoi ce jugement ouvre peut-être une voie pour la légalisation des pratiques de remix ?
  • A voir : L’artiste JR a installé sur la pyramide du Louvre un dispositif qui questionne la question de la propriété de l’image des bâtiments publics. Comment son geste intervient alors que la loi française s’apprête – péniblement – à instaurer une nouvelle « liberté de panorama » ?
  • Pépite libre : MineTest constitue une alternative libre à Minecraft, fleuron du jeu vidéo indépendant, passer dans les mains de Microsoft. Pourquoi est-ce important qu’une version libre de ce jeu soit disponible ?

favicon asso.libre-a-toi.org Remixer Kraftwerk, faire disparaître le Louvre, miner Minecraft, par Freezone (Libre@Toi* 11h38)

Musique Libre à l’ENS Cachan

Le 12 mars, l’association a présenté la culture libre à l’ENS Cachan.

ENS Cachan

Install party à l’ENS Cachan

Chaque année, le Cr@ns organise l’install-party de l’ ENS Cachan. C’est l’occasion de passer à GNU/LINUX en douceur ! Cette année, notre install-party a lieu le 12 mars 2016. Le programme des conférences est disponible !

Nous vous proposons d’installer GNU Linux sur les ordinateurs (ils cohabitent avec d’autres systèmes d’exploitation sans difficultés). De plus durant toute la journée, les curieux et les indécis sont invités à venir discuter avec la communauté des logiciels libres. Les « linuxiens » présents se feront un plaisir de répondre aux questions et aider les débutants dans leurs premiers pas.

 

Demerdenzizich Licence

Nous avons retrouvé une licence de diffusion pour le moins exotique, la « Demerdenzizich Licence » ! (elle rejoint les nombreuses licences répertoriées sur Dogmazic, ce qui veut dire que vous pouvez d’ors et déjà publier vos œuvres avec cette licence !)

Voici le texte intégral ici :

=========== Demerdenzizicht Licence ===========

1 : Le présent document prétend être le fruit de l'égo demesuré de son
auteur. Il a été révélé sur l'usenet, et sombrera rapidement dans
l'oubli qu'il mérite. Toute créature convaincue, à tort ou à raison de
jouir de cette qualité qu'on nomme "libre arbitre" a le droit
souverain et imprescriptible d'en faire quelqu'usage qui lui semble
bon, surtout s'il est inutile ou parfaitement trivial.

2 : Tout ce que vous croirez lire dans ce document n'est que
CONNERIES. Le seul usage pour lequel l'auteur l'a écrit est de donner
et se donner un peu de bon temps. S'il se trouve sur ton disque ou ton
écran, c'est sans doute de par ta volonté, et grand bien te fasse : tu
as ma bénédiction.

3 : Bien que quelques fâcheux trouveront des similitudes troublantes
entre les personnages et les faits décrits dans ce document, l'auteur
prétend avec la plus constante hypocrisie que tel n'est pas le cas et
que ce document, ainsi que sa license d'utilisation, relèvent de la
dénomination de PA-RO-DIE.

4 : Vous avez le droit de vous faire insulter par vos relations en
republiant ce message à tort et à travers par tous moyens et sous
toutes formes matérielles et immatérielles, présentes, passées et à
venir, ainsi que par tous les moyens que même l'auteur ne peut
imaginer, ainsi que de le modifier ou de prétendre que vous en êtes
l'auteur si ça vous chauffe.

5 : Vas en paix, sois libre, et baisse un peu la 'zique, ya le voisin
qu'a des chaleurs.

Tiré de : http://la.buvette.org/fmbl/Demerdenzizicht-Licence.txt

😉 tth

Les Dossiers de l’Ecran : Copyright or Copyleft ?

Nous creuserons les enjeux du copyright et de la propriété intellectuelle, avec un documentaire magistral pour notre réflexion sur le droit d’auteur et les enjeux qui l’accompagnent.

Le mardi 9 Juin à 19h00, Espace-ALTNET
« Good Copy Bad Copy » (59 min)
réalisé par Andreas Johnsen, Ralf Christensen et Henrik Moltke. »

Ce documentaire sorti en 2007 montre les enjeux du copyright et de la propriété intellectuelle. Good Copy Bad Copy prend la température du droit d’auteur et de la culture tout autour de la planète. Il aborde les relations parfois tumultueuses entre le droit d’auteur et la culture sur plusieurs points du globe. Bienvenue dans un tour du monde entre copyright et piratage en Russie, au Brésil, aux Etats-Unis, au Nigéria ou encore la Suède.

Présentation d’Alain Imbaud, association Musique Libre, portail Dogmazic

Espace-ALTNET, 7 place Chazette, 69001 Lyon
Entrée libre, adhésion à prix libre … bref vous êtes parfaitement libre et nous sommes là pour vous le faire savoir (buvette disponible durant l’événement, public croissant, grande convivialité, welcome!)

19 mai Dossiers de l’Écran : Musique Libre

Rencontre avec Alain IMBAUD aka Aisyk, président de l’Association Musique Libre ! (Soirée en deux parties)

LE MARDI 19 MAI à 19h30 dans l’Espace ALTNET

1ère partie: projection d’une conférence de Lawrence Lessig.
Nous découvrirons son plaidoyer pour la résurrection de notre culture de la créativité.

Lawrence Lessig est un juriste américain de notoriété internationale et professeur de droit à l’Université Harvard où il a fondé le Center for Internet and Society. Il est également fondateur et président du conseil d’administration de l’organisation Creative Commons. Il est l’une des voix les plus écoutées dans les débats sur les questions du droit d’auteur et un défenseur réputé de la liberté de création et d’expression sur Internet.

2ème partie: Dogmazic, le retour !
Après 2 ans et demi de blackout, le site Dogmazic revient en ligne.
Dogmazic contient environ 50 000 titres sous licence libre ou de libre diffusion, émanant de presque 5000 groupes.

Nous présenterons ce nouveau site et parlerons de la musique libre en général. L’association a eu 10 ans l’année dernière, et cet anniversaire a été l’occasion de mettre en lumière nos actions et les avancées pour la musique libre.

Entrée libre, adhésion libre à prix libre. Vous êtes bienvenus!

Espace ALTNET

7, place Louis Chazette, Lyon 69001

DE_ML

Le streaming ! L’eldorado promis n’a pas lieu.

Dans cet article du Point, l’ADAMI s’insurge contre les rémunérations du streaming.

Sur un abonnement standard de 9,99 euros par mois, les artistes ne touchent que 0,46 euro alors que 6,54 euros vont aux « intermédiaires ».

infographie streaming
Et une infographie vaut mieux qu’un discours…

Le streaming ! L’eldorado promis (pour les artistes) n’a pas lieu.

Le milieu de la musique est un monde à part. Je crois que je n’ai jamais autant vu d’intermédiaires entre un artiste et son public, et tous, bien évidemment veulent en vivre. Si Mano Solo définissait son métier comme un petit artisan chef de sa PME qui faisait vivre plein de gens autour de lui, et dénonçait à la fois les pratiques des Majors et le téléchargement, force est de constater que les intermédiaires se sont multipliés avec Internet.

Entre les agrégateurs de contenus, les sites de streaming, de vente de morceaux… ce sont tout autant d’intermédiaires en sus des plus anciens à rémunérer, quand ils ne se font pas racheter par des Majors. Le travail d’un petit label se résume parfois à de longues listes de lignes de données à traiter pour savoir quelles stratégies adopter avec les additions des 0,0001 centimes reversés à untel ou à d’autres.

Et aux États Unis on s’interroge toujours sur le poids du streaming…

Mais quand on voit que Taylor Swift, n°1 du top albums 2014 aux Etats-Unis, décide de retirer ses titres de Spotify, on se fait du souci pour la viabilité du modèle économique. Le label de la chanteuse dit qu’elle a gagné environ 500.000 dollars en un an grâce à Spotify aux Etats-Unis.

Sur une plateforme moins puissante, Pandora, Pharrell Williams a gagné 2700 dollars en royalties pour 43 millions de streams de Happy, en trois mois. On peut imaginer les clopinettes que cela représente pour un petit artiste. Grosso modo, il faut environ 1500 streams pour gagner l’équivalent d’une vente d’album.

Portishead avec 34 millions de streams… c’est 2500$ par an

Si aux États Unis le poids du streaming ou « musique en continu » (ici dans un article canadien) est devenu si important qu’il a dépassé les revenus du disque.

Les récents articles sur le streaming sont très démonstratifs. Ce sont des chiffres américains (à la hauteur d’un marché important), imaginez ce que c’est pour les artistes français avec une Sacem qui les ponctionne encore plus au profit d’un système pyramidal !

En France, avec les revenus du streaming, on parle aussi de celui des abonnements…

Mr Mo du Label Jarring Effect :

A propos des 0,46 € perçus par l’artiste, cela ne veut pas dire grand chose, car ce que vous écoutez n’est pas directement rémunéré par votre abonnement. Votre abonnement fait parti d’un pot commun, on additionne les revenus puis on divise par le nombre d’écoutes, donc en fonction de la part de marché. Votre abonnement peut rémunérer Universal tout en écoutant des productions de petits indépendants… Pour un streaming d’avenir, équitable, et rémunérateur, je vous renvois sur 1D touch, dont la nouvelle version arrive dans quelques semaines. Un écosystème original et innovant. Une présentation d’une autre répartition : le modèle centré sur la consommation par utilisateur, qui consiste à répartir le montant généré par l’abonnement d’un utilisateur en fonction de son nombre d’écoutes mensuelles et des artistes qu’il a écoutés Jour4_KeynoteQ&A !

On le voit bien ici, à part des initiatives alternatives, le streaming ne rémunère pas les artistes, il rémunère, surtout, les intermédiaires. Des alternatives existent, notamment en France avec CD1D, plate-forme subventionnée par les collectivités territoriales (Régions notamment). Cela montre que l’éco-système musical n’est viable pour des artistes ayant peu de visibilité que s’il est subventionné, que si l’État (ou les collectivités) participe à la diversité culturelle.

La question pour les artistes est bien de travailler avec ses intermédiaires, et d’en limiter au plus possible leur nombre.

Les plate-formes de streaming ne sont rien sans les artistes qui composent l’attractivité de leur offre. Mais au vu des sommes que rapportent le streaming aux artistes, de l’immensité des catalogues (on parle de 35 millions de titres) et de cette démesure entre revenus et quantité, de nouvelles formes de revenus semblent non seulement résister (concerts), mais avoir plutôt tendance à se développer (vinyle). Ne serai-ce pas au final par là qu’il faudrait aller ? Vers une plus grande interaction entre les publics et les artistes ? Les licences libres ne permettraient pas ceci au final ?