Chronique – Old Songs

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Plus d’un mois sans chronique, je sais c’est impardonnable, mais que voulez-vous la vie prend parfois le dessus… Pour reprendre je vous propose encore une bonne dose de favoritisme, puisque nous allons parler aujourd’hui de l’Album Old Songs de Still Living Creature. Si je parle de favoritisme c’est bien car Shangri-L (l’auteur-compositeur derrière SLC) est l’un des bénévoles de Musique Libre ! les plus actifs. Pour autant cette chronique n’est pas immérité au vue de la qualité des compos de cet album.

Old Songs est le premier album de Still Living Creature, sortie initialement en 2007. C’est un album d’électro pêchu composé de 12 titres.

On commence avec « Midnight Adventures » et immédiatement les bases sont posées : une rythmique bien en place, un développement efficace, les sons rappellent les années 90, bref ça sent la pop music à fond !

« Abstinence » à une intro un peu moins accessible, pourtant assez vite là encore le morceau décolle et devient vraiment dansant. Le feeling général m’a rappeler certaines instrus présentes chez Jamiroquai.

Sur « Argentina », on est plus proche d’un morceau issue d’une ost de jeux vidéo. On se rapproche des années 80, notamment à cause de la ligne de basse.

« Clouds Of Rebellion » est l’un de mes favoris, le tempo est relevé, le clavier est classique mais ultra efficace. C’est un morceau qui aurait tout à fait pu se retrouver dans la bo d’un Hotline Miami. Il préfigure le son 80’s qui reviendra à la mode dés 2008-2009.

« Too Stoned » est le titre groovy par excellence, le groove s’installe jusqu’à l’arrivé d’un synthé à la ligne hallucinée (à 1,35) ajoutant ce qu’il faut de flottement pour  que l’on soit nous-même too stoned, et le morceau continue et en rajoute pour notre plus grand plaisir. Quatre minutes de bonne vibes !

« The Virus Vault » est un morceau plus cérébral en témoigne sa ligne de percu pleine de contre-temps. Il s’en dégage un fort coté cyberpunk, mélancolique, avec des synthés plaintif et fantomatiques. Moins accessible mais très bon.

Dés les premières secondes de « The Fifth » on est repartie du coté groove, mais le tempo lent et la présence de synthés assez lourd donnent un rendu moins fun et plus descriptif. Là aussi j’ai pensé à une ost de jeux vidéo, celle Street Of Rage pour être exact.

Même chose pour « The Bright Eye Of A Cola Can », grâce auquel on traîne dans les rues, circulant comme des zombies entre les réverbères qui grésillent, les junkies, les prostitués et les chiens errants…

Si « Synchrotron » a une intro qu’on peut qualifier d’étrange, le reste du morceau l’est plus encore. C’est un improbable amalgame de bips systèmes, de claviers sautillants et de guitares rocks.  C’est un morceau qui constitue un genre de melting pot pop, qui passé son coté un peu répétitif fait revenir efficacement le fun dans l’album.

Le fun n’est que de courte durée puisqu’avec « Risky Business » on revient à un morceau plus contemplatif et descriptif. Si la distorsion qui ouvre le titre ne vous fait pas fuir, vous y découvrirez quelques claviers bon enfants, relativisant un peu la lourdeur générale.

« No Tobacco » commence hyper bien, mais c’est pour moi le morceau le moins  aboutie de l’album. Je m’explique :  les éléments semblent se combattre les uns les autres. La basse funky et la rythmique sautillante s’opposent à divers synthés plombants l’ambiance, ceci jusqu’à l’arriver d’une nouvelle ligne plus joyeuse, finissant elle-même enfouie sous une tonne de sons. Si l’amalgame de « Synchrotron » marche indéniablement, celui-ci a un peu trop tendance à finir en soupe. A vous de voir si elle est à votre goût.

On finit sur « New Playground », presque une fable enfantine, il n’y manque qu’une chanteuse à la voix éthérée pour être totalement bankable. Le titre est agréable, pas compliquer, et sympathique. Un peu court mais il termine plutôt bien l’album à mon sens.

Arrivé à la fin de ses douze titres, je ne peux que trouver cet album excellent. Il est a noté que c’est sans doute l’album le plus accessible de la discographie de Still Living Creature. Coté composition, c’est assez systématique, par exemple les fade out en guise de fins,  mais l’originalité à ce niveau n’était clairement pas l’objectif. Pour moi c’est aussi un album assez précurseur, autant qu’une assez bonne synthèse des années 80-90. Le  son globale pourrait mériter un remastering voire un remixage complet, ce Old Songs serait ainsi totalement aux hauteurs des prods actuels.

Cream Road Record

Lien Dogmazic

Negative Voice – Cold Redrafted

Un netlabel de metal du Saskach… Saskatech… Saskatchewan… non en fait le groupe vient de… Saskatoon, Saskatchewan… mais le netlabel de Moscou ! Hypnotic Dirge Records !

Du métal, black, death voire un poil atmosphérique…

Éditorial de juin 2018 de linuxmao.org

Éditos

Puisque nous évoquions, le mois dernier, des faits vieux de 50 ans, je me suis souvenu que le Sgt. Pepper des Beatles datait de cette même décade. Plus précisément, de juin 1967.

Petits veinards que nous sommes, rassasiés de pistes audio-numériques, pilotant en MIDI des échantillons d’orchestres entiers du bout du doigt, gavés de plugins, souvenons-nous…

En ces temps analogiques, l’équipe technique de l’album inventait un système de synchronisation électro-magnétique permettant de faire travailler deux magnétophones à 4 pistes simultanément. Les reports de pistes à piste (3 sur une, puis 2 sur une, etc…) permettaient, au final, d’atteindre 16 pistes virtuelles à mixer, sans trop pâtir de la multiplication des souffles, engendrés par chaque défilement de la bande magnétique sur sa tête de lecture en ferrite. L’orchestre symphonique (musiciens de chair et d’os, micros, perches et câbles enchevêtrés) qui participe à l’album a, bien sûr, bénéficié de cette trouvaille qui initialisa, historiquement, la folle surenchère du nombre des pistes des studios, jusqu’à l’avènement du numérique.
Quand aux plugins, il s’agissait d’armoires bourrées d’électronique, traversées de câbles, éclairant de tous leurs vu-mètres la pénombre des cabines, irradiant une douce chaleur au parfum électrique, si caractéristique des préamplis, consoles et autres compresseurs à lampes.
En l’absence d’un jackd, l’ensemble s’interconnectait au moyen de faisceaux de câbles multi-paires, du diamètre d’un biceps de roadie.

Oui, nous sommes sacrément gâtés…

Quoi de neuf ?

Depuis la parution du dernier éditorial, nous ont rejoint : Ouessant, naturel, tastybud, biksi87, Desdinova, Flipper3731, Surnaturel94, Aurore, jeandupont, ilanutsuro, olidoc, Nico34160, smoky, Vajrakilaya, passager_sur_terre, Raoul, Fante, tler, Bronsted, kassoulet, freddicietmaintenant, mon bureau linux, boba, Kasukio, pain_de_mie, ocery1975 et mathieu.3.
Bienvenue à vous toutes et tous !

Musique sur LinuxMAO

Musique libre en dehors de LinuxMAO

Liste de lecture des nouveautés pour le mois de Mai 2018 chez les copains de Dogmazic Image .

Nouvelles du monde

La Linux Audio Conférence, qui aura lieu du 07 au 10 Juin 2018 à Berlin, a maintenant son programme complet,
et cherche encore quelques bénévoles pour l’organisation. Tous les renseignements sont disponibles sur le site de la LAC 2018.

Nouveautés sur LinuxMAO

Des chiffres :

Le nombre de visiteurs uniques du mois de mai 2018 est de 31185. linuxmao.org c’est, à ce jour, 5986 utilisateurs inscrits, 2311 « pages de documentation », plus de 86000 messages dans les « forums », et autres fioritures.

D’autre part, nous avons eu 27 nouvelles inscriptions depuis la rédaction du dernier éditorial du site c’est à dire en 31 jours.

Nouvelles pages :

Coté logiciel sur LinuxMAO

Côté logiciel en dehors de LinuxMAO

Depuis la publication du dernier éditorial, olinuxx, balthazar, sub26nico et r1 ont relevé les mises-à-jour suivantes :

Post scriptum

Merci à allany, olinuxx, r1 et sub26nico pour l’écriture de cet édito, et on se retrouve le mois prochain pour une revue de l’actualité du mois écoulé !